-
Carburant: l'essence SP95-E10 à un record depuis le début du conflit au Moyen-Orient
-
Assurance, aides directes, cotisations: que contient le plan d'urgence pour l'agriculture
-
La réalisatrice Maggie Gyllenhaal dit avoir renoncé à utiliser l'IA pour son film sur Marilyn Monroe
-
Tony Gatlif, le chantre de la culture tzigane, s'est éteint
-
La sécheresse et les guerres font bondir les prix alimentaires en août, selon la FAO
-
Londres réaffirme que les Malouines sont britanniques après la nouvelle offensive de Milei
-
Eté européen : plus de 500.000 hectares brûlés par des feux hors normes
-
Tennis: Alcaraz veut faire des pauses à l'avenir pour éviter les blessures, juge le calendrier "impossible"
-
Charles Leclerc, le prince monégasque de la F1 rêve d'être couronné en 2027
-
Trump dit vouloir que les Européens remboursent les aides américaines à l'Ukraine
-
Italie: Naples espère le réveil du volcan Kevin De Bruyne
-
Allemagne: le difficile sevrage du pétrole russe de la raffinerie de Schwedt
-
Royaume-Uni: le parti Reform UK dans la tourmente après une nouvelle affaire de dons
-
Périscolaire : la Ville de Paris, Grégoire et Hidalgo visés par une plainte de familles
-
La Bourse de Paris patine en attendant l'emploi américain
-
Décès du cinéaste Tony Gatlif, réalisateur de "Gadjo Dilo", à 77 ans
-
Crue dévastatrice dans l'Himalaya: l'enquête scientifique avance
-
Sécheresse: plus d'un milliard d'euros pour soutenir l'agriculture
-
Grave incident sur un vol Air India: anomalie technique et pilote positif à un psychotrope, selon une enquête
-
US Open: Zverev encore bousculé, Auger-Aliassime sorti
-
Fibre Excellence: un nouvel investisseur intéressé, Delga demande un délai
-
Milei durcit le ton sur les Malouines, Londres réaffirme sa souveraineté
-
Ferroviaire: Velvet "n'est pas du low cost", indique sa présidente Rachel Picard
-
Et si les psychédéliques nous permettaient de lutter contre les effets délétères de la chimio?
-
Quand la ferveur de l'AfD pour un deux-roues ravive les plaies d'une famille juive
-
Le sol se dérobe sous Johannesburg, à cause des mines clandestines
-
Dans l'ouest de l'Ukraine, une ville épargnée par les bombes, habitée par la guerre
-
Comment le phénomène El Niño perturbe le canal de Panama
-
Des centres de données qui ne consomment plus beaucoup d'eau, la tech y croit
-
Crue au Népal: deux ouvriers "miraculés" sortis vivants d'un tunnel
-
Avec GPT-6, OpenAI franchit un cap de puissance et met ses garde-fous à l'épreuve du public
-
Ligue 1: après un mercato réussi, le PSG attend son premier succès
-
Athlétisme: duels de haute volée et records en danger à Bruxelles
-
Milei, dopé par Trump, durcit le ton sur la revendication argentine sur les Malouines
-
US Open: la dernière danse de Monfils en Grand Chelem
-
Crise à la Cour suprême brésilienne: Lula demande une enquête impartiale
-
Tesla lance à Austin son Cybercab, robotaxi sans volant ni pédales
-
Italie: Giorgia Meloni bat un record de longévité et lance sa campagne
-
Royaume-Uni: le parti anti-immigration Reform UK en congrès après un été difficile pour Farage
-
Urinoirs optimisés et slips enterrés au menu des "anti-Nobel" 2026
-
Colombie: la justice interdit des frappes militaires contre les guérillas en cas de mineurs présents
-
Volkswagen s'accorde sur une restructuration historique, 100.000 emplois supprimés en perspective
-
Mort de Gloria Steinem, figure majeure du féminisme américain
-
L'accalmie sur les taux soutient les Bourses mondiales
-
L1: Lille s'en sort bien à Toulouse avant la Ligue des champions
-
Volkswagen obtient un accord pour mener sa plus vaste restructuration
-
Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation
-
Russie: une humanitaire poursuivie pour avoir critiqué l'armée placée sous contrôle judiciaire
-
Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête
-
La patronne de Radio France veut "des gens qui ne pensent pas la même chose" à l'antenne
Wimbledon: Rybakina, une championne mi-kazakhe, mi-russe
Victorieuse samedi à Wimbledon de son premier tournoi du Grand Chelem, en battant Ons Jabeur en finale, Elena Rybakina est une joueuse de caractère, née il y a 23 ans à Moscou et passée en 2018 sous le pavillon du Kazakhstan, son pays d'adoption.
