-
Mobilisation lycéenne : un "acte III" sous très haute surveillance
-
Physique des particules, "cape d'invisibilité" et astrophysique cités pour le Nobel de physique
-
L'extrême droite allemande en passe de présider son premier Parlement régional
-
Bruxelles présente ses propositions pour faire passer la "pilule" de l'élargissement
-
Arabie saoudite : les Houthis du Yémen disent avoir touché l'aéroport de Ryad
-
Marchés mondiaux: les incertitudes politiques en ligne de mire, Sao Paulo jubile
-
Canada: test pour Carney au Québec, les indépendantistes favoris des élections
-
Ligue des nations : les Bleus de Zidane sont renversants
-
Ligue des nations : l'Italie, trop forte pour la Turquie, retrouve des couleurs
-
Cas supposé de peste: la Russie se veut rassurante, Trump offre son aide
-
Wall Street clôture en hausse, record du Nasdaq
-
Election au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force, Trump salue "une grande victoire"
-
Mobilisations lycéennes : un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
Conflit avec les Houthis: la Turquie et le Pakistan vont envoyer des forces militaires en Arabie saoudite
-
Des dirigeants à Tuvalu pour constater les dégâts du changement climatique
-
Sénat : la sénatrice LR Christine Lavarde désignée rapporteure générale du budget
-
Ebola en RDC : MSF alerte à son tour sur une "flambée inquiétante" au Nord-Kivu
-
Canicules: l'été a coûté 16 milliards d'euros, selon une mission parlementaire
-
Air Liquide veut davantage rémunérer ses actionnaires d'ici 2030
-
Lycées : plusieurs mineurs blessés à la suite d'interventions des forces de l'ordre
-
La Confédération paysanne appelle les agriculteurs à rejoindre les lycéens
-
À Kiev, le quotidien bouleversé par l'évolution des attaques russes
-
Mobilisations lycéennes: un jeune gravement blessé à la veille d'un "acte 3" mardi
-
Covid: la circulation actuelle ne nécessite pas d'avancer la vaccination, selon le ministère de la Santé
-
Le secteur ne sait pas comment empêcher l'IA de se fixer ses propres objectifs, avertit un lanceur d'alerte
-
NHL : l'attaquant russe Ovechkin annonce qu'il dispute sa dernière saison
-
Données personnelles: la ministre du Numérique saisit la justice contre BrixHub
-
L'ancienne porte-parole de Trump devient commentatrice sur Fox News
-
Au Danemark, la Garde nationale s'entraîne face à une menace plus réelle
-
Ukraine : des frappes russes de bombes guidées font au moins cinq morts à Kharkiv
-
Les marchés financiers évoluent au gré des turbulences politiques, Sao Paulo jubile
-
Tennis : Medvedev disqualifié, l'éternel Djokovic jouera le titre à Pékin
-
Afghanistan : la CPI publie deux mandats d'arrêt visant des ministres chargés de l'éducation
-
Éthiopie : Abiy reconduit Premier ministre, des frappes au Tigré tuent des déplacés
-
Mondiaux de judo : Kelvin Ray bouscule Abe mais les Bleus restent à quai
-
L'Ukraine dit utiliser des mitrailleuses robotisées pilotées par l'IA contre des drones russes
-
Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro en position de force
-
Cas supposé de peste en Russie : "situation sous contrôle", dit le gouverneur d'Irkoutsk
-
Concurrencés sur leur droite, les conservateurs britanniques veulent croire en leur avenir
-
Afghanistan : le CDH de l'ONU dénonce "l'oppression" des femmes par les talibans
-
Wall Street en ordre dispersé, les taux au centre de l'attention
-
Marchés: les turbulences politiques au coeur de l'attention, Sao Paulo jubile après les élections brésiliennes
-
Éthiopie : frappes de drones au Tigré dont l'une a touché des déplacés
-
Wall Street ouvre prudemment, les taux au centre de l'attention
-
Un lycéen gravement blessé à la veille d'un "acte III" mardi
-
L'Arabie saoudite apporte son soutien aérien au gouvernement yéménite face aux Houthis
-
Le Nobel de médecine récompense des travaux sur les mystères du cerveau
-
Affaire Epstein: l'ex-prince Andrew conteste en justice les perquisitions liées à son arrestation
-
Espagne: en pleine crise du logement, Sánchez fait le pari de convoquer des élections anticipées
-
Le Nobel de médecine récompense un trio pour leurs travaux sur le cerveau
Confiance et crédibilité, maitres mots des six candidats dans la course à la tête de l'ONU
Les six candidats au poste de secrétaire général de l'ONU ont tous défendu jeudi, lors d'un débat policé dans la très symbolique salle de l'Assemblée générale, l'importance de restaurer la crédibilité d'une organisation en crise, une semaine avant le début formel d'un processus de sélection crucial dans un monde fragmenté.
