-
La fin de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis attendue au Congrès
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, en pleine semaine de résultats d'entreprises
-
Le constructeur de véhicules électriques chinois BYD prévoit un modèle spécifique pour l'Inde
-
Trump reçoit le président colombien pour amorcer un dialogue
-
Affaire Epstein : l'ex-ambassadeur Peter Mandelson quitte la Chambre des Lords
-
Les Etats-Unis misent sur un Venezuela "démocratique", selon la cheffe de leur mission diplomatique
-
"Production, préservation, protection": Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans le bastion kurde de Qamichli
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit invoque des rapports consentis
-
Une professeure entre la vie et la mort, poignardée par un collégien en classe dans le Var
-
Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron
-
Abiy accuse l'Erythrée de "massacres" durant la guerre au Tigré, "mensonges" selon Asmara
-
Ski: Lindsey Vonn confirme qu'elle participera aux JO-2026 malgré sa blessure
-
Une professeure poignardée par un collégien en classe dans le Var, son pronostic vital engagé
-
La Colombie extrade un criminel vers les Etats-Unis peu avant une rencontre Petro-Trump
-
TikTok, X, Kick ou Telegram: ces plateformes visées par la justice française
-
Le rappeur Doums condamné à huit mois de prison avec sursis pour violences conjugales
-
"Concentrons-nous" sur le sport, cap fixé par Coventry au CIO
-
Procès RN: l'accusation dénonce la "stratégie de délégitimation" et va requérir des peines d'inéligibilité
-
Emus aux larmes, de premiers Palestiniens de Gaza rentrent d'Egypte
-
La Russie condamnée pour "traitements inhumains" de l'opposant Alexeï Navalny par la CEDH
-
Dans les campagnes indiennes, les premières révolutions de l'IA
-
Affaire Epstein: l'UE va examiner si Peter Mandelson a enfreint ses règles
-
Ryanair condamnée en Belgique pour des pratiques commerciales "illicites"
-
L'Iran se prépare à des pourparlers avec Washington, Trump maintient la menace d'une intervention
-
Soldes d'hiver: encore un mauvais cru pour les grandes enseignes de mode
-
La justice française met la pression sur X, avec perquisition et convocation d'Elon Musk
-
Affaire Epstein: les époux Clinton acceptent leur audition au Congrès
-
"C'est trop violent": à Minneapolis, les regrets des Latinos qui ont voté Trump
-
Des victimes d'Epstein dénoncent la révélation de leurs noms sur les listes publiées
-
Le Kremlin dit que l'Inde n'a donné aucune indication sur un éventuel arrêt des achats de pétrole russe
-
Des victimes d'Esptein dénoncent la révélation de leurs noms sur les listes publiées
-
Accord commercial avec les Etats-Unis: en Inde, un vrai répit mais encore des questions
-
Des victimes d'Esptein veulent voir leurs noms retirés des listes publiées, selon le New York Times
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse Mette-Marit plaide non coupable
-
La Bourse de Paris dans le vert, entre soulagement sur le budget et rebond des métaux précieux
-
Mistral fournit un chatbot d'IA pour les chercheurs du CNRS
-
Elevages bovins: les seuils de déclaration environnementale relevés
-
Sécurité auto: la Chine va interdire les poignées affleurantes
-
Nintendo: la Switch 2 fait s'envoler le bénéfice, pénurie de puces à l'horizon
-
Le navire de SOS Méditerranée reprend les sauvetages en mer
-
Nintendo: le bénéfice net s'envole entre avril et décembre 2025, dopé par la Switch 2
-
Leïla Chaouachi, la défense des droits des femmes en héritage
-
A Biscarrosse, une partie de la promenade s'est effondrée avec la tempête
-
Netflix va diffuser en direct le concert de retour de BTS
-
Affaire Epstein: Bill et Hillary Clinton acceptent finalement d'être auditionnés devant le Congrès
-
NBA: les Sixers battent les Clippers, Sengun porte les Rockets contre les Pacers
-
Prêt à porter enfant: Okaïdi en difficulté, demande son placement en redressement judiciaire
-
Kiev à nouveau visée par des frappes russes après quelques jours de pause
-
Clonage de voix: deux sociétés d'IA dans le viseur de huit doubleurs français
La "chirurgie de l'intime", de plus en plus répandue mais pas sans risques
Jeunes filles complexées par leur anatomie génitale ou femmes plus mûres souhaitant restaurer cette partie de leur corps qu'elles jugent "abîmée": elles sont plusieurs milliers chaque année à avoir recours à une "chirurgie de l'intime", qui comporte malgré tout des risques.
