-
Avec Nvidia, Microsoft veut muscler l'IA locale sur ses PC, mais au prix fort
-
La condamnée réchappée d'une exécution aux Etats-Unis a failli être débranchée
-
Wall Street termine en baisse, rattrapée par les inquiétudes sur les taux
-
Le Chrysler Building, icône de New York, trouve enfin preneur après des années de déshérence
-
Turquie : manifestations à Izmir, un bastion de l'opposition dont le maire fait défection
-
Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens
-
Covid: tensions sur certaines seringues et aiguilles avant la campagne de vaccination
-
Cerné par les crises, Lecornu cible la colère sociale et temporise sur les lycéens
-
Face à l'Acropole, Marco Rubio promeut la puissance américaine et appelle l'Europe à sortir de "sa torpeur"
-
Lecornu joue l'apaisement avec les lycéens, annonce des mesures pour faire baisser le prix de l'essence
-
Soupçons de peste en Russie: ce que l'on sait
-
Soupçon de peste en Russie : l'OMS "pas en mesure" de mener une évaluation complète des risques
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis, a repris connaissance et parvient à parler
-
La Bourse de Paris en forte baisse, les taux d'emprunt français remontent
-
La plus grande colonie de manchots du monde victime du changement climatique, montre une étude
-
Éthiopie: des troupes érythréennes se déploient dans le nord du Tigré
-
Le gouvernement essuie un revers dès l'arrivée du budget en commission à l'Assemblée
-
"Pas de risque de diffusion" de la peste en Europe, dit la directrice du centre de référence à l'Institut Pasteur
-
Turquie : le maire d'Izmir quitte l'opposition pour rejoindre le parti au pouvoir
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas a fait 420 km à vélo de la Malaisie à Singapour
-
La condamnée ayant survécu à son exécution aux Etats-Unis a repris connaissance
-
La justice ferme une plateforme d'échanges de photos intimes volées à des milliers de femmes
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine, selon Interpol
-
Transition écologique : la Cour des comptes appelle à "mieux dépenser"
-
Pour le chimiste français Henri Kagan, un Nobel longtemps attendu
-
Royaume-Uni: Royal Mail annonce jusqu'à 2.500 suppressions de postes
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA
-
Boissons énergisantes: des parlementaires demandent l'interdiction aux moins de 16 ans
-
La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie
-
Une victoire de LFI en 2027 ferait "fuir" le président du Medef
-
Crimes contre l'environnement: 233 arrestations en Amérique latine (Interpol)
-
Mondiaux de judo: le pari d'Agbégnénou se conclut sans médaille
-
Wall Street ouvre en baisse, les taux flambent à nouveau
-
Le FMI prêt à agir face au choc El Niño et vigilant sur le boom de l'IA (entretien à l'AFP)
-
Le torchon brûle toujours entre Cristiano Ronaldo et son sélectionneur
-
Mondiaux de judo: pas de médaille pour Clarisse Agbégnénou, battue en repêchages
-
Le prix Nobel de physique, un pionnier de l'IA qui voulait "gagner le Tour de France"
-
A Athènes, Marco Rubio doit mettre en garde contre le déclin occidental
-
Sécheresse : 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France
-
Boissons énergisantes : des parlementaires demandent l'interdiction de vente aux moins de 16 ans
-
Meublés touristiques : Marseille affiche ses succès contre la "dérive Airbnb"
-
A la pré-COP, le combat "personnel" d'une ministre des Fidji pour faciliter les financements
-
Une vendange 2026 historiquement basse, contrastée régionalement
-
Le Nobel de chimie à un duo franco-japonais pour une découverte clé dans le développement de médicaments
-
Japon: les militaires américains soumis à un couvre-feu à Okinawa après le meurtre d'une femme
-
Fatalité ou négligences ? Au procès Maradona, l'heure des réquisitions et plaidoiries
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 pays
-
Etats-Unis: la condamnée ayant survécu à son exécution est consciente et parle
-
Colère des lycéens: le gouvernement joue l'apaisement avant une nouvelle journée de mobilisation jeudi
-
Ukraine : au moins 15 morts dans de nouvelles frappes russes
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
La petite ville de Wittenberg, berceau du protestantisme, est un maillon clé de la production d'engrais en Allemagne, une industrie malmenée depuis des semaines par la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz.
