-
La plus grande réserve souterraine de France devrait naître en Ariège en 2027
-
"Un goût de fumée " ? Des vignerons varois dans l'incertitude pour le millésime 2026
-
A huit mois de la présidentielle, les ingérences russes se multiplient
-
Kenya: les eaux des lacs montent, les populations à la merci des crocodiles
-
Le Centre renforcé d'urgences psychiatriques de Saint-Denis, modèle apaisant bientôt copié
-
Masters 1000 de Montréal: Fils évite le piège Svajda, Monfils fait ses adieux
-
Corse: le FLNC rejette le projet d'autonomie et menace les non-Corses venant vivre dans l'île
-
L'Iran dit s'être accordé avec Oman sur Ormuz, mais la réouverture dépendra de Washington
-
Le président birman en Thaïlande pour remettre son pays sur la scène diplomatique
-
Masters 1000 de Montréal: Zverev éliminé, Auger-Aliassime forfait
-
L'auteur présumé de l'attentat contre un cortège syndical à Munich face à son verdict
-
La Fifa reconnaît des "erreurs" et présente des "excuses" après une réunion de crise au Maroc
-
Colombie: un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar meurt malgré les soins
-
Colombie: le gouvernement met en garde contre de possibles "actes terroristes" lors de l'investiture du président
-
L'étage supérieur d'une fusée SpaceX s'est écrasé sur la Lune
-
Séisme au Venezuela: la douloureuse valse des nombres de disparus
-
Les Bourses mondiales touchent des records, sans s'emballer pour autant
-
Abandonner ou pas? Dans le Tennessee, un candidat démocrate victime du redécoupage électoral
-
Drone explosif à Leipzig: l'Allemagne alerte sur une "nouvelle dimension de menace"
-
Wall Street clôture en ordre dispersé, attend un accord entre Washington et Téhéran
-
Euro de natation: le plongeur Jules Bouyer médaillé d'argent au tremplin à 3 m
-
Foot: Mohamed Salah à la conquête de la Turquie
-
Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires
-
Fifa: fragilisé, Infantino a tenu une réunion de crise au Maroc
-
Noosha Aubel: Czy poradzi sobie z problemami Poczdamu?
-
Noosha Aubel: Klarar hon av Potsdams problem?
-
Noosha Aubel: Είναι σε θέση να αντιμετωπίσει τα προβλήματα του Πότσδαμ;
-
نوشا أوبيل: هل هي على مستوى التحديات التي تواجهها بوتسدام؟
-
Noosha Aubel: Zvládne problémy Postupimi?
-
Ski: la Suissesse Lara Gut-Behrami, triple médaillée olympique, annonce sa retraite (fédération)
-
Colombie : un bébé hippopotame descendant de la colonie d'Escobar secouru
-
Nouveau double record pour la Bourse de Paris qui termine à l'équilibre
-
Les Bourses mondiales entre records et attentisme
-
Tour Femmes: Vollering gagne, Reusser assure, Ferrand-Prévot s'écroule
-
Chikungunya, dengue, West Nile: de nouveaux cas autochtones identifiés dans le sud de l'Hexagone
-
Présidentielle : Attal à son tour visé par "une ingérence en provenance de Russie"
-
La présence de puma réduit les collisions entre cerfs et voitures (étude)
-
Dans le Michigan, les primaires démocrates consacrent le progressiste El-Sayed, à rebours de son parti
-
Mort à 80 ans de l'ex-PDG de Carrefour, Daniel Bernard
-
A Cuba, la résilience des habitants mise à rude épreuve
-
Philippines: des panneaux solaires sur les toits contre des factures qui crèvent le plafond
-
IA : Mythos 5 d'Anthropic crée de fausses identités lors d'un test au Royaume-Uni
-
Ceuta : la situation des mineurs est "intenable", alerte le président de l'enclave espagnole
-
Médecine : 10.260 postes d'internes ouverts pour la promotion 2026, annonce le gouvernement
-
Un drone muni d'un explosif perturbe l'aéroport de Leipzig, hub stratégique pour l'Ukraine
-
Bangladesh: l'ombre persistante de l'ex-Première ministre en fuite
-
Procès Pormanove: peine de sursis et de "bannissement numérique" pour les deux streamers
-
Les Bourses mondiales perchées à des niveaux records
-
Incendies en Grèce: autorités et habitants évaluent l'ampleur des dégâts près d'Athènes
-
Canicules, sécheresse, incendies: un plan "global" pour ne laisser aucun agriculteur "seul"
Pénurie d'infirmières, urgences fermées: le système canadien en souffrance
Au Canada, un manque criant d'infirmières contraint de nombreux services d'urgences à fermer temporairement, exerçant une pression supplémentaire sur un système de santé à bout de souffle.
