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"Banquet paysan" devant le Sénat pour dire "non à la loi Duplomb"
"La catastrophe est déjà là, n'en rajoutez pas!" lance un jeune agriculteur venu participer au "banquet paysan" dressé près du Sénat pour dire "non à la loi Duplomb", un texte en discussion au Parlement décrié par les défenseurs de la transition agro-écologique.
Cette proposition de loi (PPL), portée par le sénateur de droite Laurent Duplomb, vise à "lever les contraintes" du métier d'agriculteur, notamment en permettant un stockage accru de l'eau ou la réintroduction en France d'un pesticide néonicotinoïde, très toxique pour les pollinisateurs.
"Cette PPL, c'est la liste au père Noël de l'agro-industrie": "plus de pesticides", "plus de mégabassines", "la remise en cause de l'(agence sanitaire) Anses"..., énumère Lorine Azoulai, coprésidente du collectif Nourrir, qui mobilise depuis trois jours partout en France contre ce texte.
Voté au Sénat puis renvoyé en commission mixte paritaire avant son examen à l'Assemblée, le texte franchit toutes les "lignes rouges" pour les associations environnementales, élus de gauche et une partie des agriculteurs qui estiment que ses dispositions ne feront "que retarder la transition agro-écologique".
"On est contre ce texte. Même remanié. Rien ne pourra améliorer cette copie dangereuse qui va contre le sens de l'histoire", a martelé Lorine Azoulai, suscitant les applaudissements nourris des quelques centaines de personnes réunies — 500 selon les organisateurs.
Sous les arbres ou les chapiteaux de la Confédération paysanne, 3e syndicat agricole, de grandes tables sont dressées: on y coupe des légumes et des fruits apportés par les producteurs, on prépare des saucisses pour les grillades, on sert un peu de bière et beaucoup d'eau.
- "Intérêt général" -
François Dugrain, maraîcher dans l'Aisne, a apporté brocolis, salades et carottes. "On n'est pas contre le stockage de l'eau, moi-même je stocke un peu d'eau pour mes légumes. Mais il faut partager, le faire à l'échelle locale, sans détruire le milieu", plaide-t-il.
"On doit prioriser les cultures, comme les fruits et légumes, qu'on importe à 50%, et aussi pour l'abreuvement des animaux. Mais aujourd'hui, la politique, c'est premier arrivé, premier servi. Il n'y a aucune vision stratégique sur la gestion de cette ressource", renchérit Thomas Gibert, un des porte-parole de la Confédération paysanne.
La chaleur de juin est si intense que les moissons d'orge, les premières céréales récoltées avant le blé, ont trois semaines d'avance en France.
Devant le Sénat, ils sont venus nombreux questionner "au nom de l'intérêt général": "Il y a quand même des villes entières qui se retrouvent l'été sans eau pendant qu'on arrose du maïs qui sert à l'agro-industrie", souligne Fanny Métrat, éleveuse en Ardèche et porte-parole de la Confédération paysanne.
"Duplomd dans l'aile" ou "Duplomb, la culture du désastre": tendues à bout de bras, les pancartes disent la peur d'un "nouveau coup" porté à la biodiversité et "la destruction du vivant".
"En facilitant le déclassement des zones humides, ce texte fragilise des milieux qui fonctionnent comme des éponges" pour atténuer les inondations et sont des "réserves de biodiversité", souligne Jean-François Magne, de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).
"Quarante pour cent des oiseaux des plaines agricoles ont disparu ces 20 dernières années", rappelle-t-il, citant le moineau friquet, l'alouette ou la fauvette.
Une hécatombe largement attribuée aux pesticides. Un apiculteur est venu raconter "les ravages des néonicotinoïdes" — dont l'insecticide acétamipride que le texte veut de nouveau autoriser en France — sur les colonies d'abeilles.
Un céréalier, passé en agriculture bio, dresse un triste constat: "Je bois tous les jours dans mon eau des pesticides que j'utilisais il y a encore dix ans. C'est maintenant qu'il faut agir", lance-t-il, avant de dénoncer les coups de rabot sur le budget de l'agriculture bio.
A la tribune, Fanny Métrat vient dénoncer "le mythe de l'unité paysanne". Ce texte est "fait sur mesure pour la FNSEA" (premier syndicat) et "ne parle qu'à une minorité", dit-elle, notant que "le relèvement des seuils" pour les bâtiments d'élevage ne concernant que "2% des fermes d'élevage".
L'hiver dernier, "quand on est descendus dans la rue, tous syndicats confondus, ce qu'on demandait, c'était un revenu digne pour toutes et tous", rappelle-t-elle.
A.Aguiar--PC