Une usine chimique y a été fondée dès 1915, en pleine Première guerre mondiale, pour produire de l'azote destiné aux explosifs et engrais et contourner un blocus sur certaines matières premières importées du Chili.
Un siècle plus tard, "le blocage du détroit d'Ormuz rappelle à quel point il est stratégique d'avoir une production en Europe", affirme à l'AFP Christopher Profitlich, porte-parole de l'entreprise SKW, qui a repris le site en 1993.
Car le blocage de ce passage maritime, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman et par lequel transite un tiers des engrais mondiaux, menace la sécurité alimentaire mondiale, selon l'Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment en Afrique et en Asie du Sud. En Europe, les agriculteurs constatent déjà une flambée des coûts.
- Effet domino -
Dans un entrepôt, une montagne de poudre blanche à l'odeur âcre s'élève sur plusieurs mètres: il s'agit d'urée, un composant essentiel des engrais. SKW en est le premier producteur d'Allemagne.
Un réseau de 23 kilomètres de rails court à travers le site de 220 hectares, pour acheminer urée, ammoniac et engrais finis, principalement à travers le pays mais aussi en Europe.
Du fait des perturbations dans le détroit d'Ormuz, qui ont freiné les exportations des concurrents, l'usine tourne à plein régime. Mais pas les profits, à cause de la crise énergétique, due à la guerre, qui engendre l'envolée des coûts de production.
L'entreprise table sur une progression de 10 à 20% de son chiffre d'affaires cette année, tout en soulignant que cette estimation demeure incertaine en raison de la volatilité du marché.
Mais SKW n'est pas un "profiteur de guerre", dit son PDG, Carsten Franzke, s'attendant à dégager un bénéfice nul, car le gaz représente environ 80% des coûts de production, et son prix a doublé depuis le début du conflit le 28 février.
Un nouveau coup dur, car la guerre en Ukraine avait déjà provoqué une crise énergétique particulièrement coûteuse pour l'industrie allemande, du fait de sa dépendance au gaz russe et dont les importations ont cessé en représailles de l'invasion russe. SKW a ainsi plongé dans le rouge trois années consécutives.
Si aujourd'hui l'entreprise importe du gaz naturel norvégien, hollandais et américain, les prix étant fixés sur les marchés, elle souffre d'un effet domino, forçant le groupe à augmenter ses prix.
"Nous sommes en mesure, grâce à la hausse du prix de nos produits finis, d'amortir nos coûts", dit M. Franzke, "mais nos clients, les agriculteurs, ne le pourront pas".
- Exorbitant -
Cinq cents kilomètres plus au sud, dans le Bade-Wurtemberg, Gerhard Geywitz cultive notamment des céréales et fertilise son sol grâce à des engrais azotés.
Depuis la guerre, le prix de l'engrais qu'il achète à ses fournisseurs a bondi de 50%, raconte-t-il à l'AFP dans son champ de maïs.
L'agriculteur doit seul absorber cette hausse, faute de pouvoir la répercuter sur le prix des céréales, fixé par le marché mondial et resté stable.
Et si la guerre perdure, "nous risquons de faire face à une pénurie d'engrais d'ici l'an prochain", s'inquiète M. Geywitz, qui a constitué des stocks avant que les prix ne deviennent "exorbitants".
"Sans producteur local et une agriculture compétitive, la sécurité alimentaire en Europe est gravement menacée", alerte de son côté le syndicat des producteurs allemands d'engrais (BVDM), qui rappelle que plusieurs usines européennes ont fermé ces dernières années.
La crise relance le débat sur la dépendance des Européens aux matières premières et sur leur compétitivité face à des concurrents étrangers moins contraints, sur le plan des normes environnementales notamment.
M. Franzke, le PDG de SKW, comme d'autres industriels, veut donc une réforme du marché des crédits carbone, destiné à maîtriser les émissions mais qui a un coût "supplémentaire". La Commission européenne a dit se pencher sur le dossier.
L.Mesquita--PC