-
Football: Pierre Sage assure qu'il va rester à Lens la saison prochaine
-
Aux Philippines, un mort et 20 disparus après un effondrement sur un chantier
-
Romuald Wadagni, un technocrate discret à la présidence du Bénin
-
Prix de l'énergie: "pas de remise en cause" des aides même en cas d'arrêt de la guerre, selon le gouvernement
-
A l'épicentre de l'épidémie en RDC, la peur d'Ebola
-
Catastrophe minière en Chine: l'angoisse des proches face au silence
-
Pakistan: au moins 24 morts dans l'attaque à l'explosif d'un train
-
Cannes: 2,8 millions de téléspectateurs devant la cérémonie de clôture
-
Près de Manchester, une bataille électorale cruciale pour l'avenir de Starmer et du Labour
-
A Hanoï, le projet de mégapole bouleverse la vie des habitants
-
En Chine, une paisible localité endeuillée par la pire catastrophe minière depuis 2009
-
Au Bangladesh, l’IA pour lutter contre le trafic chaotique de la capitale
-
A La Mecque, des pèlerins venus du bout du monde malgré les tensions au Moyen-Orient
-
Amsterdam, ville du vélo, a interdit les fatbikes dans un de ses parcs les plus fréquentés
-
Au Pays basque, une dauphine star à préserver des nageurs trop curieux
-
Effondrement sur un chantier aux Philippines, 19 personnes recherchées
-
NBA: Victor Wembanyama, la tête dans les étoiles
-
Enhanced Games: les controversés "Jeux du dopage" débarquent à Las Vegas
-
Foot: Mohamed Salah à Liverpool, l'artiste fait sa sortie
-
Play-offs NBA: les Knicks ont un pied en finale après leur troisième victoire face aux Cavs
-
Episode de chaleur: la vigilance jaune canicule prolongée dans le Finistère
-
Les Etats-Unis et l'Iran cherchent à finaliser un accord pour la fin de la guerre
-
CAN-2025: retour au Sénégal des supporters graciés par le roi du Maroc
-
Ukraine: intenses bombardements russes sur Kiev, au moins un mort
-
Bolivie: nouveaux heurts entre police et manifestants lors d'une tentative de débloquer les routes
-
Coup de grisou en Chine: 82 morts, recherche des deux derniers disparus
-
Coups de feu près de la Maison Blanche, le tireur abattu
-
Intenses bombardements russes sur l'Ukraine
-
Coups de feu près de la Maison Blanche, le tireur est mort
-
Boxe: Usyk vacille mais s'impose contre Verhoeven et conserve ses ceintures
-
Mondial-2026: l'Iran établit finalement son camp de base au Mexique
-
Espagne: Mbappé répond aux sifflets, le Barça battu pour la dernière de Lewandowski
-
F1/GP du Canada: Russell (Mercedes) en pole position devant son coéquipier Antonelli
-
Un accord avec l'Iran "largement négocié", affirme Trump
-
Coupe d'Allemagne: avec un triplé, Harry Kane offre le doublé au Bayern
-
"Fjord" du Roumain Cristian Mungiu décroche la Palme d'or à Cannes
-
Cristian Mungiu, l'implacable radiographe des fractures sociales
-
Des dizaines de milliers de manifestants à Belgrade demandent des élections
-
Exercice militaire américain au Venezuela, entre curiosité et critiques
-
Ligue des des champions: impérial, le Barça terrasse l'OL 4-0 et remporte son quatrième titre
-
"L'un des plus beaux jours de ma vie": Lens fête sa première Coupe de France
-
Téhéran et Washington évoquent une percée dans leurs négociations
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles met le Leinster et l'Europe à ses pieds
-
Tour d'Italie: Vingegaard, la prise de pouvoir
-
Des dizaines de milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du Premier ministre
-
Tennis: nouvelle tuile médicale pour Arthur Fils, forfait pour Roland-Garros
-
Des milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du Premier ministre
-
Chine: au moins 90 morts dans un coup de grisou, Pékin promet de punir les responsables
-
Alain Prost victime d'un violent cambriolage à son domicile en Suisse
-
Washington se rapproche de l'Inde, en invitant son Premier ministre
A l'épicentre de l'épidémie en RDC, la peur d'Ebola
"Si c'est vrai, que Dieu nous protège": à l'épicentre de l'épidémie de maladie Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC), le climat oscille entre peur et déni, à mesure que la catastrophe sanitaire enfle et que les morts s'accumulent.
