-
Marchés: retour de la nervosité sur le Moyen-Orient, l'Europe s'offre tout de même des records
-
Wall Street termine en baisse, les incertitudes au Moyen-Orient inquiètent
-
L'explosion d'une bombe dans un bus fait deux morts près de Damas
-
Taïwan bloque un pont stratégique lors de la simulation d'une invasion par la Chine
-
A Ceuta, les enfants migrants risquent d'être victimes de maltraitance et d'exploitation, avertissent des ONG
-
Foot: le Paris SG officialise l'arrivée de Maghnès Akliouche en provenance de Monaco
-
Foot: Rodri a donné son accord au FC Barcelone pour négocier avec Manchester City
-
Tour de France femmes: Kim Le Court remporte la 6e étape, Marlen Reusser reste maillot jaune
-
La Bourse de Paris reste perchée sur ses niveaux records
-
Les Bourses mondiales suspendues au Moyen-Orient, records en Europe
-
L'américain Apollo remporte la bataille pour racheter EasyJet
-
Foot: le Real Madrid s'offre la pépite ivoirienne Yan Diomandé
-
Vanessa Paradis annonce sa séparation d'avec Samuel Benchetrit
-
Hantavirus : un touriste ayant transité en France testé positif, aujourd'hui isolé en Espagne (gouvernement français)
-
L'américain Apollo confirme son rachat d'EasyJet pour 5,7 milliards de livres
-
Les Bourses mondiales suspendues aux avancées géopolitiques, nouveaux records en Europe
-
Wall Street reste prudente, suspendue aux avancées géopolitiques
-
Foot: Mohamed Salah s'engage pour deux saisons avec Trabzonspor
-
Bourse : l'Europe bat toujours des records dans l'espoir d'un accord
-
Droits TV: la Liga échappe à BeIN Sports au profit de DAZN et Disney+
-
Léon XIV rencontre de jeunes Européens à Assise
-
La Corée du Nord a tiré un missile balistique en direction de la mer du Japon, selon l'armée sud-coréenne
-
L'auteur de l'attentat contre un cortège syndical à Munich condamné à la prison à perpétuité
-
Corse: le FLNC rejette la "mascarade" de l'autonomie et menace les "envahisseurs" venant vivre sur l'île
-
Euro de natation: Sjöström, de retour de maternité, continue à 32 ans de défier le temps
-
Après cinq mois de guerre, des Iraniens forcés à des sacrifices au quotidien
-
Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse
-
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
-
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
-
Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz
-
Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis
-
Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI
-
La fronde de la jeunesse indienne révèle une défiance envers les médias traditionnels
-
Iran: l'ONU se dit "alarmée" par la hausse des exécutions depuis mars
-
WTA 1000: la plupart des favorites répondent présent au 2e tour
-
Mégafeu en Gironde: le chef des pompiers dément avoir "abandonné Le Porge"
-
Une grande marée noire menace une réserve naturelle d'Oman, selon des ONG
-
La plus grande réserve souterraine de France devrait naître en Ariège en 2027
-
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
-
A huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
-
Kenya: les eaux des lacs montent, les populations à la merci des crocodiles
-
Le Centre renforcé d'urgences psychiatriques de Saint-Denis, modèle apaisant bientôt copié
-
Masters 1000 de Montréal: Fils évite le piège Svajda, Monfils fait ses adieux
-
Corse: le FLNC rejette le projet d'autonomie et menace les non-Corses venant vivre dans l'île
-
L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington
-
Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique
-
Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait
-
L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict
-
La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" après une réunion de crise au Maroc
-
Colombie: un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar meurt malgré les soins
"Préserver la vie normale", le défi quotidien des familles d'accueil de personnes âgées
"J'ai l'impression que c'est une tante qui vit avec nous": à Cavaillon, dans le sud de la France, Audrey Jacquet et sa famille accueillent Marguerite, 86 ans, dont les proches vivent loin, un mode d'accompagnement des personnes âgées de plus en plus recherché.
Autour de la table de la cuisine, centre névralgique du foyer, c'est l'heure du goûter pour les enfants de neuf et 12 ans de Mme Jacquet ainsi que pour "Magguy", comme la surnomme la famille qui compte également trois chiens et un chat, et auprès de laquelle la vieille dame habite depuis des années.
"J'étais commerciale dans les assurances jusqu'en 2016 mais petite, je voulais être médecin ou infirmière (...). Au bout de onze ans de carrière, j'en ai eu marre parce que je voulais un métier plus humain", se remémore Audrey, 45 ans, qui est devenue aide à domicile avant de passer le concours d'aide-soignante.
