-
Londres réaffirme que les Malouines sont britanniques après la nouvelle offensive de Milei
-
Eté européen : plus de 500.000 hectares brûlés par des feux hors normes
-
Tennis: Alcaraz veut faire des pauses à l'avenir pour éviter les blessures, juge le calendrier "impossible"
-
Charles Leclerc, le prince monégasque de la F1 rêve d'être couronné en 2027
-
Trump dit vouloir que les Européens remboursent les aides américaines à l'Ukraine
-
Italie: Naples espère le réveil du volcan Kevin De Bruyne
-
Allemagne: le difficile sevrage du pétrole russe de la raffinerie de Schwedt
-
Royaume-Uni: le parti Reform UK dans la tourmente après une nouvelle affaire de dons
-
Périscolaire : la Ville de Paris, Grégoire et Hidalgo visés par une plainte de familles
-
La Bourse de Paris patine en attendant l'emploi américain
-
Décès du cinéaste Tony Gatlif, réalisateur de "Gadjo Dilo", à 77 ans
-
Crue dévastatrice dans l'Himalaya: l'enquête scientifique avance
-
Sécheresse: plus d'un milliard d'euros pour soutenir l'agriculture
-
Grave incident sur un vol Air India: anomalie technique et pilote positif à un psychotrope, selon une enquête
-
US Open: Zverev encore bousculé, Auger-Aliassime sorti
-
Fibre Excellence: un nouvel investisseur intéressé, Delga demande un délai
-
Milei durcit le ton sur les Malouines, Londres réaffirme sa souveraineté
-
Ferroviaire: Velvet "n'est pas du low cost", indique sa présidente Rachel Picard
-
Et si les psychédéliques nous permettaient de lutter contre les effets délétères de la chimio?
-
Quand la ferveur de l'AfD pour un deux-roues ravive les plaies d'une famille juive
-
Le sol se dérobe sous Johannesburg, à cause des mines clandestines
-
Dans l'ouest de l'Ukraine, une ville épargnée par les bombes, habitée par la guerre
-
Comment le phénomène El Niño perturbe le canal de Panama
-
Des centres de données qui ne consomment plus beaucoup d'eau, la tech y croit
-
Crue au Népal: deux ouvriers "miraculés" sortis vivants d'un tunnel
-
Avec GPT-6, OpenAI franchit un cap de puissance et met ses garde-fous à l'épreuve du public
-
Ligue 1: après un mercato réussi, le PSG attend son premier succès
-
Athlétisme: duels de haute volée et records en danger à Bruxelles
-
Milei, dopé par Trump, durcit le ton sur la revendication argentine sur les Malouines
-
US Open: la dernière danse de Monfils en Grand Chelem
-
Crise à la Cour suprême brésilienne: Lula demande une enquête impartiale
-
Tesla lance à Austin son Cybercab, robotaxi sans volant ni pédales
-
Italie: Giorgia Meloni bat un record de longévité et lance sa campagne
-
Royaume-Uni: le parti anti-immigration Reform UK en congrès après un été difficile pour Farage
-
Urinoirs optimisés et slips enterrés au menu des "anti-Nobel" 2026
-
Colombie: la justice interdit des frappes militaires contre les guérillas en cas de mineurs présents
-
Volkswagen s'accorde sur une restructuration historique, 100.000 emplois supprimés en perspective
-
Mort de Gloria Steinem, figure majeure du féminisme américain
-
L'accalmie sur les taux soutient les Bourses mondiales
-
L1: Lille s'en sort bien à Toulouse avant la Ligue des champions
-
Volkswagen obtient un accord pour mener sa plus vaste restructuration
-
Foot: refusés en National 2, les Girondins de Bordeaux tout proches de la liquidation
-
Russie: une humanitaire poursuivie pour avoir critiqué l'armée placée sous contrôle judiciaire
-
Téhéran promet de venger l'attaque meurtrière contre un mariage, Washington annonce une enquête
-
La patronne de Radio France veut "des gens qui ne pensent pas la même chose" à l'antenne
-
La Bourse de Paris finalement à l'équilibre, répit sur le front des taux
-
Arte accueille l'Europe des séries pour la saison qui s'ouvre
-
Les Bourses en hausse grâce à un répit dans l'envolée des taux
-
L'Iran vise à nouveau le Golfe, promet de venger une attaque américaine meurtrière
-
L'actuel El Niño pourrait être "le plus puissant" depuis quatre décennies, met en garde l'ONU
La star de l'athlétisme Mo Farah révèle être arrivé en Grande-Bretagne sous une fausse identité
Mo Farah, roi des pistes d'athlétisme anobli par la reine d'Angleterre pour ses exploits olympiques, révèle dans un documentaire être arrivé illégalement en Grande-Bretagne sous une fausse identité avant d'être forcé de travailler comme domestique dans une famille.
