-
Tennis: Serena Williams, de retour à 44 ans, remporte un premier match en double
-
Wall Street en ordre dispersé à l'issue d'une séance très volatile
-
Forêt: neuf réserves biologiques créées ou étendues en France, la plus grande en Guyane
-
À Barcelone, le pape Léon XIV évoque santé mentale et féminicides lors d'une veillée
-
Tryptamine: sept dérivés synthétiques de cette substance hallucinogène prochainement interdits, selon l'agence du médicament
-
Nouveau bras de fer entre Apple et Bruxelles, autour de Siri AI
-
Une femme à la tête de l'ONU? Les candidates débattent à Genève
-
Nintendo annonce un remake du jeu "The Legend of Zelda: Ocarina of Time"
-
Mondial-2026: relancer la croissance grâce aux Bleus, un mirage persistant
-
A Tyr au Liban, le quartier chrétien jusqu'ici épargné par Israël se vide
-
Un Italien prendra part à la prochaine mission Artémis
-
La Patrouille de France survole la Statue de la Liberté à New York
-
Anthropic rend publique son IA la plus puissante, bridée pour des raisons de sécurité
-
Wall Street: le Nasdaq chute, la tech à nouveau sous pression
-
L'Italien Luca Parmitano sera le premier Européen dans une mission Artémis (Nasa)
-
Tour Aura: Visma et Jorgenson impressionnent, Baudin s'accroche au jaune
-
Attaque à Belfast: les autorités appellent au calme face au risque de violences anti-immigrés
-
Le baromètre des Bleus: Cherki, Olise au top, Konaté, Thuram en dedans
-
Les Bourses européennes lestées par l'essoufflement du rebond de la tech
-
L'UE impose le retour gratuit des concurrents de Meta AI dans WhatsApp
-
Indignation en Somalie après qu'un arbitre somalien, refoulé des Etats-Unis, se voit écarté du Mondial-2026
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud, au moins huit morts à Tyr
-
Ebola: un manifestant contre un centre de quarantaine américain au Kenya grièvement blessé à la tête
-
Lyhanna: face à l'immense émotion, Lecornu présente des premières mesures
-
L'influenceur Jeremstar obtient la relaxe après une action anti-corrida
-
Nouveaux engagements des charcutiers sur le sel et les acides gras saturés
-
Le projet lié à Trump, étincelle qui a fait descendre les Albanais dans la rue
-
Equipe de France: des certitudes mais un beau rôle à trouver pour Dembélé
-
Ebola: arrestations et lacrymogènes contre des manifestants opposés à un centre de quarantaine américain au Kenya
-
Des bornes de collecte textile et des emplois supprimés : la filière à bout de souffle
-
Japon: un ours errant en ville depuis quatre jours capturé
-
En Bourgogne, de nouvelles fouilles pour "faire ressurgir" la déesse de la Seine
-
Drogues: l'agence européenne alerte sur des produits "de plus en plus variés"
-
Xenia Fedorova, la Russe que la France a à l'oeil
-
La mairie de Los Angeles se jouera entre deux démocrates, selon les médias
-
Les Palestiniens pris en étau entre les colons israéliens et le Hamas, alerte une commission mandatée par l'ONU
-
Déchets textile: Le Relais (Emmaüs) réduit ses collectes, 60 emplois en insertion supprimés
-
Patrick Bruel: sa garde à vue prolongée de 24 heures, nouvelles plaintes à venir
-
Des fouilles archéologiques inédites au Struthof, ancien camp nazi en France
-
Alta Ares accélère pour répondre à des "failles" dans la lutte antidrones
-
Finale NBA: Castle, symbole de Spurs insouciants, à la maturation accélérée
-
L'ombre de Trump plane sur la présidentielle brésilienne
-
La mairie de Los Angeles se jouera entre deux démocrates
-
"Battu à mort": en Equateur, la lutte antidrogue de l'armée entachée par des violences
-
Violences sexuelles: sur TikTok, des témoignages viraux à double tranchant
-
24 Heures du Mans: Romain Dumas, le touche-à-tout du sport automobile
-
Philippines: le séisme a fait 41 morts, des patients soignés à l'extérieur des hôpitaux
-
Face aux GPS, les cartes veulent encore tenir la route
-
Les grandes entreprises européennes alimentent les inégalités, selon Oxfam
-
Hué à New York avant un match de la finale NBA, Trump assure qu'il s'agissait d'encouragements
Ebola: un manifestant contre un centre de quarantaine américain au Kenya grièvement blessé à la tête
Un homme qui manifestait contre un centre de quarantaine destiné à des Américains présentant des risques de contamination à la fièvre hémorragique Ebola a été grièvement blessé par balle à la tête mardi au Kenya lors d'affrontements avec la police.
