-
Après cinq mois de guerre, des Iraniens forcés à des sacrifices au quotidien
-
Une photojournaliste de l'AFP blessée par Israël honorée lors d'une cérémonie pour la liberté de la presse
-
Guatemala: fin de l'éruption du volcan de Fuego, les évacués rentrent chez eux
-
Le Rhin s'assèche, l'industrie allemande en quête de solutions
-
Paris vole vers des Everests boursiers en attendant un accord pour Ormuz
-
Venezuela: la gauche se fissure face à la proximité avec les Etats-Unis
-
Meta se lance sur le marché des logiciels écrits par l'IA, dominé par Anthropic et OpenAI
-
La fronde de la jeunesse indienne révèle une défiance envers les médias traditionnels
-
Iran: l'ONU se dit "alarmée" par la hausse des exécutions depuis mars
-
WTA 1000: la plupart des favorites répondent présent au 2e tour
-
Mégafeu en Gironde: le chef des pompiers dément avoir "abandonné Le Porge"
-
Une grande marée noire menace une réserve naturelle d'Oman, selon des ONG
-
La plus grande réserve souterraine de France devrait naître en Ariège en 2027
-
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
-
A huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
-
Kenya: les eaux des lacs montent, les populations à la merci des crocodiles
-
Le Centre renforcé d'urgences psychiatriques de Saint-Denis, modèle apaisant bientôt copié
-
Masters 1000 de Montréal: Fils évite le piège Svajda, Monfils fait ses adieux
-
Corse: le FLNC rejette le projet d'autonomie et menace les non-Corses venant vivre dans l'île
-
L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington
-
Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique
-
Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait
-
L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict
-
La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" après une réunion de crise au Maroc
-
Colombie: un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar meurt malgré les soins
-
Colombie: le gouvernement met en garde contre de possibles "actes terroristes" lors de l'investiture du président
-
L'étage supérieur d'une fusée SpaceX s'est écrasé sur la Lune
-
Séisme au Venezuela: la douloureuse valse des nombres de disparus
-
Les Bourses mondiales touchent des records, sans s'emballer pour autant
-
Abandonner ou pas? Dans le Tennessee, un candidat démocrate victime du redécoupage électoral
-
Drone explosif à Leipzig: l'Allemagne alerte sur une "nouvelle dimension de menace"
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, attend un accord entre Washington et Téhéran
-
Euro de natation: le plongeur Jules Bouyer médaillé d'argent au tremplin à 3 m
-
Foot: Mohamed Salah à la conquête de la Turquie
-
Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires
-
Fifa: fragilisé, Infantino a tenu une réunion de crise au Maroc
-
Noosha Aubel: Czy poradzi sobie z problemami Poczdamu?
-
Noosha Aubel: Είναι σε θέση να αντιμετωπίσει τα προβλήματα του Πότσδαμ;
-
Noosha Aubel: Klarar hon av Potsdams problem?
-
Noosha Aubel: Zvládne problémy Postupimi?
-
نوشا أوبيل: هل هي على مستوى التحديات التي تواجهها بوتسدام؟
-
Ski: la Suissesse Lara Gut-Behrami, triple médaillée olympique, annonce sa retraite (fédération)
-
Colombie : un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar secouru
-
Nouveau double record pour la Bourse de Paris qui termine à l'équilibre
-
Les Bourses mondiales entre records et attentisme
-
Tour Femmes: Vollering gagne, Reusser assure, Ferrand-Prévot s'écroule
-
Chikungunya, dengue, West Nile: de nouveaux cas autochtones identifiés dans le sud de l'Hexagone
-
Présidentielle : Attal à son tour visé par "une ingérence en provenance de Russie"
-
La présence de puma réduit les collisions entre cerfs et voitures (étude)
-
Dans le Michigan, les primaires démocrates consacrent le progressiste El-Sayed, à rebours de son parti
Contre les déserts médicaux, un nouveau centre de médecins solidaires à la campagne
Une nouvelle étape dans l'accès aux soins en zone rurale: avec l'ouverture d'un septième centre de santé dans l'Indre, le collectif Médecins Solidaires accélère son mouvement de lutte contre les déserts médicaux, au grand "soulagement" des populations concernées.