"Je voulais une formation de base", explique-t-elle, même si pour être accueillant familial de personnes âgées ou handicapées, aucun diplôme n'est requis, "il suffit d'avoir un projet abouti d'accueil" et d'obtenir un agrément du conseil départemental.
En France, 4.750 seniors environ sont hébergés chez un accueillant familial, une goutte d'eau par rapport aux quelque 600.000 résidents que comptent les Etablissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
"Pour des personnes qui n'ont plus beaucoup de famille, ce mode d'accompagnement correspond vraiment à leurs besoins: c'est un cocon", détaille Myriam Mazzocut, cheffe de service au département de Vaucluse, qui compte vingt familles d'accueil de personnes âgées ou en situation de handicap, soit quelque 60 places, un nombre "assez faible" par rapport à la demande. En France, le nombre de plus de 85 ans grimpe et atteindra 4,8 millions de personnes en 2050.
L'accueil familial permet un "accompagnement personnalisé" offrant une troisième voie entre le placement en institution et le maintien à domicile.
"On essaye de préserver la vie normale le plus possible", témoigne Nadia Chebil, 56 ans, qui accueille chez elle depuis 2019, en journée, des personnes souffrant de maladies neurodégénératives, un projet pilote.
Après avoir travaillé quinze ans comme aide-soignante dans une unité pour les malades d'Alzheimer, "j'ai démissionné de la fonction publique hospitalière parce que j'étais à la limite du burn-out. Comme j'aime mon métier, j'ai voulu continuer à l'exercer mais de manière humaine", poursuit la pétillante quinquagénaire qui s'occupe ce jour-là de trois personnes dans sa maison d'Arles (Bouches-du-Rhône).
"Quand je travaillais en Ehpad, ce que j'aimais le plus, c'étaient les sorties, leur faire faire des activités", ajoute celle qui fédère, via son association baptisée "La maison du droit au répit", de nombreux intervenants venant animer chez elle des ateliers d'art-thérapie, de théâtre ou de sophrologie.
- "Moins de médicaments" -
Ce jour-là, un photographe plein d'empathie, Gilles Garnier, essaye de faire retrouver à Mireille, 77 ans, et André-Pierre, 83 ans, atteints de la maladie d'Alzheimer, les gestes qu'ils exécutaient dans leurs professions respectives grâce à des prises de vue.
"C'est ce qui leur fait le plus de bien. Quand les journées sont bien occupées, qu'on a vu du monde et qu'on a continué à vivre une vie normale, on dort mieux le soir, on prend moins de médicaments", développe Nadia.
"J'ai toujours travaillé en équipe et je voulais garder cette dynamique de partage", ajoute celle qui ressent une souffrance grandissante face à un "turnover très très important" des personnes accueillies. Depuis le Covid, elles viennent sur des périodes de plus en plus courtes et sont de plus en plus jeunes.
A l'instar de Jean-Marie, 56 ans, souffrant de démence fronto-temporale.
"C'est une tornade", résume-t-elle en se tournant vers un grand homme au regard perdu, autrefois très sportif, qui ne tient pas en place.
"Vous mettez un monsieur comme ça en Ehpad, les soignants ne peuvent pas s'en sortir", poursuit l'accueillante familiale, qui reçoit l'aide de ses deux "assistants", ses chiens Plume et Saba, véritables "outils thérapeutiques", notamment lors des promenades.
"L'idée de départ, c'était de freiner l'évolution de la maladie, de faire gagner aux familles quelques années avant le passage en Ehpad", poursuit-elle.
"Quand les personnes n'ont plus trop d'autonomie, qu'elles ne sont plus trop communicantes, malheureusement, c'est difficile de leur proposer des choses" en institution. "Ici, ça se fait spontanément parce qu'elle est avec nous, on va l'inclure facilement dans ce qu'on fait", décrit Audrey Jacquet en évoquant la présence "bienveillante" de Magguy.
"On se tient chaud", poursuit l'accueillante, à qui son emploi à domicile permet de percevoir 2.000 euros net et aussi d'être présente auprès de ses enfants.
"Je suis l'aide-soignante la plus heureuse de France parce que j'ai une grande marge de liberté, je vois des gens heureux et des familles qui m'expriment leur joie", conclut pour sa part Nadia Chebil.
E.Paulino--PC