-
Foot: le Real Madrid s'offre la pépite ivoirienne Yan Diomandé
-
Vanessa Paradis annonce sa séparation d'avec Samuel Benchetrit
-
Hantavirus : un touriste ayant transité en France testé positif, aujourd'hui isolé en Espagne (gouvernement français)
-
L'américain Apollo confirme son rachat d'EasyJet pour 5,7 milliards de livres
-
Les Bourses mondiales suspendues aux avancées géopolitiques, nouveaux records en Europe
-
Wall Street reste prudente, suspendue aux avancées géopolitiques
-
Foot: Mohamed Salah s'engage pour deux saisons avec Trabzonspor
-
Bourse : l'Europe bat toujours des records dans l'espoir d'un accord
-
Droits TV: la Liga échappe à BeIN Sports au profit de DAZN et Disney+
-
Léon XIV rencontre de jeunes Européens à Assise
-
La Corée du Nord a tiré un missile balistique en direction de la mer du Japon, selon l'armée sud-coréenne
-
L'auteur de l'attentat contre un cortège syndical à Munich condamné à la prison à perpétuité
-
Corse: le FLNC rejette la "mascarade" de l'autonomie et menace les "envahisseurs" venant vivre sur l'île
-
Euro de natation: Sjöström, de retour de maternité, continue à 32 ans de défier le temps
-
Après cinq mois de guerre, des Iraniens forcés à des sacrifices au quotidien
-
Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse
-
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
-
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
-
Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz
-
Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis
-
Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI
-
La fronde de la jeunesse indienne révèle une défiance envers les médias traditionnels
-
Iran: l'ONU se dit "alarmée" par la hausse des exécutions depuis mars
-
WTA 1000: la plupart des favorites répondent présent au 2e tour
-
Mégafeu en Gironde: le chef des pompiers dément avoir "abandonné Le Porge"
-
Une grande marée noire menace une réserve naturelle d'Oman, selon des ONG
-
La plus grande réserve souterraine de France devrait naître en Ariège en 2027
-
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
-
A huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
-
Kenya: les eaux des lacs montent, les populations à la merci des crocodiles
-
Le Centre renforcé d'urgences psychiatriques de Saint-Denis, modèle apaisant bientôt copié
-
Masters 1000 de Montréal: Fils évite le piège Svajda, Monfils fait ses adieux
-
Corse: le FLNC rejette le projet d'autonomie et menace les non-Corses venant vivre dans l'île
-
L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington
-
Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique
-
Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait
-
L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict
-
La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" après une réunion de crise au Maroc
-
Colombie: un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar meurt malgré les soins
-
Colombie: le gouvernement met en garde contre de possibles "actes terroristes" lors de l'investiture du président
-
L'étage supérieur d'une fusée SpaceX s'est écrasé sur la Lune
-
Séisme au Venezuela: la douloureuse valse des nombres de disparus
-
Les Bourses mondiales touchent des records, sans s'emballer pour autant
-
Abandonner ou pas? Dans le Tennessee, un candidat démocrate victime du redécoupage électoral
-
Drone explosif à Leipzig: l'Allemagne alerte sur une "nouvelle dimension de menace"
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, attend un accord entre Washington et Téhéran
-
Euro de natation: le plongeur Jules Bouyer médaillé d'argent au tremplin à 3 m
-
Foot: Mohamed Salah à la conquête de la Turquie
-
Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires
-
Fifa: fragilisé, Infantino a tenu une réunion de crise au Maroc
Fièvre catarrhale: les éleveurs de moutons allemands se sentent abandonnés
Depuis le retour de la fièvre catarrhale dans son troupeau il y a près d'un an, Ortrun Humpert passe ses journées au chevet de ses moutons tombés malades bien avant l'arrivée d'un vaccin en Allemagne.
"C'était une catastrophe annoncée", soupire l'éleveuse, qui dénonce le retard du vaccin, arrivé en juin, ainsi que l'indifférence des autorités allemandes.
