-
Pedro Sánchez assure que l'Espagne enquête toujours sur la crise de Ceuta, mais exonère le Maroc
-
Mort de Jean-François Leroy, fondateur du festival de photojournalisme Visa pour l'image
-
La Bourse de Paris revient vers l'équilibre après un début de séance en hausse
-
Amy Adams : Comment un rôle d'infirmière l'a aidée à sauver un homme poignardé
-
Léon Marchand : du natation à l'histoire de l'art
-
Xi, Pezeshkian et Poutine en sommet régional au Kirghizstan
-
Top 14: Toulon, "le lieu parfait pour me challenger", assure Fickou
-
Durée de guérison des tendinites : ce qu'il faut savoir selon les experts
-
Au moins un mort et une quinzaine de disparus après une crue éclair dans le Grand Canyon
-
La journaliste Natacha Polony se lance en politique pour "perturber l'entre-soi"
-
Les Cotswolds, campagne anglaise prisée des célébrités et possible havre pour Harry et Meghan
-
Premier échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran depuis un mois
-
Crue dans l'Himalaya: déjà 900 morts, les secours à la recherche de milliers de disparus
-
Corée du Sud: la cheffe de la secte Moon condamnée à deux ans de prison pour corruption
-
Les Bourses européennes mitigées à l'ouverture de la séance, résistent à la hausse du pétrole
-
Ce que l'on sait des orientations du budget pour 2027
-
"Vacances, j'oublie tout" : le tourisme résiste en France malgré les incertitudes
-
La "capitale de la guitare", un succès chinois bien orchestré
-
US Open: trahi par son corps, Djokovic rend les armes d'entrée
-
La Chine omniprésente à l'ouverture du sommet du Pacifique boudé par plusieurs dirigeants
-
US Open: en grande souffrance, Djokovic rend les armes d'entrée
-
La Chine omniprésente à l'ouverture d'un sommet du Pacifique boudé par plusieurs dirigeants
-
Premier échange de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran en un mois
-
La principale dissidence des ex-FARC revendique la capture d'un Colombien de la Légion étrangère française
-
Frappes américaines en Iran, les premières en un mois
-
Après la crue dévastatrice, le Népal enterre ses morts
-
Les enseignants de retour à l'école pour une rentrée affectée par une cyberattaque
-
Lecornu et son gouvernement en séminaire, avant le chemin de croix budgétaire
-
Les ministres des Finances du G20 aux Etats-Unis, Washington veut isoler davantage Téhéran
-
La Chine omniprésente à l'ouverture du sommet des dirigeants du Pacifique
-
Golf: la Chinoise Yin Ruoning remporte son sixième titre sur le circuit
-
Xi au Kirghizstan, Poutine et Pezeshkian attendus
-
Macron attendu à Stockholm pour un gros contrat de frégates
-
L1: vainqueur logique de l'OM, Monaco s'installe en tête
-
Fifa: Platini estime qu'Infantino "doit partir" car il n'a pas "respecté les règles" du football
-
Référendum en Guinée-Bissau: dépouillement en cours après un vote sans engouement
-
Suisse : les recherches se poursuivent après des tirs mortels lors d'une rave party
-
Basket: les Bleus se sortent du piège suédois
-
Lancement du télescope Nancy Grace Roman : le Falcon Heavy prêt au décollage
-
Référendum en Guinée-Bissau: fermeture des bureaux de vote et début du dépouillement
-
Test TÜV Rheinland : l'Aptera génère 70 km d'autonomie solaire par jour en Californie
-
Norvège : les funérailles du roi Harald fixées au 9 septembre
-
Au moins huit morts et 17 disparus dans un naufrage au large de Chypre du Nord
-
Suisse : chasse à l'homme lancée après des tirs mortels lors d'une rave party
-
Tour d'Espagne: Enric Mas confirme son statut de leader
-
UTMB: dans la dernière ligne droite, le "soulagement" des coureurs amateurs
-
Ligue 1: le Paris FC régale à domicile face à Nice
-
MotoGP: intouchable en Aragon, Marc Marquez relance le championnat
-
Angleterre: Chelsea flamboyant puis fragile contre Brighton (4-3)
-
Au moins sept morts et 23 disparus dans un naufrage au large de Chypre du Nord
Mondial-1970, le chef-d'oeuvre de Pelé
Le troisième sacre mondial, remporté au Mexique avec le Brésil en 1970, restera comme le chef-d'oeuvre de Pelé, mort jeudi à 82 ans, éblouissant tout au long du tournoi et mû par un esprit de revanche après l'échec de 1966.
