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Procès en France d'un ancien chirurgien pour pédocriminalité: le témoignage de son ex-épouse attendu mercredi
Au troisième jour du procès de Joël Le Scouarnec, jugé dans l'ouest de la France pour violences sexuelles sur 299 patients, mineurs pour la plupart, la cour criminelle de Vannes poursuivra mercredi l'audition de proches de l'ancien médecin, notamment son ex-épouse dont le témoignage est très attendu par les victimes.
Il s'agit de l'une des plus grandes affaires de pédocriminalité jamais jugées dans le pays. L'accusé encourt une peine maximale de 20 ans de réclusion pour 111 viols et 189 agressions sexuelles, aggravés par le fait qu'il abusait de sa fonction.
Après une journée dense mardi, lors de laquelle deux des fils de l'ex-chirurgien ont dressé à la barre le portrait d'une famille hantée par les non-dits et les actes d'un grand-père incestueux, évoquant un père modèle dont la "perversion a explosé comme une bombe atomique", la présidente Aude Buresi entendra mercredi après-midi Marie-France, qui n'a divorcé qu'en 2023 de Joël Le Scouarnec.
Elle affirme ne jamais avoir eu le moindre soupçon sur les penchants pédophiles de son mari, malgré des écrits de ce dernier laissant penser le contraire, une première condamnation pour détention d'images pédopornographiques en 2005 et une lettre manuscrite datant de 2010, versée au dossier.
D'autres proches de l'ancien médecin, le plus souvent immobile, comme figé dans son box vitré, témoigneront avant elle.
De nombreuses victimes, pour la plupart mineures lors des actes perpétrés entre 1989 et 2014 dans plusieurs hôpitaux de l'ouest de la France, espèrent des "réponses" sur l'étendue de sa connaissance des faits.
Amélie Lévêque, que Joël Le Scouarnec est accusé d'avoir violée quand elle avait neuf ans, a dit mardi soir à l'AFP avoir "des attentes énormes" concernant l'ex-épouse.
"Elle est l'adulte qui, sous couvert de préserver ses enfants, a gardé secrets tous les sévices de son mari", a-t-elle dénoncé. "J'ai beaucoup de colère contre elle et j'espère qu'elle aura un mot pour nous, victimes."
"Nous sommes des victimes dont un bon nombre aurait pu être évité".
- Silences -
Les deux fils de Joël Le Scouarnec passés à la barre, âgés de 37 et 42 ans, ont décrit mardi une enfance heureuse, un père qui leur a transmis des "valeurs".
Mais le plus âgé a aussi fait état des nombreuses violences sexuelles que son grand-père paternel lui faisait subir entre ses cinq et dix ans.
Des agressions qu'il a longtemps tues auprès de ses parents, dans une famille où le silence était la règle. Marie-France avoue ainsi à son fils avoir été elle aussi "abusée" par "plusieurs personnes". Cependant, sa confidence ne suscitera aucune question.
Idem en 2024, lorsque les gendarmes français saisissent les disques durs de Joël Le Scouarnec et qu'il est condamné un an plus tard à quatre mois de prison avec sursis pour détention d'images pédopornographiques.
"Quand on est condamné, on revient pas à la maison à 18H00 comme si de rien n'était", s'étonne encore le fils. Mais il ne questionne pas son père et ce n'est qu'en 2017, affirme-t-il, que "sa perversion a explosé comme une bombe atomique dans la famille".
- Visages "incompatibles" -
Pour Me Marie Grimaud, qui représente 39 victimes dont trois qui étaient des amies d'enfance des fils Le Scouarnec, les frères "font face à un père et à un homme, deux visages totalement incompatibles".
"C'est une famille où la parole ne circulait pas. Les tabous existaient, les non-dits étaient là", a-t-elle analysé, soulignant "la dynamique de l'inceste".
L'avocat de la défense, Me Maxime Tessier, a rappelé que "les enfants ne peuvent jamais être tenus pour responsables des crimes qui sont commis par leur père et que lui-même a reconnus".
L'ancien chirurgien consignait méticuleusement dans des carnets et fichiers les informations liées à ses victimes ainsi que les violences infligées, souvent sous couvert de geste médical.
Il a déjà été condamné en 2020 à 15 ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants, dont deux nièces.
Mardi, il a demandé "pardon" à ses fils pour la "dévastation" qu'il a causée au sein de sa famille.
O.Salvador--PC