Le centre est en construction sur la base aérienne de Laikipia (centre), près de la ville touristique de Nanyuki, et prévoit d'accueillir des ressortissants américains exposés à l'épidémie de virus Ebola qui sévit depuis le 15 mai en République démocratique du Congo (RDC).
Le projet suscite la crainte de Kenyans, qui ont peur de voir arriver des personnes atteintes de la maladie, très contagieuse, dans ce pays d'Afrique de l'Est qui n'a jamais enregistré aucun cas d'Ebola et n'a pas de frontière commune avec la RDC.
Une manifestation rassemblant des centaines de personnes mardi à Nanyuki a dégénéré, certains manifestants brûlant des pneus et jetant des pierres sur des policiers, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes.
Des tirs ont été entendus et un journaliste de l'AFP à Nanyuki a vu un homme saignant abondamment du crâne, sans pouvoir déterminer avec certitude s'il avait été tué. La victime, qui ne bougeait pas, a ensuite été portée sans ménagement dans un pick-up de la police kényane, a également vu l'AFP.
Un autre manifestant a été blessé par un jet de gaz lacrymogènes, a indiqué à l'AFP la Croix-Rouge kényane, dans un autre quartier de Nanyuki, ville généralement très tranquille, située au pied du Mont Kenya.
La police du pays est souvent critiquée pour son usage excessif de la force.
D'après les derniers bilans de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rendus publics mardi, 550 cas d'Ebola ont été confirmés en RDC, dont 101 décès. Dix-neuf cas, dont deux décès, ont aussi été recensés en Ouganda par l'OMS, qui a fait état lundi d'un autre "cas probable, qui est mort".
Des journalistes de l'AFP ont vu plusieurs arrestations par la police qui, à de nombreuses reprises, a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des groupes de plusieurs dizaines de personnes.
Leurs rangs se sont élargis à plusieurs centaines de personnes qui ont brièvement marché dans Nanyuki, avant d'être à leur tour dispersées par des gaz lacrymogènes.
"Nous n'avons pas cette maladie dans ce pays... ils amènent un virus dans notre pays", a dénoncé Zipporah Wachira, 30 ans.
- "Décharge" -
Le centre doit disposer de 50 lits d'isolement et être géré par du personnel américain. Il était presque achevé à la fin de la semaine dernière, avait indiqué à l'AFP une source diplomatique américaine.
Nombre d'habitants dénoncent aussi la posture des États-Unis, qui refusent à leurs citoyens malades l'accès à leur propre territoire et préfèrent qu'ils soient soignés à l'étranger.
"Nous disons aux Américains qu'ils peuvent prendre leur Ebola et le ramener dans leur pays", a lancé Mwangi Wangai, défenseur des droits humains de 30 ans, vêtu d'une tenue de protection PPE.
"J'aimerais connaître les raisons pour lesquelles ils (les Américains, NDLR) ont pensé que notre pays était une décharge", a réagi Priscilla Waimani, une créatrice de contenus de 47 ans drapée dans un drapeau kényan.
Des centaines de riverains avaient déjà protesté devant la base de Laikipia le 1er juin. Deux manifestants y avaient été tués par balle, selon des défenseurs des droits humains.
Le projet a aussi été attaqué devant la justice kényane, qui la semaine dernière a ordonné sa suspension au nom de "l'intérêt commun".
Mais le gouvernement du président William Ruto a promis de poursuivre le projet, affirmant qu'il avait une dette envers Washington pour des années de soutien en matière d'aide.
Le gouvernement américain a promis 13,5 millions de dollars (environ 117 millions d'euros) aux efforts de préparation du Kenya contre Ebola.
Interrogé sur le sujet, le porte-parole de l'OMS Tarik Jasarevic ne s'est pas prononcé sur l'initiative américaine. "Le Kenya et les Etats-Unis peuvent évidemment travailler ensemble de la manière dont ils pensent qu'elle servira aux mieux leurs intérêts communs", a-t-il observé.
Mais "vous ne pouvez pas réussir vos efforts de préparation ou de réponse si vous n'avez pas la communauté avec vous", a-t-il encore glissé.
L'exécutif est également critiqué pour avoir signé l'an passé un accord de santé bilatéral avec Washington, à qui il donne accès aux données de santé kényanes contre des subsides.
L.Carrico--PC