"C'est une chirurgie qui a le vent en poupe, un tabou est levé", assure à l'AFP Aurélie Fabié-Boulard, présidente de la Sofcep (société française des chirurgiens esthétiques plasticiens).
Selon elle, la chirurgie des petites lèvres - labiaplastie ou nymphoplastie - qui consiste à réduire leur taille, jugée trop grosse, est particulièrement demandée.
"Certaines patientes font état d'une gêne fonctionnelle, d'autres veulent corriger un aspect purement esthétique", précise Mme Fabié-Boulard.
Sur les forums dédiés, les témoignages sont légion: "J’ai 23 ans et je souhaiterais faire une nymphoplastie. En plus d’être inesthétiques, il arrive parfois que mes petites lèvres deviennent une gêne lorsque je porte des sous-vêtements trop serrés ou encore lors de mes rapports sexuels", écrit par exemple l'une d'elles.
En 2019, 4.772 nymphoplasties ont été pratiquées en France. Et la demande est croissante, à en croire les experts.
- Codes pornographiques -
Adriana Guzman, chirurgienne plasticienne esthétique, s'est spécialisée dans la "chirurgie de l'intime". "Toutes sortes de patientes viennent me voir; certaines, assez jeunes, autour de la vingtaine, découvrent leur intimité et une anatomie qu'elles ne jugent pas harmonieuse", raconte-t-elle.
Selon elle, l'influence de la pornographie, si elle n'est jamais évoquée en consultation, "joue forcément". "Beaucoup de jeunes femmes estiment que cette anatomie artificielle est normale", décrypte Mme Guzman.
"Ce sont toujours les dérives des codes pornographiques qui imposent un certain +look+", confirme Rosa Carballeda, médecin sexologue, vice-présidente de l'association interdisciplinaire post universitaire de sexologie. "Ca a commencé avec l'épilation intégrale, maintenant +il faut+ avoir des lèvres de la bonne dimension, ou avec la bonne forme".
L'impact des réseaux sociaux et d'influenceuses est aussi tangible.
Récemment, les "stars" de téléréalité, Maeva Ghennam et Sarah Fraisou, suivies par plusieurs millions d'abonnés, ont choqué en faisant respectivement la promotion d'une opération destinée à "rajeunir le vagin" et de capsules pour lutter contre son relâchement.
Des propos "scandaleux", dénonce Brice Gurriet, chirurgien gynécologue à Marseille, qui font du tort à une chirurgie pour laquelle existe un réel besoin, encore très sous-estimé.
- Pas que les femmes -
Spécialité en plein essor, la "restauration vaginale" s'adresse à un grand nombre de femmes qui ont par exemple les séquelles d'un accouchement (fuite d'urine, douleurs, relâchement du périnée...) ou de traitements du cancer, explique-t-il.
"99% des femmes qui viennent me voir pour ce genre de chirurgie souffrent souvent depuis des années", affirme-t-il. Or "on a tendance à penser que la femme de 40 ou 50 ans qui souffre, c'est normal, +elle vieillit+", déplore-t-il.
La chirurgie de l'intime n'est pas réservée qu'aux femmes. Chaque année, des centaines d'hommes (513 en 2016, selon les derniers chiffres disponibles) subissent une pénoplastie, destinée à élargir ou allonger le pénis. Une opération pratiquée par seulement 10% des chirurgiens esthétiques.
Comme chez les femmes, ces interventions ne sont pas sans risques. "Ce n'est pas anodin, mais comme tout acte chirurgical", assure Adriana Guzman. "Normalement, tout se passe bien".
Mais parfois, le résultat est mauvais, avec des cicatrices mal positionnées et une gêne finalement plus importante après qu’avant l’opération. Infection, nécrose, perte de sensibilité, douleurs chroniques... Ces complications, qui restent rares, ne sont pas à exclure.
Julie, 35 ans, ingénieure en région toulousaine, en témoigne. Complexée depuis toujours par des "lèvres trop grandes", elle s'est faite opérer une première fois il y a une dizaine d'années. Jugeant le résultat asymétrique, elle est repassée sur le billard il y a cinq ans. "Cette fois le chirurgien a +trop enlevé+, fait des points de suture trop serrés et une boule s'est formée sous la peau", raconte-t-elle.
Depuis, elle a "une douleur sourde en permanence". Et "plus envie que personne ne la touche".
O.Salvador--PC