-
Mouvement lycéen: plus de 250.000 manifestants dans les rues, la mobilisation appelée à se poursuivre
-
Après des années de guerre, le soutien à Netanyahu entamé dans le nord d'Israël
-
Mali: l'armée reprend la ville stratégique de Kidal, désertée par les rebelles
-
La Finlande demande à Google de suspendre la construction de ses centres de données
-
7-Octobre : une élue de la gauche radicale française sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Inde : le chef de l'opposition brièvement interpellé dans une marche contre la Commission électorale
-
"Avec un budget Le Pen on rêverait en couleurs et on raserait gratis", estime Lescure
-
Eurovision : la République tchèque se retire, invoquant des coupes budgétaires
-
IA : Mistral tente de revenir dans la course avec son nouveau modèle
-
Le Nobel de physique consacre une nouvelle façon d'observer l'Univers
-
Wall Street en route pour de nouveaux sommets grâce à la détente des taux
-
7-octobre : une élue de la gauche radicale sous le feu des critiques au Parlement européen
-
Vaste opération des secours bulgares après le naufrage d'un cargo attaqué par des drones en mer Noire
-
Un ex-chef du renseignement extérieur allemand arrêté pour espionnage et trahison
-
Le Nobel de physique au Belge Francis Halzen pour ses travaux sur les neutrinos en Antarctique
-
Mouvement lycéen: plusieurs dizaines de milliers de manifestants en France, le cortège s'élance à Paris
-
Tennis: à 39 ans, Djokovic décroche à Pékin son 102e titre après l'abandon d'Alex de Minaur
-
Plus rien ne s'oppose au retour en Espagne du dirigeant catalan Carles Puigdemont
-
Alex Bodi își continuă expansiunea: planuri pentru deschiderea unui showroom ALIX LASERS la București
-
Cuba: le carnet de rationnement, symbole de la révolution, en voie de disparition
-
Alcool, drogue, sédatifs et mauvaise santé à l'origine du décès de Loana
-
États-Unis: décès de Jim Bakker, célèbre télévangéliste à la chute sulfureuse
-
Santé mentale au travail: les eurodéputés réclament de nouvelles règles dans l'UE
-
A Reykjavik, Rubio affirme que l'Islande est un "avant-poste crucial" pour la sécurité
-
Top 14 : face à la crise à Toulon, Pierre Mignoni endosse le rôle du fusible
-
Le dirigeant birman attendu en Malaisie après le renvoi d'un premier contingent de migrants
-
"140 milliards" d'économies : ce qu'il faut retenir de l'intervention de Marine Le Pen
-
Tennis: Alcaraz remporte à Tokyo son premier tournoi depuis son retour de blessure
-
Les Houthis ciblent l'aéroport de Ryad et contestent céder du terrain au Yémen
-
Soupçon de peste en Russie: les autorités nient l'instauration de mesures sanitaires
-
Deux navires frappés par des drones en mer Noire au large de la Bulgarie, des marins portés disparus
-
Comment la lumière combinée à la génétique permet-elle de percer les mystères du cerveau ?
-
Judo: "Je suis humaine", Agbégnénou teste son corps aux Mondiaux de Bakou
-
Le Kenya annonce un mort d'Ebola, le premier jamais recensé sur son sol
-
Pour ou contre l'IA pour les devoirs? Dans certaines universités américaines, la question fait débat
-
Soupçon de peste en Russie : risque "faible" pour le pays et "très faible" pour l'Europe, selon l'OMS
-
Premières manifestations lycéennes d'un "acte III" sous très haute surveillance
-
La Bourse de Paris va de l'avant, Alstom sur les rails
-
Le prix moyen du gazole à la pompe atteint un record au Royaume-Uni
-
L'Europe peut-elle vraiment protéger ses citoyens des dérives de l'IA?
-
Tennis: Sinner, toujours blessé à un genou, fait une croix sur 2026
-
La chasse au grand tétras interdite en France
-
La dette de l'IA explose et accélère la hausse des taux d'intérêt
-
Des vents contraires soufflent sur Trump et les républicains à un mois des élections
-
Les principaux thèmes des élections de mi-mandat aux États-Unis
-
Les élections américaines de mi-mandat en chiffres
-
Face aux prix du gazole, la tentation de l'huile de friture dans le moteur
-
Les lycéens se préparent à manifester pour un "acte III" sous très haute surveillance
-
Trump approuve la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire
-
Climat : quinze jeunes Canadiens défient l'État devant la justice
Accord Iran/Etats-Unis: comment l'industrie pétro-gazière se prépare à l'après-guerre
Si l'accord annoncé entre les Etats-Unis et l'Iran ouvre la voie à une réouverture du détroit d'Ormuz, le retour à une certaine normalité pour le commerce des hydrocarbures s'annonce progressif et nécessitera l'adaptation du secteur pétro-gazier.