Epuisement professionnel dû à la pandémie, mauvais traitements de la part de patients ou encore insatisfaction salariale sont autant de raisons qui poussent ces soignants à prendre la porte en nombre.
"Les infirmières sont détachées, démoralisées et désespérées", s'alarme Cathryn Hoy, présidente de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario (ONA). "La situation est critique", ajoute la praticienne aux 20 années d’expérience.
Depuis le début de l'été, on compte par dizaine le nombre de services d'urgences qui ont été contraints de fermer pour une nuit, un week-end ou plus longtemps encore par manque de soignants.
A cela s'ajoutent des délais d'attente de plus en plus longs, jusqu’à 12, 16, 20 heures avant d’être examinés
En proie à des douleurs extrêmes liées à la présence de sang dans son urine, Amélie Inard, 32 ans, a vécu cette situation lors de son récent passage dans des urgences "vraiment lentes" de Montréal.
C'est "la folie ce soir", lui a répondu une infirmière, lui demandant dans la foulée de décrire ses symptômes "en une phrase, très rapidement, car on est très occupés".
Frustrée, elle est repartie sans voir de médecin.
Cette frustration des patients combinée à une charge de travail de plus en plus importante se traduit par un pic de violence à l'encontre du personnel médical, alerte pour sa part la présidente de l'ONA.
Une violence que plusieurs infirmières interviewées par l'AFP ont confirmé avoir vécu sous forme de coups de poing, de griffures, de crachats, mais aussi de jets de plateaux, de vaisselle ou encore d'excréments.
- "Des conditions de travail insensées" -
Dans la capitale Ottawa, la crise est telle qu'il n'est plus surprenant de n'avoir aucune ambulance disponible, car bloquées aux urgences, ne pouvant décharger leurs précédents patients. Entre janvier et juillet, ce scénario s'est reproduit plus de 1000 fois.
La semaine passée, un hôpital de Peterborough, à l'est de Toronto, a été contraint de soigner des patients en brancards sur le parking faute de places à l'intérieur, raconte Cathryn Hoy.
Dans la province voisine du Manitoba, le médecin Merril Pauls raconte que des lits aux urgences ont dû être fermés "à plusieurs reprises" cet été par manque d'infirmières.
Un dimanche, "on a littéralement été obligé de regrouper plusieurs patients en état critique dans une même salle de réanimation", se lamente-t-il.
"Nos infirmières travaillent vraiment dans des conditions insensées", s'indigne le médecin, ajoutant que c'est un "phénomène majeur qui se produit dans tout le pays" et qui "ne cesse de s'aggraver".
- Roulement élevé -
Une récente enquête menée par le plus grand syndicat canadien, le SCFP, a révélé que 87 % des infirmières ont déjà songé à quitter leur emploi "à cause de conditions de travail ingrates et exténuantes".
"Même les nouveaux diplômés démissionnent", constate la présidente de l'ONA.
Bien que ses pouvoirs dans ce domaine soient limités, le gouvernement fédéral s'est récemment engagé à faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers afin d'aider 11.000 médecins et infirmières immigrants à combler les vides: 34.400 postes d'infirmières sont vacants.
Mais le manque de personnel n'est pas la seule raison derrière les problèmes dans les hôpitaux.
Nombreux sont les Canadiens, comme Amélie Inard, qui n'ont pas d'autre choix que de se rendre aux urgences faute d'avoir un médecin de famille, engorgeant davantage le système.
"C'est tellement difficile de trouver un médecin", confie-t-elle.
A cela s'ajoute une pénurie récurrente de lits, qui entraîne souvent de longues attentes pour transférer les patients des urgences vers les différents services.
En réponse, l’Ontario, province la plus peuplée du pays, a adopté fin septembre un projet de loi autorisant le transfert de patients en attente de soins de longue durée vers des établissements situés jusqu'à 150 kilomètres de distance.
Une mesure qui permettra "d'alléger la pression sur les services d'urgence surchargés", avance le gouvernement provincial, mais qui forcera aussi les personnes âgées à vivre loin de leurs proches, répondent les critiques.
Bien que la plupart des personnes nécessitant un traitement finissent par être vues, les retards peuvent avoir des répercussions à long terme, comme lors d'un accident cardiovasculaire, souligne le Dr Pauls.
La situation est telle que la confiance des patients commence à s'éroder, continue le médecin. Il se souvient qu'il leur disait toujours "de revenir si les choses empiraient".
"Mais maintenant, ils se moquent de nous", constate-t-il. "Ils disent: +Vous êtes fous. Il n'y a pas moyen que je revive ça+."
P.Serra--PC