C'est à Reuilly, petit village du Berry situé à 30 kilomètres de Bourges, que ce nouveau centre s'est implanté début décembre. En sept ans, ses deux derniers médecins ont quitté la commune, partis à la retraite, laissant les 2.000 habitants sans possibilité de se soigner.
Alors depuis l'ouverture, à l'accueil, l’effervescence ne retombe pas et le téléphone sonne sans discontinuer, confiant la difficile tâche aux deux coordinatrices de trouver des créneaux dans un planning complet sur plus d'un mois.
"Les gens sont hyper soulagés d'enfin d'être entendus, écoutés, pris en charge et d'avoir un suivi", résume Lucie Vannier, indiquant que plus de 300 rendez-vous avaient déjà été honorés en moins d'un mois.
Ce centre flambant neuf est une nouvelle étape pour le collectif Médecins Solidaires, lancé en 2022 par le Dr Martial Jardel, qui avait déjà ouvert six centres de santé dans le centre/centre-ouest de la France, dont quatre l'année dernière.
- "Tous touchés" -
"Si on ne peut pas demander beaucoup à un seul médecin, on peut demander un peu à beaucoup", répétait-il encore aux élus régionaux début janvier.
Chaque semaine, un médecin dit "solidaire", dont l'activité principale est souvent basée à plusieurs centaines de kilomètres, vient alors donner de son temps pour permettre au centre de santé de tourner.
Cette semaine-là, à Reuilly, c'est le Dr Clémentine Labouré, professionnelle de SOS Médecins à Paris, qui reçoit les patients.
"Comme les médecins classiques du collectif, on exerce chacun notre tour", explique-t-elle à l'AFP. "On est tous touchés en tant que médecins par le fait que des patients n'aient pas accès aux soinx".
Selon le Dr Labouré, "dans des zones où les gens n'avaient plus du tout accès à un médecin", "on a des patients qui abandonnent leurs soins, qui abandonnent leur suivi, qui avaient des traitements chroniques, qui ne les prennent plus, qui ne se font plus dépister".
Cette initiative permet de "les remettre dans le système de soins", ajoute-t-elle.
Tous les patients rencontrés décrivent leur "soulagement" et leur "joie" de retrouver la possibilité de se soigner, mais aussi une oreille à qui se confier. 27,5% d'entre eux ont même choisi le centre comme "leur médecin traitant".
- "Dynamique" -
Pour Danielle Chene, venue consulter pour des symptômes grippaux, "il était temps, parce que de toute façon, on n'a rien". "Même si on va plus loin, il y a des médecins qui ne nous prennent pas", peste la retraitée.
Ici, l'essentiel est assuré, "je peux renouveler mes ordonnances, faire mes analyses. C'est tout ce qu'il nous fallait".
La particularité d'un médecin qui change toutes les semaines, "c'est autant de points de vue différents pour examiner certaines pathologies", assure Liliane Barbier, venue renouveler l'ordonnance de sa mère, âgée de 94 ans.
Cette création de centre médical réjouit jusqu'à la mairie.
"Jusqu'ici, nos habitants, la plupart vieillissants, étaient sans médecins et sans moyen de locomotion à leur disposition, des personnes se retrouvaient sans soins", pointe Carole Baptista, l'édile de la commune.
Si l'association prend en charge le logement du professionnel et gère l'aspect administratif, la municipalité fournit les locaux, qu'elle a "rénovés", et finance ses frais de fonctionnement.
Des dépenses largement amorties, car avec des médecins, "c'est une dynamique au niveau de notre commune" qui se crée, "ça fait vivre notre pharmacie et par ricochet nos artisans, le boulanger... Je suis une maire ravie".
Dans le Centre-Val de Loire, territoire à la plus faible densité de praticiens, une convention a même été signée en juillet 2024 avec le conseil régional, la préfecture et l'ARS. L'objectif: assurer l'ouverture de cinq nouvelles maisons de santé dans la région.
Avec 550 médecins membres du collectif, les professionnels visent encore plus haut, et misent sur 20 centres effectifs d'ici 2027, sur tout le territoire.
"Si 10% des médecins venaient faire une semaine, on pourrait ouvrir 150 centres en France", dresse le Dr Labouré.
N.Esteves--PC