-
AirAsia monte ses prix et réduit ses liaisons pour amortir l'effet de la guerre au Moyen-Orient
-
Guerre au Moyen-orient: la crise de l'énergie assombrit les nuits du Caire
-
Boutcha : quand les meurtriers russes sont arrivés...
-
Fraude aux aides agricoles en Grèce: Mitsotakis demande au parquet européen d'agir "sans délai"
-
Vietnam: le Parlement se réunit pour entériner les nouveaux dirigeants de l'Etat
-
L'Iran, État terroriste sans droit d'exister
-
NBA: Doncic et Reaves blessés, la fin de saison des Lakers vire au cauchemar
-
L'Iran sous la pression de Trump, le chef des Renseignements des Gardiens de la Révolution tué
-
Le pétrole s'installe autour de 110 dollars, suspendu à la guerre au Moyen-Orient
-
Affaire Dati-Complément d'enquête: le député Patrier-Leitus conclut à la "bonne foi" des deux
-
Ukraine: au moins 3 morts, dont un enfant, dans des frappes russes sur Odessa
-
Économiser de l'énergie au quotidien ou pure escroquerie ?
-
Un nouveau pétrolier appartenant à une compagnie japonaise a franchi le détroit d'Ormuz
-
Pénurie de dermatologues: un cabinet itinérant au chevet des déserts médicaux
-
NBA: Curry fait le show pour son retour, Flagg enfonce les Lakers
-
Israël: deux morts dans la destruction d'un immeuble à Haïfa par un missile iranien
-
Israël: un immeuble détruit à Haïfa par un missile iranien
-
Dans les procès collectifs du Salvador, des "innocents jugés avec les criminels"
-
Jour J pour les astronautes d'Artémis, qui vont voler autour de la Lune
-
Le chausseur Minelli de nouveau en redressement judiciaire
-
Trump insulte l'Iran après le sauvetage d'un aviateur américain
-
Italie: l'Inter, porté par sa "ThuLa", surclasse l'AS Rome et entrevoit le titre
-
L1: Monaco ne s'arrête plus, l'OM n'y arrive plus
-
Ligue 1: Monaco domine Marseille, Lyon toujours maussade
-
Rugby: Toulouse convoqué le 26 mai devant une commission de discipline pour "dépassement" du salary cap
-
Trump profère des injures contre l'Iran après le sauvetage d'un aviateur américain
-
NBA: Stephen Curry (Warriors) de retour après deux mois d'absence
-
Tour des Flandres: Pogacar seul au Ronde
-
Champions Cup: l'UBB balaye Leicester et rejoint Toulouse en quarts
-
Zelensky rencontre le président syrien à Damas
-
Trump se fend d'un message injurieux sur l'Iran à Pâques et s'attire des critiques
-
Liban: frappe israélienne à proximité du principal hôpital de Beyrouth
-
Ce que l'on sait de l'opération de sauvetage d'un aviateur américain en Iran
-
Cyclisme: Tadej Pogacar remporte en solitaire son troisième Tour des Flandres
-
Au Japon, une parade de pénis géants célèbre la fertilité
-
La famille royale britannique se montre unie à une messe de Pâques
-
Israël poursuit ses frappes, paralyse le principal passage entre le Liban et la Syrie
-
Les Américains annoncent avoir récupéré leur aviateur abattu en Iran
-
Pâques: le pape appelle "ceux qui ont le pouvoir de déclencher les guerres" à "choisir la paix"
-
A Jérusalem, la célébration de Pâques perturbée par la guerre
-
Face aux médias classiques jugés trop sceptiques, la Silicon Valley bâtit sa propre bulle
-
"Un outil magique": comment les astronautes d'Artémis se serviront de leurs yeux pour étudier la Lune
-
Le fish and chips, symbole britannique, fragilisé par la guerre
-
Lentilles, insuline... la logistique pharmaceutique fait face aux crises
-
C'est toujours beau la vie pour Isabelle Aubret, de retour sur scène
-
En route pour la Lune, les astronautes d'Artémis en entrevoient déjà la face cachée
-
Snober ou pas les filles de l'ex-prince Andrew? Un casse-tête royal
-
L'IA au coeur de la guerre en Iran: cinq choses à savoir sur le "Project Maven" du Pentagone
-
Tour des Flandres: Pogacar-Van der Poel, duel ou KO ?
-
Le deuxième pilote américain secouru en Iran
"C'est trop violent": à Minneapolis, les regrets des Latinos qui ont voté Trump
Lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis, Edgar Hernandez a comme beaucoup de Latino-Américains voté pour Donald Trump. Mais face à la brutalité de sa politique migratoire à Minneapolis, où deux Américains sont morts en janvier, il éprouve des remords.
