-
Zelensky met en garde contre toute présence au défilé à Moscou, la Russie réitère ses menaces.
-
Harrods a déjà indemnisé plus de 75 victimes de son ancien propriétaire Mohamed Al-Fayed
-
Trump satisfait de sa réunion avec le "très dynamique" Lula
-
Comment une ancienne épidémie d'hantavirus peut éclairer la transmission de la souche Andes
-
Royaume-Uni: deux hommes jugés coupables d'aide aux services de renseignement chinois, l'ambassadeur convoqué
-
Roumen Radev nommé officiellement Premier ministre de la Bulgarie
-
Les produits alimentaires au CBD interdits à partir du 15 mai
-
Plus de 30 morts dans deux attaques dans le centre du Mali, revendiquées par les jihadistes
-
Reprise annoncée des discussions entre Israël et le Liban à Washington
-
De TotalEnergies à Shell, les compagnies européennes raflent la mise
-
Dérives possibles de X: Elon Musk dans les radars d'un juge d'instruction français
-
Le gouvernement présente une stratégie pour l'emploi des jeunes
-
RER B en Ile-de-France: le MI20 part sur de nouveaux rails après une saga industrielle compliquée
-
Tennis: Atmane et Mpetshi Perricard au 2e tour à Rome, Jeanjan si proche de l'exploit
-
Devant la Cour de révision, Dany Leprince réaffirme son innocence
-
Fnac Darty: l'AMF donne son feu vert à l'OPA du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky
-
A la Bourse de Paris, le repli après l'euphorie en attendant l'Iran
-
Après le meurtre de Chloé, 14 ans, un bourg de l'Aisne sous le choc
-
France: information judiciaire visant Musk pour de possibles dérives du réseau social X
-
Rubio et le pape américain jouent l'apaisement
-
L'écart d'usage de l'IA entre pays riches et pauvres se creuse, selon Microsoft
-
Le CIO rend hymne et drapeau aux Bélarusses, pas aux Russes
-
Protoxyde d'azote: le recyclage sous pression face à l'explosion des usages
-
Cargos à voile: l'offre de reprise de la compagnie française Towt validée
-
Niger: libération de deux journalistes, dont le correspondant de la radio allemande Deustche Welle
-
La porte-parole de la Maison Blanche annonce la naissance de son deuxième enfant
-
Publicité en ligne: nouvelle procédure contre Google au Royaume-Uni
-
WTA 1000 de Rome: Jeanjean fait douter la tenante du titre Paolini
-
Merz "regrette profondément" que la France n'ait pas voté pour l'accord UE-Mercosur
-
Allemagne: baisse des recettes fiscales liée à la "guerre irresponsable" de Trump (ministre)
-
PAC: Bruxelles "prend note" de possibles versements en faveur de la famille royale émiratie
-
Wall Street sans direction claire, guette une avancée diplomatique sur le Moyen-Orient
-
Incidents à Paris après Bayern-PSG: une centaine de gardes à vue
-
Libération: Sonia Delesalle-Stolper nommée directrice de la rédaction
-
Rubio joue l'apaisement avec le pape américain
-
Hantavirus: la recherche de potentiels malades se poursuit, le bateau en route pour les Canaries
-
A Rennes, la Vilaine désormais à ciel ouvert afin de servir d'"îlot de fraîcheur"
-
DeepL supprime un quart de ses effectifs pour accélérer dans l'IA
-
Prime Video prévoit de doubler son versement pour la création française
-
Allemagne: un touriste indemnisé pour un manque de transats à la piscine
-
La LGV Bordeaux-Toulouse "irréversible", assure Lecornu, les élus locaux satisfaits mais vigilants
-
Allemagne: plus d'un quart des immatriculations 100% électriques en avril
-
Le gouvernement présente une feuille de route pour les eaux littorales
-
Hantavirus: trois rapatriements en Europe, la bateau en route pour les Canaries
-
Bonnie Tyler en convalescence après une opération "d'urgence" au Portugal
-
Ligue des champions: le PSG et sa nouvelle force de l'habitude
-
Rubio en émissaire au Vatican pour apaiser les tensions avec le pape
-
Elections locales en Grande-Bretagne, Keir Starmer menacé d'un vote sanction
-
Les taxis G7 veulent se développer en province, à commencer par Bordeaux
-
Bayern-PSG: 127 interpellations dans l'agglomération parisienne, des blessés dont un grave
Dans un camp palestinien, un terrain de foot menacé par un avis de démolition israélien
Après avoir lacé leurs crampons, des garçons en maillot s'élancent sur le gazon synthétique vert. Tout est normal sur ce terrain de foot de quartier, si ce n'est qu'il jouxte le mur de séparation entre la Cisjordanie et Israël.
