-
Japon: les militaires américains soumis à un couvre-feu à Okinawa après le meurtre d'une femme
-
Fatalité ou négligences ? Au procès Maradona, l'heure des réquisitions et plaidoiries
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 pays
-
Etats-Unis: la condamnée ayant survécu à son exécution est consciente et parle
-
Colère des lycéens: le gouvernement joue l'apaisement avant une nouvelle journée de mobilisation jeudi
-
Ukraine : au moins 15 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Le pilote finlandais de F1 Bottas pédale à vélo de la Malaisie à Singapour
-
Spotify étend son offre de livres audio à plus de 180 marchés
-
La vendange 2026 revue légèrement à la hausse, toujours historiquement basse
-
"La terre et le sang", série corse sur le refus de céder à la vengeance
-
Ukraine: au moins 11 morts dans de nouvelles frappes russes
-
Les Houthis revendiquent de nouvelles attaques sur l'aéroport de Ryad
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève
-
La Bourse de Paris recule face à la remontée du pétrole, nouveau bond des taux d'emprunt
-
Russie: 20 ans après son assassinat, l'héritage "nécessaire" d'Anna Politkovskaïa
-
Plongée dans un appartement "bouilloire" par 50°C, l'expérience immersive de la Fondation pour le logement
-
L'Australie toujours accro au charbon malgré ses objectifs climatiques
-
Le Bangladesh attend avec impatience ses premiers kilowatts d'électricité nucléaire
-
Taïwan : les salariés d'une usine Micron votent pour une grève (syndicat)
-
Colère des lycéens: reprise partielle des cours au lendemain d'une mobilisation massive
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis réclament officiellement de la transparence
-
Le FMI appelle à coopérer sur l'IA, face au choc énergétique et aux dettes publiques
-
Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle
-
Rubio en Grèce pour appeler à défendre la civilisation occidentale
-
L'Assemblée ouvre le dossier budget, dans un climat économique et social pesant
-
Déficience mentale: en Côte d'Ivoire, un refuge à vie contre le rejet de la société
-
Sánchez, Feijóo, Abascal: les trois principaux protagonistes des législatives espagnoles
-
Comment l'Union européenne encadre le lobbying
-
Retour sur Terre imminent pour Sophie Adenot
-
Mort à 102 ans d'Eva Marie Saint, star de "Sur les quais" et "La mort aux trousses"
-
Bab El Mandeb, Suez, Taïwan : le commerce mondial de plus en plus dépendant des soubresauts de la géographie maritime
-
A Moscou, l'histoire du Goulag laisse place à celle du "génocide du peuple soviétique"
-
Les polluants éternels au cœur d'une bataille acharnée des lobbies à Bruxelles
-
Dans le Grand Sud malgache déjà affamé, El Niño fait craindre une disette de l'ampleur de 2021
-
Un condamné en instance d'exécution aux Etats-Unis une semaine après l'échec de celle de Christa Pike
-
Intempéries: quatre départements méditerranéens en vigilance orange
-
Avant les élections, Israël rend hommage aux victimes de l'attaque du 7-Octobre
-
Foot : Scaloni salue la der de son "inimitable" chef d'orchestre Messi
-
Foot : entre émotion et gratitude, Messi encore buteur fait ses adieux à l'Albiceleste
-
Colère des lycéens: journée test mercredi après une mobilisation massive
-
Avant les élections, Israël commémore l'attaque du 7 octobre
-
La thérapie génique ou les hormones du sommeil? Nobel de chimie mercredi
-
Soupçon de peste en Russie : les Etats-Unis et l'OMS réclament de la transparence
-
Paramount Skydance finalise l'acquisition de Warner Bros Discovery, le nouveau groupe renommé Skydance
-
Ligue des nations: Merino sauve l'Espagne en Croatie et envoie la Roja en quarts
-
Wall Street clôture en hausse, le S&P 500 et le Nasdaq au sommet
-
Ligue des nations: le roi Kane porte encore l'Angleterre
-
Québec : le nouveau dirigeant indépendantiste ne prêtera pas allégeance à Charles III
-
Liège, épicentre de la colère des lycéens belges, en soutien de leurs enseignants
-
Foot: Ronaldo s'excuse pour son comportement, ouvre la porte à un retour en sélection
Kenya: quatre morts lors de violences en marge de protestations contre les prix des carburants
Quatre personnes ont été tuées lundi au Kenya, selon le gouvernement, lors de violences en marge d'une journée de grève des transports publics et de protestations contre une nouvelle hausse des prix des carburants, qui ont perturbé la circulation dans plusieurs villes du pays.