Les premiers cas du variant BTV3 ont été déclarés en septembre 2023 aux Pays-Bas puis un mois plus tard en Allemagne, avant d'atteindre la France en août 2024.
"Les nerfs des bergers sont à vifs", explique Mme Humpert, qui a regroupé dans sa grange les bêtes malades, dont certaines s'écroulent sur la paille, peinant à se nourrir.
D'autres se sont déjà remises sur pattes et paissent dans le pré, "mais pour combien de temps ?", se demande-t-elle, alors que l'autorisation du vaccin expire en décembre.
La bergère a perdu 140 de ses 500 bêtes, qu'elle élève depuis 1986 dans la campagne du nord de l'Allemagne, à Marienmüster, avec le but, notamment, de préserver des espèces locales en voie d'extinction.
Fièvre, boiteries, peau rongée par les moucherons, les symptômes de la maladie "de la langue bleue", transmise par des moucherons, sont divers.
Si cette fièvre ne présente aucun risque pour l'homme, elle entraîne un affaiblissement des ruminants et des bovins, des fausses-couches et dans de nombreux cas, la mort.
L'épizootie est renforcée par le réchauffement climatique, qui influe sur la population de moucherons, d'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
- Qui règle la facture ? -
D'après les chiffres officiels, l'Allemagne comptait près de 10.000 foyers contaminés en septembre, soit la moitié des fermes de moutons du pays, en faisant l'épizootie "la plus agressive" que les éleveurs de moutons aient connue au cours des dernières décennies, selon la fédération allemande des bergers (VDL).
C'est cinq fois plus qu'en France où une campagne de vaccination gratuite a été lancée dès l'apparition des premiers foyers de contamination et où la bataille contre la maladie fait régulièrement les gros titres des médias.
Italie, Belgique, Portugal, Espagne sont également touchés par l'épizootie en cours.
En Allemagne, où les Länder sont responsables de la lutte contre l'épidémie, les frais de vaccination sont à la charge des éleveurs, au moins en partie, en fonction des régions.
Mais l'Etat et les Länder "se renvoient la balle, et en fin de compte, c'est aux éleveurs de régler la facture", déplore l'éleveuse, également présidente de l'association des bergers de son Land de Rhénanie du Nord-Westphalie.
Elle n'a reçu qu'un euro par bête de la part de sa région, loin du coût que représente la vaccination, entre cinq et 25 euros par mouton d'après elle, en comptant l'intervention du vétérinaire.
Pour les bergers, dont la rémunération moyenne est d'environ 6,50 euros de l'heure d'après la VDL, soit la moitié du salaire minimum allemand, ce coût est trop élevé, estime Mme Ortrun.
Il faut y ajouter les coûts de l'équarrissage, des soins à prodiguer aux animaux malades et les pertes de revenus.
- Pas de vaccin "européen" -
"Nous devons avoir la certitude qu'un vaccin sera rapidement disponible au printemps prochain", appelle la bergère, "et que les éleveurs ne le paieront pas de leur poche".
Face à l'absence d'un vaccin approuvé à l'échelle de l'UE, l'Allemagne s'apprête à étendre l'autorisation du vaccin actuel, a assuré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Agriculture allemand.
Toutefois, aucun fonds spécial d'indemnisation n'est prévu pour couvrir une partie des coûts ou racheter des bêtes, comme le demande la VDL.
Cette mesure est également encouragée par l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), mais la décision revient à chaque pays.
En France, le gouvernement a annoncé début octobre une enveloppe de 75 millions d'euros pour combler le vide laissé par les systèmes d'indemnisation existants.
"On a l'impression que contrairement au reste de l'Europe, le sujet n'est pas pris au sérieux par les autorités allemandes", dénonce Mme Humpert, qui réclame la "même méthode" de lutte pour tous les pays affectés.
V.Fontes--PC