De Pelé, on connaît le talent, infini, l'amour du jeu, inépuisable, mais aussi l'émotivité, qu'ont trahie ses larmes de gosse de 17 ans au moment de remporter sa première Coupe du monde en 1958 en Suède.
De Pelé, on connaît en revanche moins le caractère tenace, la volonté de fer, la détestation de l'échec. Et le plus cuisant de ceux qu'il a subis date de 1966, lorsque son rêve de réaliser un triplé historique s'évanouit lors de la World Cup anglaise sous les coups de bourreaux bulgare et portugais nommés Zhechev et Morais, avec une élimination au 1er tour en guise de calice bu jusqu'à la lie.
Meurtri par les blessures, par tant de volonté de nuire et par ce rêve brisé, Pelé jure qu'il ne jouera plus un Mondial. Deux ans durant, il ne revêt pas une seule fois le maillot auriverde.
Mais dès 1968, autour de lui, une jeune génération talentueuse arrive à maturité et il comprend qu'avec Jairzinho, Tostao, Rivellino ou encore Carlos Alberto, il a une chance d'inscrire une dernière fois son nom au palmarès. La conviction devient même certitude, quand le grand frère Zagallo, champion du monde avec lui en 1958 et 1962, accepte de prendre les rênes de la Seleçao.
- Lob inédit -
De nouveau en forme, frais et jamais aussi déterminé à 29 ans, Pelé va écrire la plus belle page de son histoire, tout en réglant leur compte à plus d'un mauvais sort.
Le ton est donné dès l'entame du tournoi, avec un but inscrit contre la Tchécoslovaquie (4-1). Mais c'est surtout son lob incroyable de 50 mètres sur le gardien Viktor, passé d'un rien à côté des cages, qui fait le tour du monde, pour la première fois en couleurPersonne avant lui n'avait tenté pareil geste.
Ce coup de génie en appelle d'autres, quitte à faire briller l'adversaire. En l'occurrence Banks, le portier anglais, qui réalise au match suivant "l'arrêt du siècle" sur sa puissante tête piquée. Et le "Roi" d'en plaisanter: "Aujourd'hui j'ai marqué un but, mais Banks l'a arrêté".
Nulle frustration chez Pelé cependant. Jairzinho se charge lui-même de tromper Banks pour la seule fois du Mondial et de montrer à l'Angleterre, tenante du titre, que le meilleur est bien le Brésil (1-0).
Après un doublé contre la Roumanie (3-2), qui aurait pu se transformer en triplé si l'arbitre ne lui avait pas refusé un but, et un quart de finale de formalité contre le Pérou (4-2), Pelé voit se profiler l'Uruguay sur sa route. Et avec lui le fantôme du terrible "Maracanazo" de 1950.
- Passe aveugle en touche finale -
Vingt ans après la cruelle défaite à domicile face à la Celeste, qui avait privé le Brésil d'un premier sacre mondial, il est temps pour le héros de la nation de sécher les larmes de tout un pays et de son père qu'il avait vu pleurer ce jour-là. La revanche est éclatante (3-1) et Pelé manque encore d'un rien d'inscrire un but prodigieux.
Dans une folle inspiration, lancé en pleine course, il réussit un grand pont sur le gardien sans même toucher le ballon, qu'il reprend finalement d'un tir à peine trop croisé. Pelé ou l'art de la feinte, à laquelle il donnera d'ailleurs son nom.
Là encore aucune déception. Pelé sait que son heure approche. Et son génie est récompensé le jour J, en finale contre l'Italie, avec son ouverture du score de la tête qui lance le succès éclatant du Brésil. Ce but en apesanteur ne pouvait mieux symboliser l'état de grâce d'un joueur au sommet de son art.
Il était écrit que ce troisième sacre, plus que les deux premiers, serait avant tout le sien. Mais c'est par un geste altruiste que Pelé met la dernière touche à son chef-d'oeuvre, avec une passe aveugle décisive pour le but du 4-1 de son capitaine Carlos Alberto.
Porté en triomphe par ses plus jeunes équipiers à la fin du match, comme il le fut 12 ans auparavant par ses aînés d'alors, Pelé ne pleure pas cette fois. L'oeil brille toujours de mille feux mais sa joie se voit surtout à pleines dents. Le "Roi" vient de léguer son œuvre à la postérité.
X.Brito--PC