-
En Méditerranée, protéger les herbiers de posidonie menacés par les ancres de bateaux
-
Cheval de course : la possibilité "d'acheter une patte" sans être millionnaire
-
Le TROJAN : une protection spéciale pour une période politique plus périlleuse
-
Euro de natation: après le relais, Marchand lance sa quête individuelle face à son ami Kos
-
Euro d'athlétisme: Werro, Hodgkinson, Broeders-Bol... Explication finale sur 800 m
-
Tennis: Swiatek bat Rybakina et remporte le WTA 1000 de Toronto
-
Ben Shelton remporte le Masters 1000 de Montréal pour la deuxième fois consécutive
-
Trump impose des droits de douane sur les drones pour soutenir l'industrie américaine
-
Japon: quatre morts lors de pluies "sans précédent" près de Tokyo
-
Washington menace l'Iran d'un isolement "jamais vu", loin des promesses d'accord sur Ormuz
-
Législative partielle en Angleterre: Farage revendique la victoire, dépouillement inachevé
-
Séisme en Colombie: l'espoir de trouver des survivants faiblit, la détresse reste intacte
-
Le long déploiement d'un porte-avions américain nourrit les inquiétudes pour ses marins
-
Nouvel incendie dans les Landes, 600 hectares parcourus, 500 évacuations
-
Pérou : état d'urgence face au rique de sécheresse lié à El Niño
-
Canicule: énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive
-
"Un rêve qui se réalise": des sinistrés retrouvent leur animal de compagnie après le séisme en Colombie
-
Euro d'athlétisme: la Française Marie-Julie Bonnin médaillée de bronze à la perche
-
Euro d'athlétisme: la Française Alice Finot médaillée d'argent du 3.000 m steeple
-
Wall Street termine en hausse, à nouveau portée par l'inflation américaine
-
Florent Manaudou, légende de la natation française, met fin à sa carrière
-
Pas-de-Calais: les incendies toujours pas fixés, trois pompiers légèrement blessés
-
Colombie : trois jours après le séisme, le sentiment d'"impuissance" grandit
-
Grèce: incendie près de Thessalonique, des centaines de touristes évacués
-
Présidentielle en Zambie: le sortant "HH" attend le verdict des urnes sur son bilan économique
-
Cuba: Raul Castro réapparaît en public lors d'un hommage à son frère Fidel
-
Euro de natation: la Française Moluh en argent sur 50 m dos, record du monde pour l'Italienne Curtis
-
La Bourse de Paris sur la voie du repli après les records
-
Euro de natation: Maxime Grousset médaillé d'argent sur 100 m papillon
-
Face à l'assèchement de ses cours d'eau, l'Allemagne divisée entre ingénierie et respect de la nature
-
L'ex-Premier ministre Deuba, soupçonné de corruption, de retour au Népal
-
Grèce: nouvel incendie près de Thessalonique, des touristes évacués
-
Canicule : 80 départements en vigilance orange, les pompiers déçus par Beauvau
-
À Lyon, la vieillesse à l'épreuve des canicules
-
Rémunération de la presse française: Meta conteste une décision, appel le 17 septembre
-
Porsche prévoit d'arrêter d'ici 2030 la production du Taycan, son seul modèle 100% électrique
-
L'est du Japon sous des pluies torrentielles "sans précédent"
-
Berlin dénonce la nostalgie de la RDA à l'approche d'élections à l'est
-
Porsche prévoit d'arrêter d'ici 2030 la production du Taycan, son seul modèle 100% électrique (média)
-
Wall Street en hausse après la publication de chiffres d'inflation encourageants
-
En Corée du Sud, des voyants aveugles mais pas à leur propre chute
-
"Déçus" et "à bout", les pompiers appellent à la mobilisation pour obtenir des moyens
-
Twitch va utiliser le contenu diffusé par les streameurs pour entrainer l'IA générative d'Amazon
-
Taïwan ralentit l'internet mobile lors d'une simulation d'attaque de l'île
-
Royaume-Uni: loin de la remise à outils, des abris de jardin convertis en "petits paradis"
-
Air India impose un dépistage antidrogue à tous ses pilotes après un grave incident de vol
-
Guillaume Pley, figure du média Legend, dans la tourmente
-
Fifa: le sort d'Infantino doit être scellé par les urnes, insiste le patron de la CAF
-
Les étudiants afghans divisés sur l'interdiction des smartphones à l'université
-
Euro d'athlétisme: Thibaut et Mathieu Collet, frères d'armes
Pouvoir d'achat, dette, corruption: les défis du futur président kényan
De la lutte contre la vie chère à celle contre la corruption endémique, nombreux sont les défis qui attendent le vainqueur de l'élection présidentielle convoquée mardi au Kenya, pour maintenir le cap de cette dynamique économie d'Afrique de l'Est.
- Pouvoir d'achat -
"Pas de nourriture, pas d'élections". Des centaines de manifestants déjà durement touchés par les retombées économiques du Covid-19 ont menacé début juillet de bouder les urnes si les prix des produits essentiels (denrées alimentaires, essence...) ne baissaient pas.