Le pays d'Afrique de l'Est dépend fortement des importations de carburant en provenance du Golfe et est durement touché par le blocage de fait du détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
La grève avait été lancée par une alliance d'acteurs du secteur des transports (transporteurs publics, transporteurs routiers, VTC, entreprises logistiques, livreurs...), qui avaient promis d'empêcher toute circulation de véhicules.
Ils entendaient protester contre une nouvelle hausse, décidée le 14 mai par le gouvernement, des prix des carburants à la pompe. Le diesel a notamment augmenté de 23,5%. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le gouvernement kényan a augmenté le prix de l'essence de 20% et celui du diesel de 45,8%.
Quatre personnes ont été tuées "lors des violences d'aujourd'hui (...) au cours desquelles plus de 30 personnes ont été blessées", a déclaré lundi soir le ministre kényan de l'Intérieur Kipchumba Murkomen, sans préciser par qui et dans quelles circonstances ces personnes avaient été tuées ou blessées.
"Toutes les routes qui étaient bloquées ont été dégagées et peuvent désormais être empruntées de façon sécurisée", a assuré le ministre.
- Les dirigeants refusent "d'écouter" -
Il a mis les violences sur le compte de "politiciens voyous" ayant "mobilisé des criminels" afin qu'il s'attaquent à des biens publics et privés ou appartenant à des soutiens du gouvernement.
Le Standard, un des principaux quotidiens kényans, rapporte que quatre personnes sont mortes lors d'affrontements entre la police et des manifestants à Kiambu, en périphérie de Nairobi, et à Kakamega, dans l'ouest du pays.
"Au Kenya, la vie humaine semble n'avoir aucune valeur", a réagi sur X Boniface Mwangi, célèbre militant kényan des droits humains, qui accuse la police d'avoir abattu ces quatre personnes. L'ONG Vocal Africa, basée au Kenya, a elle aussi accusé la police d'avoir causé ces quatre décès en faisant usage de "force létale".
A Nairobi, la grève des matatu - les bus et minibus exploités par des entreprises privées qui assurent les transports publics - a contraint des milliers de travailleurs kényans à rejoindre leur lieu de travail à pied, en marchant parfois plusieurs kilomètres.
Des manifestants ont notamment bloqué une importante voie rapide avec des barricades et des feux. Certains ont tenté d'arrêter les véhicules ou chanté "Wantam!" ("Un seul mandat") à l'adresse du président kényan William Ruto, a constaté un journaliste de l'AFP. Des affrontements sporadiques ont opposé manifestants et policiers à plusieurs endroits de cette voie rapide.
"Le problème aujourd’hui, c’est qu'ils (les dirigeants) ne veulent pas écouter les citoyens quand nous disons que l'essence, le diesel sont trop chers pour une personne ordinaire", a déclaré à l'AFP Alex Koome Mwenda, protestataire de 22 ans.
- "Niveau insoutenable" des prix -
Le trafic était faible dans des rues de Nairobi généralement embouteillées, ont constaté des journalistes de l'AFP. Habituellement trépidant, le centre historique de la capitale, qui regroupe de nombreux bureaux et commerces, était désert et de nombreuses boutiques fermées.
De nombreuses écoles avaient annoncé rester fermées pour la journée.
Des protestations ont également eu lieu dans d'autres grandes villes, notamment Mombasa (sud), Nakuru (centre-ouest), Eldoret (ouest) et Nyeri (centre), selon les médias locaux.
"Cette grève est totalement injustifiée, même si les prix des produits pétroliers ont augmenté", a déclaré à la télévision le ministre kényan des Finances John Mbadi, affirmant que le gouvernement avait dépensé des centaines de millions d'euros pour atténuer la répercussion de la hausse des cours du brut sur les prix à la pompe dans une période de tension budgétaire.
Les voix critiques font valoir que le gouvernement pourrait réduire les taxes élevées appliquées aux carburants, bien qu'elles contribuent de façon importante au budget de l’État.
"Le gouvernement est responsable car c'est lui qui fixe le prix" des carburants "et il prélève une part importante des recettes fiscales sur le carburant", explique l'économiste kényan XN Iraki, soulignant qu'une journée de manifestations et de blocages comme lundi est susceptible de coûter environ 335,5 millions d'euros à l'économie du pays.
"Le prix du carburant a atteint un niveau insoutenable qui a des répercussions sur l'économie", résume-t-il, appelant le gouvernement à atténuer le choc.
P.Mira--PC