-
Première visite en Chine depuis dix ans de la cheffe de l'opposition taïwanaise
-
Italie: Naples déborde l'AC Milan et revient à sept points de l'Inter
-
La double opération américaine pour sauver les aviateurs éjectés dans les montagnes iraniennes
-
Wall Street termine en hausse, espère une trêve entre Washington et Téhéran
-
Trump menace l'Iran de destruction totale
-
En Argentine, le président chilien Kast veut intensifier les liens avec Milei
-
Iran: Trump rejette une trêve mais parle d'étape "très significative"
-
Tour du Pays basque: Paul Seixas écrase le chrono inaugural, son premier succès en World Tour
-
Iran: Trump parle d'une proposition "très importante" de cessez-le-feu
-
Argentine: le président chilien Kast reçu par Milei pour son premier déplacement à l'étranger
-
Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien
-
Iran: l'énergie frappée au coeur, l'espoir d'une trêve s'éloigne
-
Judo: Clarisse Agbégnénou confirme sa retraite après les JO-2028
-
EasyJet: appel à la grève peu suivi, trois annulations de vols en France selon la direction
-
Tennis: battu au 1er tour, Wawrinka dit adieu à Monte-Carlo
-
Russie: l'ex-gouverneur de Koursk condamné à 14 ans de prison pour corruption
-
En Allemagne, le loup qui a mordu une femme a été relâché dans la nature
-
Wall Street ouvre en petite hausse, les yeux rivés sur le Moyen-Orient
-
Peter Magyar, du sérail au rôle d'opposant de Viktor Orban
-
Viktor Orban, un modèle pour les dirigeants illibéraux
-
Wall Street ouvre sans grand entrain, les yeux rivés sur le Moyen-Orient
-
Des complexes pétrochimiques touchés par plusieurs frappes en Iran
-
Regrets de Séoul sur l'envoi drones en Corée du Nord: une "sage décision", dit la soeur de Kim
-
"Patrimoine majeur" ou passoire énergétique : la rénovation de l'immeuble Mouchotte à Paris divise
-
Israël: 4 morts dans la frappe iranienne de dimanche à Haïfa, nouvelles salves vers le centre
-
Ce qu'il faut savoir du survol à venir de la Lune par les astronautes d'Artémis
-
AirAsia monte ses prix et réduit ses liaisons pour amortir l'effet de la guerre au Moyen-Orient
-
Guerre au Moyen-orient: la crise de l'énergie assombrit les nuits du Caire
-
Boutcha : quand les meurtriers russes sont arrivés...
-
Fraude aux aides agricoles en Grèce: Mitsotakis demande au parquet européen d'agir "sans délai"
-
Vietnam: le Parlement se réunit pour entériner les nouveaux dirigeants de l'Etat
-
L'Iran, État terroriste sans droit d'exister
-
NBA: Doncic et Reaves blessés, la fin de saison des Lakers vire au cauchemar
-
L'Iran sous la pression de Trump, le chef des Renseignements des Gardiens de la Révolution tué
-
Le pétrole s'installe autour de 110 dollars, suspendu à la guerre au Moyen-Orient
-
Affaire Dati-Complément d'enquête: le député Patrier-Leitus conclut à la "bonne foi" des deux
-
Ukraine: au moins 3 morts, dont un enfant, dans des frappes russes sur Odessa
-
Économiser de l'énergie au quotidien ou pure escroquerie ?
-
Un nouveau pétrolier appartenant à une compagnie japonaise a franchi le détroit d'Ormuz
-
Pénurie de dermatologues: un cabinet itinérant au chevet des déserts médicaux
-
NBA: Curry fait le show pour son retour, Flagg enfonce les Lakers
-
Israël: deux morts dans la destruction d'un immeuble à Haïfa par un missile iranien
-
Israël: un immeuble détruit à Haïfa par un missile iranien
-
Dans les procès collectifs du Salvador, des "innocents jugés avec les criminels"
-
Jour J pour les astronautes d'Artémis, qui vont voler autour de la Lune
-
Le chausseur Minelli de nouveau en redressement judiciaire
-
Trump insulte l'Iran après le sauvetage d'un aviateur américain
-
Italie: l'Inter, porté par sa "ThuLa", surclasse l'AS Rome et entrevoit le titre
-
L1: Monaco ne s'arrête plus, l'OM n'y arrive plus
-
Ligue 1: Monaco domine Marseille, Lyon toujours maussade
1.327 jours: le désespoir des familles d'employés de l'OSCE détenus en Russie
Margaryta Chabanova a fait le voyage de Kiev à Vienne pour rappeler aux 57 Etats participants de l'OSCE réunis en Conseil ministériel jeudi et vendredi que trois employés, dont son mari, sont détenus depuis trois ans et sept mois en Russie.