Une aide gouvernementale a été promise le 20 juillet pour réduire le prix de la farine de maïs, qui sert à préparer l'ugali, plat de base dans le pays.
Mais ces coups de pouce sont temporaires, "populistes" et "simplistes" au moment où l'inflation grimpe à des niveaux inédits depuis cinq ans pour atteindre 8,3% en juillet, selon Jared Osoro, économiste à l'université de Nairobi.
Les impacts du conflit en Ukraine sont venus assombrir les perspectives de reprise économique.
De 7,5% en 2021, la croissance devrait s'établir à 5,2% en moyenne pour 2023-2024, selon la Banque mondiale qui prévoit par ailleurs une détérioration de la balance commerciale cette année. Le Kenya importe habituellement un cinquième de ses céréales de Russie et 10% d'Ukraine, selon les chiffres officiels.
L'agriculture (plus de 22% du PIB) pâtit aussi de l'envol des prix des engrais et se voit par ailleurs menacée par la sécheresse.
- Dette -
D'ici 2050, la moitié de la population vivra en ville, ce qui entraînera "une myriade de défis" dont l'éducation et l'accès à la santé, note Oxfam. Selon l'ONG, 34% des 17 millions de personnes pauvres au Kenya vivent dans des zones urbaines, pour la plupart dans des logements informels.
Pour accompagner le développement du pays, les gouvernements successifs depuis 2008 poursuivent l'ambitieux programme Vision2030, principalement axé sur les grands projets d'infrastructures.
Conséquence: sous les deux mandats d'Uhuru Kenyatta, la dette a plus que quadruplé pour avoisiner 70 milliards de dollars.
La Chine est désormais le deuxième bailleur du Kenya, derrière la Banque mondiale. Pékin a notamment prêté 5 milliards de dollars pour l'emblématique ligne de train reliant Nairobi au port de Mombasa.
Le Fonds monétaire international, qui a prêté l'année dernière 2,34 milliards de dollars au Kenya, a salué en juillet la poursuite du rebond économique et l'augmentation des recettes fiscales.
Mais "le Kenya reste exposé à des risques élevés de surendettement, et c'est pour cela qu'il est important qu'il reste fermement sur la trajectoire fixée pour réduire la vulnérabilité de la dette", commente Mary Goodman, cheffe de la mission du FMI.
- Corruption -
Le bilan en la matière a "stagné", selon l'ONG Transparency International qui plaçait le pays 128e sur 180 dans son dernier index mondial de perception de la corruption.
Sous la pression internationale, de bailleurs et d'investisseurs en particulier, il y a eu un "renforcement des institutions de contrôle", une médiatisation du phénomène incrusté dans toutes les strates de la société et "un assainissement du milieu des affaires", énumère Alexia Van Rij, spécialiste en évaluation des politiques publiques du développement.
La justice s'est par ailleurs penchée sur quelques affaires troubles, dont le vol dans un entrepôt gouvernemental de l'agence kényane d'approvisionnement en médicaments (Kemsa) et l'enrichissement d'un candidat à la vice-présidence.
Si des dizaines de hauts responsables ont été inculpés depuis 2018, dont l'ex-ministre des Finances Henry Rotich, "aucun gros poisson n'a été pris", relève Alexia Van Rij.
- Les jeunes, "bombe à retardement"-
Avec les trois-quarts de la population âgés de moins de 34 ans, la jeunesse est l'un des atouts du Kenya, son insertion dans l'emploi l'un de ses principaux défis.
Ils sont environ 500.000 chaque année à décrocher un diplôme dans le supérieur. Mais la corruption, le népotisme ou l'exigence d'expérience constituent autant d'obstacles à leur entrée dans la vie active.
Selon des chiffres officiels publiés en 2020, 5 millions de jeunes étaient sans emploi.
La jeunesse est une "bombe à retardement démographique, sociale et économique", estime Alex Awiti, chercheur kényan en politique publique.
Il appelle à "créer des emplois à une échelle industrielle" avec des incitations financières, notamment pour développer le secteur privé dans un pays où 80% de la main d'oeuvre se trouve dans l'économie informelle.
Il faut aussi développer l'agriculture et "renforcer les compétences dans le secteur industriel et les opportunités dans le secteur manufacturier", préconise-t-il, car "les jeunes croient encore en général que si vous ne connaissez pas quelqu'un dans un service public, vous ne pouvez pas avoir d'emploi".
- Unité -
Fait inédit depuis 2002, le prochain chef de l'Etat ne sera pas kikuyu, l'ethnie la plus nombreuse du pays.
Les deux grands favoris de l'élection, Raila Odinga et William Ruto, sont respectivement Luo et Kalenjin. Seuls leurs colistiers sont issus de cette influente communauté au solide réseau économique.
Le successeur de Kenyatta devra donc bâtir un nouvel équilibre politico-éthnique dans un pays aux 46 ethnies, où l'appartenance communautaire, instrumentalisée depuis les Britanniques, est un pion essentiel de l'échiquier politique.
C.Amaral--PC