Alors que la campagne sans clair favori peine à provoquer un véritable enthousiasme, la Chilienne Michelle Bachelet, l'Equatorienne Maria Fernanda Espinosa, l'Argentin Rafael Grossi, la Costa-Ricaine Rebeca Grynspan, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett et le Sénégalais Macky Sall ont répondu pendant près de deux heures aux questions de diplomates, employés de l'ONU, représentants de la société civile et deux journalistes de Bloomberg, qui pilotait et diffusait cet événement. Sans jamais s'interpeller directement.
Première question: "Qu'est-ce qui fait de vous la meilleure personne pour être secrétaire général?".
En deux minutes chacun, ils ont mis en avant leurs atouts pour faire face à une époque particulièrement difficile dans un monde ravagé par les conflits, évoquant leurs expériences nationales ou internationales et leur capacité à parler à tout le monde.
Et tous ont souscrit au même diagnostic d'une ONU en crise financière, largement critiquée et qui a besoin de poursuivre plus avant la réforme en cours lancée par le secrétaire général Antonio Guterres qui quittera son poste le 31 décembre 2026.
"Dans cinq ans, je ne veux plus que personne ne me demande +où est l'ONU?+ (...) je voudrais voir l'ONU de retour à la table dans les scénarios de conflits", a déclaré Rebeca Grynspan, patronne - en retrait pour la campagne - de l'agence de l'ONU pour le Commerce et le Développement.
"Pendant mes 100 premiers jours, je veux restaurer la confiance et remettre l'ONU sur un chemin pour devenir plus agile, plus efficace, plus prête à écouter, à agir et rassembler", a assuré l'ancien président sénégalais Macky Sall, se présentant comme un "bâtisseur de ponts".
Insistant comme ses adversaires sur le besoin de renforcer le rôle du secrétaire général, l'ambassadrice guyanienne Carolyn Rodrigues-Birket a souligné que l'occupant de ce poste n'a "pas le luxe" de ne pas essayer d'agir. "Je serais cette secrétaire générale qui essaie, que ce soit en Iran, en Haïti, au Soudan ou en République démocratique du Congo".
Rafael Grossi, patron de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, a aussi plaidé pour que le secrétaire général "intervienne" quand n'importe quel Etat membre "provoque une guerre". "Nous avons besoin de ça pour restaurer la crédibilité de l'ONU".
- Eviter de froisser -
L'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a assuré qu'elle ne cèderait pas à la pression d'un puissant pays donateur qui voudrait éviter les critiques: "J'exprimerai haut et fort ce que je considère comme mon autorité morale et mon devoir".
L'ancienne présidente de l'Assemblée générale de l'ONU Maria Fernanda Espinosa a elle insisté sur la prévention des conflits, "pas un slogan mais un principe opérationnel", promettant d'être sur le terrain elle-même, "portant le drapeau de l'ONU".
L'ONU fait face à une profonde crise financière et de confiance, accusée notamment par l'administration de Donald Trump de dépenser sans compter, en se dispersant, et sans résultat satisfaisant.
Alors que les Etats-Unis et les quatre autres membres permanents du Conseil de sécurité (France, Royaume-Uni, Russie, Chine) peuvent se servir de leur veto lors de la sélection, les candidats doivent naviguer entre les exigences américaines et les lignes rouges d'autres Etats, pas toujours claires.
Dans ce contexte, la course reste prudente, les candidats voulant "éviter de froisser les Etats-Unis et d'autres puissances ayant le droit de veto", a estimé Richard Gowan, de l'International Crisis Group.
Le 30 juillet, les 15 membres du Conseil de sécurité doivent à huis clos et anonymement se prononcer pour la première fois sur leur préférence parmi les candidats.
Ce premier "vote indicatif" sera suivi d'un nombre non défini d'autres votes similaires jusqu'à ce qu'un candidat puisse réunir les 9 voix nécessaires sans aucun veto des cinq membres permanents. Le nom du candidat ainsi choisi sera alors transmis à l'Assemblée générale pour la nomination formelle du secrétaire général qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2027.
"J'ai l'impression que Grossi est toujours le plus fréquemment cité comme favori, mais il n'a pas verrouillé la course. D'autres candidats comme Grynspan et Rodrigues-Birkett ont aussi beaucoup d'admirateurs", note Richard Gowan, soulignant que la surprise pourrait venir d'un candidat encore non déclaré.
De nombreux noms circulent, notamment celui du président de la Fifa Gianni Infantino que Donald Trump voudrait voir prendre la tête de l'ONU, selon le New York Post.
En vertu d'une tradition de rotation géographique pas toujours suivie, le poste est réclamé cette fois-ci par l'Amérique latine. De nombreux Etats plaident également pour qu'une femme l'occupe pour la première fois.
T.Resende--PC