Avec ses collègues Maksim Petrov et Vadym Golda, Dmitri Chabanov, 38 ans aujourd'hui, a été arrêté dans les territoires ukrainiens occupés le 15 avril 2022, après le début de l'invasion russe.
Il a été condamné à 13 ans de détention en septembre de la même année et a été transféré en mars 2025 vers la Sibérie.
L'organisation internationale pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), pour laquelle il oeuvrait, a été formée en 1975 dans le but de favoriser le dialogue Est-Ouest.
Elle regroupe toujours à Vienne l'Europe, la Turquie, les anciennes Républiques de l'espace soviétique, la Mongolie, les États-Unis comme le Canada et tient son 32e Conseil cette semaine.
Les employés arrêtés faisaient partie d'une mission d'observation déployée dans l'est de l'Ukraine en 2014 après des accords ayant permis de réduire l'intensité des affrontements qui avaient éclaté cette année-là entre les séparatistes soutenus par Moscou et les forces de Kiev.
Les équipes ont quitté en catastrophe les deux régions séparatistes de Donetsk et de Lougansk dans la foulée du déclenchement de l'offensive russe en Ukraine en février 2022.
Puis la Russie a bloqué le renouvellement du déploiement.
- "Message glaçant" -
"L'attente, ne pas savoir, l'espoir sans fin se transforment en silencieux désespoir", explique à l'AFP Margaryta Chabanova, 36 ans.
Son avocate, Eugenia Kapalkina, 40 ans, qui représente aussi les proches de M. Petrov, a fait le voyage avec elle jusqu'à la capitale autrichienne. Elle estime que cette détention prolongée "envoie un message glaçant".
"Ceux qui travaillent sous mandat officiel ne sont plus protégés", dit-elle. "C'est un "précédent dangereux".
Cela rend "impossible tout contrôle crédible dans les zones de conflit ou les territoires occupés" et "établit une pratique selon laquelle un État peut utiliser le personnel d'une organisation internationale comme un outil de coercition politique".
Selon elle, Moscou avait "une obligation claire" de protéger le personnel de l'OSCE.
Or aujourd'hui, la situation est devenue kafkaïenne.
Car les trois hommes sont des Ukrainiens. Mais comme MM. Chabanov et Petrov étaient enregistrés dans le territoire occupé, ils ont été automatiquement reconnus citoyens de la République populaire de Lougansk.
Maksim Petrov, 45 ans aujourd'hui, qui servait d'interprète, a été condamné à la même peine que Dmitri Chabanov, assistant de sécurité, pour "haute trahison".
A huis clos, ils ont été reconnus coupables d'avoir transmis des informations à des services de renseignement étranger.
Quant à Vadym Golda, né en 1967 et lui aussi assistant de sécurité, il a écopé de 14 ans d'emprisonnement pour espionnage visant des installations industrielles qui auraient ensuite été frappées par des missiles.
L'OSCE avait dénoncé des "pseudo-procédures" judiciaires et des accusations "montées de toute pièce".
- "Affaire close" -
A l'heure actuelle, la Russie campe fermement sur ses positions.
Vassili Nebenzia, son représentant au Conseil de sécurité de l'ONU, a affirmé en avril 2024 que "certains des membres" de la mission de l'OSCE en Ukraine ont été "impliqués dans la collecte et la transmission de données de renseignement à Kiev".
"Ils ont fait face à la justice russe pour des accusations criminelles graves" et "cette affaire est close", a-t-il tranché.
Jeudi, le ministère russe des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu à la demande de commentaire de l'AFP.
Au vu de la situation de blocage, Egor Golda, le fils de Vadym Golda, estime auprès de l'AFP que "l'Ukraine, l'Occident et l'OSCE doivent tous contribuer à sa libération ou à ce qu'il soit échangé", quitte à devoir "négocier avec la Russie".
Maksim Petrov aurait récemment été pris en charge dans la région de Tcheliabinsk, en Sibérie occidentale, par un hôpital traitant la tuberculose, ce qui inquiète son entourage.
Une action "urgente et décisive est requise", réclame Mme Kapalkina, selon qui la liberté de ces trois hommes doit devenir un "préalable" à "tout cessez-le-feu et accord de paix".
Sous couvert de l'anonymat, un employé de l'OSCE estime "qu'au bout de plus de 1.300 jours, quelle que soit l'action entreprise par l'organisation", le fait est que "des collègues de l'OSCE demeurent illégalement détenus".
Interrogée par l'AFP, une porte-parole a assuré que leur libération "a été et reste une priorité absolue".
"Nous travaillons sans relâche pour qu'ils puissent retrouver leurs proches dès que possible et nous restons en contact étroit avec leurs familles, qui ont déjà enduré bien trop et méritent d'être réunies sans délai".
C.Cassis--PC