"La vérité, c'est que je ne suis pas celui que vous croyez. La plupart des gens me connaissent sous le nom de Mo Farah, mais ce n'est pas la réalité. J'ai été séparé de ma mère, et j'ai été amené au Royaume-Uni illégalement sous le nom d'un autre enfant appelé Mohamed Farah", explique le quadruple champion olympique dans un entretien qui sera diffusé mercredi sur la BBC.
Farah, aujourd'hui âgé de 39 ans, raconte dans cette interview avoir reçu le nom de Mohamed Farah d'une femme qui l'avait fait venir au Royaume-Uni - lui affirmant qu'il y rejoindrait des proches - depuis Djibouti, pays d'Afrique orientale, à l'âge de neuf ans.
L'athlète, auteur du doublé 5.000 m/10.000 m aux Jeux olympiques de Londres en 2012 puis de Rio en 2016, dévoile qu'il se nomme en réalité Hussein Abdi Kahin. Son père a été tué en Somalie lorsqu'il avait quatre ans. Sa mère et deux frères vivent dans la région séparatiste du Somaliland, non reconnue par la communauté internationale.
- "Ne dis rien" -
"La véritable histoire est que je suis né au Somaliland, au nord de la Somalie, sous le nom de Hussein Abdi Kahin. Malgré ce que j'ai dit dans le passé, mes parents n'ont jamais vécu au Royaume-Uni", poursuit Farah.
Il avait jusque-là expliqué être né à Mogadiscio, capitale de la Somalie, et être arrivé en Grande-Bretagne en 1993 à l'âge de 10 ans avec sa mère et deux de ses frères et soeurs pour rejoindre son père informaticien.
À son arrivée dans le pays, la femme qui l'accompagnait s'est emparée du papier sur lequel figuraient les coordonnées de ses proches, l'a "déchiré et mis à la poubelle", relate Farah. "À ce moment-là, j'ai su que j'avais un problème".
Farah, premier Britannique à remporter quatre titres olympiques en athlétisme, raconte également avoir été contraint de faire le ménage et de s'occuper d'autres enfants dans une famille britannique s'il voulait "avoir de quoi manger".
"Si tu veux revoir ta famille un jour, ne dis rien", s'est-il entendu dire.
"Souvent, je m'enfermais dans la salle de bains et je pleurais", confie-t-il.
- Confidence à un professeur -
Un jour, il a fini par révéler la vérité à son professeur d'éducation physique, Alan Watkinson, qui avait remarqué ses changements d'humeur dès qu'il se trouvait sur la piste. Il est alors parti vivre chez la mère d'un "ami" qui s'est "vraiment occupée" de lui.
"Le seul langage qu'il semblait comprendre était celui de l'éducation physique et du sport", témoigne Alan Watkinson. "La seule chose que je pouvais faire pour m'éloigner de cette (situation) était de sortir et de courir", raconte Farah.
Le professeur a ensuite demandé la citoyenneté britannique pour l'athlète, qui l'a finalement obtenue le 25 juillet 2000.
Farah est retourné en Somalie en 2003 et a par la suite créé une fondation avec son épouse pour construire des puits et fournir une aide alimentaire et médicale en Afrique.
"J'ai réalisé que je ne pourrais plus y vivre, que si j'étais resté, je ne serais pas le coureur que je suis", expliquait-il en 2007, un an après son podium international sur piste (argent sur 5.000 aux Championnats d'Europe).
Sextuple champion du monde, il est devenu une immense star en Grande-Bretagne en réalisant son doublé aux Jeux de Londres 2012, puis en le réitérant quatre ans plus tard à Rio. Il s'est ensuite reconverti sur la route, mais avec moins de succès, malgré un succès au célèbre marathon de Chicago en 2018.
L'athlète explique que ce sont ses quatre enfants qui l'ont incité à dévoiler la vérité sur son passé.
"Je l'ai cachée pendant si longtemps, c'était difficile parce que vous ne voulez pas y faire face et souvent mes enfants posaient des questions (...). Et vous avez toujours une réponse pour tout, mais vous n'avez pas de réponse pour ça".
"C'est la raison principale pour laquelle je raconte mon histoire, parce que je veux me sentir normal et ne pas avoir l'impression de m'accrocher à quelque chose" clame-t-il.
Farah, qui a appelé son fils Hussein en référence à son vrai nom, conclu:t "Je pense souvent à l'autre Mohamed Farah, le garçon dont j'ai pris la place dans cet avion, et j'espère vraiment qu'il va bien".
V.Dantas--PC