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JD Vance en campagne pour les "midterms" : ses partisans rêvent de 2028
JD Vance en campagne pour les "midterms" : ses partisans rêvent de 2028 / Photo: Samuel Corum - POOL/AFP

JD Vance en campagne pour les "midterms" : ses partisans rêvent de 2028

"Vance 2028" sur la casquette d'une militante : à Lima dans l'Ohio, la campagne de JD Vance pour les élections de mi-mandat prend des allures de plébiscite pour sa candidature à la présidentielle, malgré les vents contraires sur le scrutin du 3 novembre pour son parti.

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Le jeune vice-président américain, âgé 42 ans, est accompagné de sa femme Usha, de trois de leurs quatre enfants et de leur chien Atlas à bord d'Air Force Two, l'avion vice-présidentiel, pour se rendre à Cincinnati, où il a voté vendredi par anticipation pour les "midterms".

"Ah, ça fait du bien de rentrer à la maison", a lancé JD Vance, enfant de l'Ohio, sous les acclamations dans un hangar d'aéroport pavoisé de drapeaux, après une mise en scène théâtrale de sa descente d'avion.

Fait inhabituel pour lui, le vice-président est ensuite allé saluer la foule en personne, serrant des mains, tapotant les bras et rencontrant la femme à la casquette noire "Vance 2028".

Le jeune vice-président suscite un intérêt croissant.

JD Vance est largement considéré comme en tête de la course à la succession de Donald Trump, mais il n'a encore fait aucune annonce officielle et rien n'est joué.

Le vice-président américain fait face à un obstacle de taille: les élections de mi-mandat elles-mêmes. D'après les sondages, l'impopularité de Donald Trump, la guerre en Iran et l'inflation pourraient coûter aux Républicains leur majorité au Congrès.

L'Ohio, qui a voté Donald Trump lors des trois dernières élections présidentielles, est désormais l'un des États les plus disputés pour le scrutin du 3 novembre.

- "Rien à voir avec 2028" -

La course est serrée pour le siège de sénateur, actuellement occupé par le républicain Jon Husted, et pour le poste de gouverneur de l'Ohio, que convoite l'homme d'affaires Vivek Ramaswamy, ancien candidat aux primaires républicaines pour l'élection présidentielle de 2024.

Signe des inquiétudes des Républicains, la visite de JD Vance intervient quelques jours après celle de Donald Trump dans l'État, et le président de 80 ans doit y retourner la semaine prochaine.

Pour JD Vance, perdre l'Ohio pourrait sérieusement nuire à son image politique, qu'il a largement bâtie sur ses origines ouvrières dans cet État, décrites dans son autobiographie à succès "Hillbilly Elegy".

"Écoutez, je pense que cela n'a rien à voir avec 2028", a-t-il insisté auprès des journalistes lorsqu'on lui a demandé l'importance de remporter l'Ohio pour les Républicains, dans la perspective de la présidentielle.

"Il s'agit de la façon dont nous allons gouverner notre pays au cours des deux prochaines années, des dix prochaines années".

Mais la course à la présidentielle de 2028 commencera de facto dès le lendemain des élections de mi-mandat.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a assuré qu'il ne se présenterait pas contre JD Vance, mais son discours sur la civilisation occidentale, prononcé début octobre depuis l'Acropole d'Athènes, a été perçu comme une volonté de se positionner dans la course à la présidence.

JD Vance s'attelle à la collecte de fonds. Son rôle à la tête des finances du Comité national républicain le place au cœur d'un réseau de riches donateurs.

Et il tente discrètement de se défaire de l'image négative qui colle à la politique du président sortant – une image dont la démocrate Kamala Harris, vice-présidente de Joe Biden, a souffert en se lançant dans la course à la présidentielle en 2024.

Par petites touches, il se montre, dans ses discours, plus sensible aux difficultés financières des familles américaines que le président Trump.

JD Vance tente aussi de contrer l'idée qu'il serait un politicien opportuniste : il avait en effet comparé Donald Trump à Hitler avant de devenir son vice-président.

Ce catholique récemment converti a cherché vendredi à prendre ses distances avec une autre figure clé de l'administration, le chef du Pentagone Pete Hegseth, à la suite de l'annonce de la retransmission en direct d'une exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains.

"J'ai vu ces annonces. Je ne sais pas si cela va se produire", a déclaré JD Vance à un journaliste de l'AFP qui l'accompagnait vendredi. Si l'exécution devait avoir lieu "en direct, je ne la regarderai pas", a-t-il assuré.

V.F.Barreira--PC