Les joueurs, des Palestiniens du camp de réfugiés d'Aïda près de Bethléem, ne voient plus les huit mètres de béton, tant ils sont attachés au lieu.
"Ce terrain m'a vraiment donné les moyens de m'entraîner", raconte à l'AFP Abdallah al-Ansourour, qui se prépare aux sélections de l'équipe nationale palestinienne de football. "Sans lui, je n'aurais pas eu ma chance".
Il est né et a grandi à Aïda. Comme lui, de nombreux jeunes du camp ont fait leurs premiers dribbles ici.
Début décembre, ce sont des enfants venus jouer qui ont trouvé une note de l'armée israélienne à l'entrée du terrain. Ils l'ont apportée à Mouhannad Abou Srour, directeur sportif du club des jeunes d'Aïda.
"On a été choqué de découvrir qu'il s'agissait d'une décision de démolition du terrain de football du camp d'Aïda", explique M. Abou Srour.
Sur ce terrain --qui fait la moitié de la taille d'un terrain de football réglementaire-- plus de 500 enfants s'entraînent.
- "Espace ouvert", pour "respirer" -
"Ce terrain est le seul espace ouvert que nous avons. Si on nous le prend, on prive les enfants de leurs rêves", plaide M. Abou Srour.
"S'il n'existait pas, on jouerait dans la rue, voire on ne jouerait pas du tout", abonde M. al-Ansourour. Pour ce jeune homme de 18 ans, le terrain est une "bouée de sauvetage".
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967 et démolit fréquemment maisons ou infrastructures palestiniennes, affirmant qu'elles ont été construites sans permis.
L'AFP a pu consulter la note de l'armée --émise par le Cogat, l'organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes. Elle affirme que le terrain a été construit sans autorisation.
Pourtant, Anton Salman --maire de Bethléem à l'époque de l'installation du terrain en 2021-- assure que le site est tout à fait légal.
Sa municipalité avait loué le terrain à l'Eglise arménienne, qui en est propriétaire, avant de confier sa gestion au comité populaire du camp d'Aïda, dit-il.
Des informations confirmées par le président du comité populaire du camp, Saïd al-Azzeh.
Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne explique: "le long de la clôture de sécurité (le mur, NDLR), un ordre de saisie et un ordre d'interdiction de construire sont en vigueur, par conséquent, la construction dans la zone a été réalisée de manière illégale".
Elle indique qu'un recours déposé par l'Eglise arménienne concernant ce terrain était en cours d'examen.
Comme d'autres camps de réfugiés palestiniens, Aïda a été construit pour accueillir certaines des centaines de milliers de personnes ayant fui leurs foyers, ou forcées de partir lors de la création d'Israël en 1948.
Avec le temps, ces cités de tentes sont devenues des quartiers bétonnés et surpeuplés.
A Aïda, "plus de 7.000 personnes vivent sur le même bout de terre. Les rues sont étroites, on n'a pas d'autre endroit où respirer!", fustige M. Al-Azzeh.
- "Des rêves démolis" -
M. Abou Srour ne cache pas sa fierté en évoquant ce que le terrain a apporté aux habitants. Des groupes de jeunes ont pu se rendre à l'étranger pour des rencontres sportives, une échappée bienvenue face à l'espace clos de la Cisjordanie.
"Aller jouer en France est plus facile que d'aller jouer à Naplouse (à moins de cent kilomètres dans le nord de la Cisjordanie, NDLR)", déplore-t-il.
Dans la foulée de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du 7-Octobre par le Hamas palestinien, les autorités israéliennes ont hérissé des centaines de nouveaux barrages sur le territoire palestinien.
La circulation entre les villes est devenue encore plus compliquée qu'elle ne l'était déjà en raison des réseaux de routes dédiés aux colons et dont certains tronçons sont inaccessibles aux Palestiniens, les obligeant souvent à d'importants détours.
Récemment, une équipe de football de Ramallah, à une vingtaine de kilomètres à vol d'oiseau, a mis six heures à atteindre Aïda, d'après M. Abou Srour.
Faisant une courte pause en marge d'un entraînement rassemblant une cinquantaine de garçons entre cinq et dix ans, l'entraîneur Mahmoud Jandia espère que le terrain sera épargné.
"Oui, le mur est là, on a l'impression d'être dans une prison. Mais malgré tout, le plus important est que le terrain reste et que les enfants continuent de jouer", juge-t-il.
"Si le terrain est démoli, tous les rêves des enfants seront démolis."
F.Ferraz--PC