En l'absence des joueuses et joueurs russes et bélarusses, privés de Wimbledon en réaction à l'invasion de l'Ukraine, elle est allée au bout de son rêve. Cette finale avait pourtant mal débuté, la Tunisienne, numéro 2 mondiale, prenant le premier set 6-3 sans trembler le moins du monde.
Mais la 23e joueuse mondiale, qui promène son assurance depuis deux semaines sur les courts du All England Lawn Tennis Club, a su renverser la tendance et empocher les deux derniers sets 6-2, 6-2. De retour de blessure et de pépins de santé qui ont entravé sa préparation sur l'herbe, elle a confié durant la quinzaine londonienne n'avoir rien à perdre et avoir abordé Wimbledon "plus détendue".
Son relâchement sur le terrain a eu raison successivement de Coco Vandeweghe, Bianca Andreescu (lauréate de l'US Open 2019), puis Qinwen Zheng, Petra Martic, Ajla Tomljanovic, seule joueuse à lui avoir pris un set avant Jabeur samedi en finale, et Simona Halep, lauréate 2019, en demi-finale.
"Je pense avoir un jeu pour aller loin dans les tournois du Grand Chelem. Et je crois qu'un jour j'en gagnerai un", a proclamé celle qui offre à son pays d'adoption un premier succès dans un des quatre tournois majeurs du circuit.
- "J'ai un don" -
Rybakina a commencé le tennis dans des clubs de Moscou et a même été entraînée par l'un des pionniers de la discipline en URSS, Andrey Chesnokov, avant de devenir N.3 mondiale chez les juniors.
Mais alors qu'elle commençait à se faire un nom sur le circuit, elle a pris la nationalité kazakhe en 2018, attirée par le soutien financier de la fédération locale présidée par le richissime Bulat Outemouratov (3,5 milliards de dollars de fortune personnelle, selon le magazine Forbes).
"Je joue pour le Kazakhstan depuis longtemps. Je suis vraiment heureuse de représenter ce pays", a-t-elle souligné après son succès en demi-finale face à Halep. Et elle a pris soin de rappeler qu'elle s'entraînait en Slovaquie et à Dubaï lorsqu'elle ne participe pas à des tournois.
"Je ne vis nulle part", a-t-elle même dû insister face aux questions un peu trop insistantes des journalistes britanniques sur ses origines russes.
Sa grande taille (1m84) fait de son service une arme redoutable. "J'ai un don", avait-elle dit après sa victoire en huitième de finale contre Martic sur le Court N.1, où un de ses services a été flashé à 196 km/h.
Lors des six matches qui l'ont menée en finale, Rybakina avait servi 49 aces et le pourcentage de ses services gagnants sur première balle était à 51%.
"Je ne me compare jamais à quelqu'un d'autre. Je sais que j'ai ce don. Je suis grande et je joue vraiment vite. Sans effort. Sans avoir besoin de travailler dans la salle de gym. C'est mon arme, alors j'essaie de m'en servir le plus possible", explique Rybakina.
- Pas un cas isolé -
Elle n'est pas la seule Kazakhe du circuit international à avoir des origines russes. Yulia Putintseva, actuellement 33e mondiale, quart de finaliste à Roland-Garros en 2016 et 2018, puis de l'US Open 2020, est aussi née à Moscou.
Idem sur le circuit masculin: les trois meilleurs Kazakhs, Alexander Bublik (38e) - qui a atteint pour la première fois le troisième tour de Wimbledon cette année -, Mikhail Kukushkin (164e) et Dmitry Popko (195e), sont tous nés en Russie.
Kukushkin, 34 ans, 164e mondial, est d'ailleurs l'un des premiers à avoir pris la nationalité kazakhe, dès 2008: "À cette époque j'étais environ 150e mondial et je luttais, a-t-il expliqué. Malheureusement en Russie personne ne s'est intéressé à moi. Le Kazakhstan est venu et m'a fourni tout ce dont j'avais besoin".
Avec cette victoire de Rybakina à Wimbledon, un nouveau pays inscrit donc son nom au palmarès du tennis mondial. De quoi inspirer peut-être d'autres athlètes russes privé(e)s jusqu'à nouvel ordre de compétition, qu'il s'agisse de tennis ou d'autres sports, pour cause de guerre en Ukraine.
H.Silva--PC