"Je ne suis pas d'accord avec ce qui se passe, c'est trop violent", confie à l'AFP ce pasteur protestant, élément de la vague latino qui a permis au milliardaire républicain de reconquérir la Maison Blanche il y a un an.
Les opérations coup de poing menées en pleine rue dans cette métropole démocrate du Midwest par des milliers de policiers fédéraux ont vidé son église.
Depuis deux mois, seul un quart de ses fidèles ose venir au service du dimanche. Les autres, des travailleurs sans-papiers, se terrent chez eux.
"Tous les Hispaniques sont d'accord pour dire que si une personne est ici illégalement et commet des délits, des vols, des meurtres, elle doit être arrêtée et expulsée", estime-t-il. "Mais je ne suis pas d'accord avec le fait d'expulser des personnes qui sont ici par nécessité et qui n'ont rien fait."
A 45 ans, cet Américain d'origine mexicaine se désole face à l'offre politique américaine, qui lui donne l'impression de devoir choisir entre "l'extrême droite ou l'extrême gauche".
En 2024, soutenir la démocrate Kamala Harris était impossible pour ce religieux, qui se désole face à la "décadence morale et spirituelle" d'une gauche défendant l'avortement et les lectures d'histoires aux enfants par des drag queens.
- Bourbier politique -
L'homme de foi reste critique des ex-présidents démocrates Joe Biden, incapable d'endiguer l'inflation, et Barack Obama, "l'expulseur en chef" ayant mis dehors des millions d'immigrés malgré ses discours d'espoir.
Alors, il a cru Donald Trump lorsque le milliardaire républicain a juré vouloir expulser les "criminels".
Le coup de filet indiscriminé actuel inclut toutefois les travailleurs sans-papiers sans antécédents judiciaires, les demandeurs d'asile et les enfants. De quoi choquer Sergio Amezcua, un autre pasteur ayant soutenu Trump.
"Je n'ai pas voté pour ça", soupire le Mexicano-Américain de 46 ans, scandalisé par les "contrôles au faciès" menés à Minneapolis.
En 2024, Donald Trump a obtenu le soutien de presque la moitié des électeurs latinos (48%), selon le Pew Research Center.
Un changement majeur dans cet électorat historiquement pro-démocrate, qui ne lui avait accordé que 36% de ses voix en 2020.
Mais à l'approche des élections de mi-mandat en novembre, Minneapolis risque de devenir un bourbier politique pour le président américain.
En janvier, les forces chargées de la lutte contre l'immigration ont été filmées en train d'abattre Renee Good et Alex Pretti, une mère de famille et un infirmier qui contestaient leur action.
Ils ont aussi embarqué Liam Conejo Ramos, un petit Equatorien de cinq ans dont le cas a suscité l'indignation.
"Ce n'est pas le genre d'images qui s'effacent facilement", estime David Schultz, professeur de sciences politiques à l'université Hamline, tout en soulignant que bien d'autres facteurs encore imprévisibles influenceront le scrutin de novembre.
- "Ca va beaucoup trop loin" -
Les sondages actuels montrent que "de nombreux électeurs indécis, y compris les Latinos, qui s'étaient tournés vers Trump en 2024, s'éloignent désormais de lui sur toute une série de questions, et pas seulement sur les opérations de l'ICE", poursuit-il.
Face à la violence à Minneapolis, "on ne peut que penser que cela érode davantage le soutien" en faveur des républicains, résume-t-il.
Certains membres du parti craignent désormais ouvertement les répercussions nationales de l'opération menée dans le Minnesota. Comme Ileana Garcia, la co-fondatrice du mouvement "Latinas for Trump".
Le président "va perdre les élections de mi-mandat à cause de Stephen Miller", son conseiller qui a fixé des quotas d'arrestations journalières à la police de l'immigration, a récemment confié au New York Times cette parlementaire locale de Floride.
A Minneapolis, Feliza trouve que "ça va beaucoup trop loin".
Cette fervente chrétienne de 42 ans, dont le grand-père était Mexicain, ne souhaite pas donner son nom complet, car elle aide de nombreux sans-papiers.
Lors des trois dernières présidentielles, ses convictions anti-avortement l'avaient poussée à soutenir Donald Trump.
Mais depuis qu'elle est aux premières loges des méthodes de la police de l'immigration, elle souhaiterait "n'avoir jamais voté pour lui".
F.Ferraz--PC