Mongbwalu, cité de quelque 130.000 habitants, est située dans les collines vertes du nord-est de la RDC, dans la province de l'Ituri. C'est là que se trouve le foyer de l'épidémie, qui a déjà tué 204 personnes sur 867 cas suspects dans le pays d'Afrique centrale de plus de 100 millions d'habitants.
Dans les rues en terre, orpailleurs et commerçants font des allers-retours quasi quotidiens vers les provinces voisines. Des motos couvertes de boue traversent les pistes rouges. L'Ouganda n'est qu'à une centaine de kilomètres à vol d'oiseau et le Soudan du Sud à quelque 200 kilomètres.
Depuis cette région reculée, la maladie s'est propagée, en l'espace de quelques semaines, dans deux provinces voisines et sur le sol ougandais.
Cette épidémie, la 17e que connaît la RDC, pays parmi les plus pauvres de la planète, a été jugée "assez fulgurante" par le ministre de la Santé congolais. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte sanitaire internationale.
A Mongbwalu, 322 cas personnes sont suspectées d'avoir été infectées, selon le dernier bilan des autorités sanitaires. Et 88 décès, probablement causés par le virus, ont été signalés.
"La maladie existe", insiste Laureine Sakiya, habitante de Mongbwalu interrogée par l'AFP, en évoquant des morts parmi ses voisins. "Les autorités doivent nous apporter les vaccins", réclame la jeune femme de 26 ans.
Elle ignore encore qu'aucun traitement ni vaccin n'existent pour le virus Bundibugyo, à l'origine de la flambée épidémique d'Ebola en cours.
- "Une histoire de cercueil" -
A l'hôpital local, modeste bâtisse plantée au milieu des arbres et des herbes hautes, des équipes sanitaires brossent le sol et les murs avec une solution au chlore. Masques, lunettes, combinaisons, ils sont protégés de la tête aux pieds.
Les dispositifs dédiés au lavage des mains sont faits de seaux en plastique: dans le foyer de l'épidémie, qui s'annonce comme une des plus graves de l'histoire d'Ebola, la réponse sanitaire tarde à s'organiser.
Des ONG locales sont présentes et Médecins sans frontières a prêté des tentes à l'hôpital pour permettre d'isoler les personnes contaminées.
A l'arrière du bâtiment, une armature noircie tient encore debout: une des tentes a été brûlée au cours de la nuit. Des cendres sont visibles au sol. Au cours des épidémies précédentes, la méfiance d'une partie de la population avait déjà créé des incidents.
"Au début, les gens pensaient qu'il s'agissait d'une histoire de cercueil", explique Jonathan Imbalapay, président de la société civile de Mongbwalu.
Selon les enquêtes épidémiologiques menées pour remonter jusqu'à l'origine de l'épidémie, le premier cas suspect recensé est un homme mort à Bunia, la capitale provinciale.
Après son décès, la famille a rapatrié le corps vers Mongbwalu à bord d'un simple véhicule. Au bout d'un trajet d'environ 80 km, sur des routes souvent cabossées, le cercueil a fini abîmé, laissant entrevoir la dépouille. Selon des témoins rencontrés par l'AFP, le père du défunt a refusé d'enterrer son fils dans ces conditions. Les proches ont alors déplacé le corps dans un autre cercueil.
Lorsque les décès ont commencé à se multiplier au sein de la communauté, certains ont cru à "une maladie mystique". Des représentants des autorités coutumières et des habitants ont voulu brûler le premier cercueil, mis en cause. Dans certaines régions de la RDC, les phénomènes inexpliqués sont parfois associés au mysticisme ou à la sorcellerie.
Des tests menés au laboratoire provincial ont tout d'abord écarté la thèse Ebola, a retracé le ministre de la Santé - laissant la maladie et la psychose se propager à Mongbwalu.
Il a fallu attendre que des échantillons parviennent au laboratoire de recherche biomédicale de la capitale, Kinshasa, pour confirmer l'existence d'une nouvelle épidémie.
"Je m'inquiète de ceux qui disent que cette maladie est une fabrication", lâche Adam Hussein, 35 ans, représentant des médecins traditionnels de Mongbwalu, appelant au respect des mesures barrières.
X.M.Francisco--PC