-
Le "visage d'ange" de Meloni effacé d'une fresque à Rome
-
Nouvelles frappes israéliennes meurtrières à Gaza
-
Un documentaire revient sur l'histoire de Lucy Letby, l’infirmière britannique tueuse de nouveaux-nés
-
JO-2026: skier sans ligament croisé, le pari osé de Lindsey Vonn
-
Bourses: Paris et Londres terminent en hausse, Francfort en retrait
-
Minneapolis: l'émissaire de Trump annonce le retrait de 700 policiers de l'immigration
-
JO-2026: l'Italie déjoue une série de cyberattaques russes
-
XV de France: Dupont, nouveau retour mais toujours mêmes attentes
-
Xi et Poutine louent une relation bénéfique à la "stabilité" mondiale
-
La dépression Leonardo met à l'arrêt l'Andalousie en Espagne, le Portugal aussi touché
-
Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome
-
Canal de Panama : CK Hutchison va en justice après l'annulation de sa concession
-
Le général Zhang Youxia, ou la chute d'un "prince rouge" chinois
-
Washington inaugure la diplomatie du minerai
-
Affaire Epstein: Jack Lang défend son intégrité et son poste
-
Wall Street sur une note contrastée, scrute les résultats d'entreprises
-
JO-2026: Julia Simon "dans les temps" pour décrocher une médaille
-
JO-2026: avec Vonn et Shiffrin, le ski alpin attend ses superstars
-
Agression sexuelle: l'animateur Vincent Cerutti condamné à 8 mois de prison avec sursis
-
Serbie : procès du ministre de la Culture dans le cadre d'un projet hôtelier lié au gendre de Trump
-
Au procès en appel du RN et de ses cadres, parole à la défense
-
Affaire Epstein: Keir Starmer "regrette" d'avoir nommé Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis
-
JO-2026/ski alpin: l'Américain Cochran-Siegle en tête du premier entraînement de descente
-
Enseignante poignardée en classe: le collégien explique qu'il avait "trop de haine"
-
Arnaud Rousseau candidat à un deuxième mandat à la tête de la FNSEA
-
Après le rejet du Sénat, les députés valident en commission le "droit à l'aide à mourir"
-
Royaume-Uni: Andrew quitte Windsor mais reste au coeur des soupçons
-
Entre la France et l'UE, une défiance croissante sur fond de Mercosur
-
Dépression Leonardo: habitants évacués, trains à l'arrêt et écoles fermées en Andalousie
-
Moscou fait pression sur Kiev, les négociations sur la guerre redémarrent à Abou Dhabi
-
France: la lutte anti-cancer prête à continuer, avec quelques angles morts
-
Frappes israéliennes meurtrières à Gaza, le poste frontalier de Rafah entrouvert
-
Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier
-
A Sanary-sur-Mer, le traumatisme après l'agression d'une enseignante en classe
-
La bataille d'un universitaire américain pour purger ses "deepfakes" générés par IA
-
Keir Starmer sur la défensive dans l'affaire liant Mandelson à Epstein
-
Au procès pour viols du fils de la princesse de Norvège, une victime présumée suspecte avoir été droguée
-
Vincent Bolloré convoqué par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
-
Affaire Epstein: Jack Lang exclut de démissionner de l'IMA et plaide la "naïveté"
-
Foot: Kanté rejoint Fenerbahçe avec toujours une vue sur les Bleus
-
E-cigarette: vapoter, c'est aussi prendre des risques pour sa santé, avertit l'agence de sécurité sanitaire
-
Cancer du poumon: dépistage proposé à 20.000 personnes à partir de mars, avant une généralisation prévue
-
Cancer: quand la désinformation entrave la guérison
-
Foot: N'Golo Kanté quitte l'Arabie saoudite pour Fenerbahçe après l'intervention d'Erdogan
-
NBA: Cunningham et les Pistons résistent aux Nuggets, les Knicks enchaînent un 7e succès
-
NBA: les LA Clippers échangent James Harden à Cleveland contre Darius Garland
-
Les graffiti de Pompéi mis en lumière par la science
-
En Thaïlande, le parti favori des jeunes craint d'être à nouveau écarté du pouvoir
-
A Washington, la diplomatie du minerai
-
Fin de vie: après le rejet du Sénat, la loi sur l'aide à mourir revient à l'Assemblée
Svante Pääbo, Nobel de médecine de père en fils
Une rareté dans l'histoire des Nobel: le généticien suédois Svante Pääbo, lauréat de la plus prestigieuse des distinctions, pour ses travaux sur le séquençage de Néandertal, est lui-même le fils d'un prix Nobel de médecine, il y a tout juste 40 ans.