Question: Tout redeviendra-t-il comme avant?
Réponse: "Une réouverture crédible du détroit d'Ormuz constituerait l'un des développements les plus importants pour l'économie mondiale à l'heure actuelle", a réagi lundi l'économiste en chef du cabinet Rystad Energy, Claudio Galimberti.
Depuis fin février, ce corridor maritime crucial pour le commerce de pétrole et de gaz est devenu un symbole de la fragilité des chaînes d'approvisionnement.
Le vice-président américain JD Vance a affirmé lundi à la chaîne CNBC que les Etats-Unis s'attendaient à ce que l'Iran n'applique pas de péage du détroit lors de sa réouverture complète, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des "frais" de service maritime.
"Nous sommes passés à une nouvelle donne", résumait l'expert des matières premières Philippe Chalmin, coordinateur du rapport de référence CyclOpe, lors d'une conférence de presse début juin. "Ormuz peut être bloqué, ce que nul n'avait imaginé."
Il faisait aussi le constat d'un détroit qui "ne sera plus jamais comme avant", quelle que soit l'issue du conflit, et formulait l'hypothèse d'un lieu de transit qui deviendrait "probablement un +détroit péage+, ce qui honnêtement n'est pas dramatique".
Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné avait jugé mi-avril préférable une réouverture du détroit, "même si cela implique de verser une compensation", plutôt que de maintenir le passage verrouillé.
Q: Accord Iran-Etats-Unis: quelles conséquences dans l'immédiat?
R: L'annonce de l'accord a entraîné une baisse des prix des hydrocarbures et une hausse des marchés boursiers.
Pour autant, les professionnels temporisent: "on est vraiment dans l'attente de la signature d'un accord qui soit bien concret et des preuves tangibles que le détroit d'Ormuz rouvre", souligne auprès de l'AFP Blandine Ruty, secrétaire générale du syndicat de l'industrie pétrolière française (Ufipem). "S'il y a effectivement ces signes de stabilité politique propres à redonner une stabilité aussi sur les marchés", les prix continueront à baisser, dit-elle.
Mais "il faudra du temps pour que la production remonte en puissance, que les chaînes logistiques se normalisent et pour dissiper la prime de risque intégrée aux prix du pétrole brut", poursuit Claudio Galimberti, de Rystad Energy.
"Il y a des doutes sur les capacités d’un certain nombre de puits à repartir rapidement en production, ce n’est pas un robinet qu’on tourne", a aussi déclaré lundi à l'AFP Philippe Chalmin, en référence aux infrastructures endommagées dans le Golfe.
Q: Comment les géants du secteur vont-ils s'adapter ?
R: Au-delà du risque géopolitique, la guerre a mis en évidence le "risque logistique, assurantiel, de stockage" du commerce énergétique lié au détroit d'Ormuz, souligne Stephen Innes, analyste chez SPI Asset Management. En clair: "on peut produire un baril, mais si la voie maritime est perturbée, il devient un stock bloqué", résume-t-il auprès de l'AFP.
Cette prise de conscience pourrait accélérer le passage d'une logistique énergétique du "+juste à temps+ à une logistique du +au cas où+", ajoute-t-il.
Concrètement, le secteur des hydrocarbures va devoir "repenser le stockage, les pipelines, la diversification de la production et des routes de transit, mais uniquement dans des limites réalistes".
TotalEnergies, par exemple, compte lancer de nouveaux projets de petite envergure, capables de produire rapidement. Son PDG Patrick Pouyanné a aussi évoqué récemment la construction de "nouveaux pipelines".
Mais cela n'est utile que pour le pétrole brut. Car "pour les produits raffinés et le gaz naturel, si le détroit d'Ormuz est bloqué, vous êtes bloqués à 100%", soulignait l'expert du pétrole Francis Perrin début juin, en marge de la présentation du rapport CyclOpe.
Des producteurs comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis disposent déjà grâce au développement de leur pipelines "de routes de contournement significatives". Mais leurs capacités de transport "ne peuvent pas remplacer le détroit d'Ormuz", ajoute Stephen Innes.
"On peut construire des marges de sécurité, mais on ne construit pas un autre Ormuz du jour au lendemain", prévient l'analyste.
P.L.Madureira--PC