Un père qu'il ne voyait que de manière épisodique puisque le nouveau lauréat, né en avril 1955 à Stockholm, est l'enfant d'une relation extraconjugale du biochimiste suédois Sune Bergström (Nobel de physiologie et de médecine en 1982). Sa mère est une chimiste estonienne, Karin Pääbo.
Outre ses travaux sur Néandertal, Svante Pääbo a révélé l'existence d'un autre homininé archaïque distinct et inconnu jusqu'alors, l'Homme de Denisova, qui vivait en Sibérie et dont on ignore encore beaucoup, notamment la date d'extinction.
Après avoir été tenté par l'égyptologie --à la suite d'une voyage en Egypte avec sa mère lorsqu'il était adolescent--, il se tourne vers la médecine, comme son père, à l'université d'Uppsala (nord de Stockholm).
"J'ai grandi dans le secret de mon origine paternelle, fils né hors mariage de Sune Bergstrom", raconte le scientifique dans son livre, "Néandertal: à la recherche des génomes perdus" (paru en 2014, publié en France en 2015 chez Les liens qui libèrent).
- Les momies puis Néandertal -
Il étudie la biochimie, les virus, puis revient à sa passion d'adolescent: les momies. C'est ce qui allait le mener à des découvertes qui ont stupéfié la communauté scientifique --et le grand public.
"Serait-il possible d'étudier d'anciennes séquences d'ADN et de comprendre ainsi comment les Egyptiens d'autrefois sont reliés à ceux d'aujourd'hui?", écrit-il dans son livre. "Ces questions étaient fascinantes. Je n'étais certainement pas le premier à me les poser".
Faute de trouver une réponse, le chercheur se met au travail. A partir d'échantillons de momies, humaines ou animales, il traque des traces d'ADN ancien --le plus souvent très dégradées voire indétectables.
En 1985 enfin, il parvient à identifier ces traces génétiques dans la momie d'un enfant, mort il y a 2.400 ans.
Il remonte alors le temps et se penche sur l'Homme de Néandertal, lors de ses recherches à l'université de Munich au milieu des années 1990.
En 1996, avec son équipe, il identifie le premier fragment d’ADN mitochondrial (transmis par la mère) d'une lignée d'humains éteinte, Néandertal, à partir d'un fragment d'os vieux de 40.000 ans.
Le prestigieux institut Max Planck, à Leipzig, l'appelle et il y fonde un centre de recherche en paléogénétique.
En 2010, il accomplit "la tâche quasiment impossible" de séquencer entièrement le génome de Néandertal, souligne le communiqué du comité Nobel.
- Les travaux du père -
Svante Pääbo démontre également qu'un transfert de gènes de l'ordre de 2% avait eu lieu entre ces homininés disparus, comme Néandertal, et l'Homo sapiens --qui se sont donc reproduits ensemble.
Et des humains d'aujourd'hui (en Europe et en Asie) portent dans leurs gènes des traces de cet ADN de Néandertal.
"Les différences génétiques entre Homo sapiens et nos plus proches parents aujourd'hui éteints étaient inconnues jusqu'à ce qu'elles soient identifiées grâce aux travaux de Pääbo", a salué le comité dans sa décision.
En 2008, grâce à un fragment d'os de petit doigt découvert dans la grotte de Denisova en Sibérie, contenant de l'ADN remarquablement bien préservé, Svante Pääbo et ses collègues du Max-Planck identifient une nouvelle espèce d'homininés, baptisé "Homme de Denisova". Là encore, la découverte fait sensation.
A la fin des années 2000, il est hospitalisé pour une embolie pulmonaire. Il réalise alors, en cherchant à comprendre ce qui lui arrive, que son père avait travaillé en 1943 sur l'héparine, un anticoagulant qui lui sauve la vie, raconte-t-il dans son livre de 2014.
Il est marié avec une autre scientifique, Linda Vigilant, qui travaille également à l'Institut Max Planck. Le couple a deux enfants.
P.L.Madureira--PC