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MMA: pour la grande première de l'UFC en France, Ciryl Gane électrise Bercy
Pour une fois, les fans français de MMA n'ont pas eu à mettre leur réveil pour le voir combattre. Ciryl Gane les a récompensés par une victoire spectaculaire par KO contre l'Australien Tai Tuivasa lors du premier événement organisé en France par l'UFC, samedi à Paris.
Deux ans et demi après la légalisation de la discipline, et dans une Accor Arena torride qui a entonné la Marseillaise et autres chants de supporters, Gane N.1 de la catégorie des poids lourds, derrière le champion Francis Ngannou, a foudroyé le N.3 mondial dans le troisième round, lors de la première soirée organisée en France par l'UFC, la plus prestigieuse ligue de MMA au monde.
"J'ai pas de mots pour décrire ce que vous me faites vivre. Merci, merci, merci, merci...", a réagi Gane, alias "Bon gamin".
Celui qui est incontestablement le porte-drapeau du MMA français, avec son éternel sourire et son physique hors normes, ajoute ainsi une onzième victoire à son palmarès dans les arts martiaux mixtes. Il inflige à Tuivasa son quatrième revers en seize apparitions dans la cage.
L'Australien, entré dans l'octogone au son de la chanson "Voulez-vous coucher avec moi ce soir?" et sous quelques sifflets, a pourtant failli le mettre à terre dans la deuxième reprise.
Mais Gane, 32 ans, s'est repris immédiatement pour enchaîner les coups.
- "Let's go pour la ceinture" -
Grâce à cette victoire, celui qui n'a débuté dans les arts martiaux mixtes qu'en 2018 devrait de nouveau avoir une chance de combattre pour la ceinture mondiale prochainement, après son échec face à Ngannou en janvier dernier. "Let's go pour la ceinture, je la veux!", a-t-il lancé.
Dès le début de la soirée, les spectateurs se sont enflammés en entendant le speaker Bruce Buffer lancer les hostilités avec sa traditionnelle annonce "It's tiiiime!!!".
Il était temps en effet pour les fans français de la discipline qui attendaient ce moment depuis plus de vingt ans.
"On est super excités de venir voir ça pour la première fois", déclare à l'AFP Florian, 34 ans, venu à Bercy avec deux amis.
"J'ai payé 200 euros, c'est pas mal. Mais c'est la première fois, donc j'avais envie d'être bien et d'avoir une place de qualité, histoire de kiffer".
- "On est à Paris, ici!" -
Comme lui, les 15.000 spectateurs de l'Accor Arena ont pu apprécier les enchaînements de coups de pied, coups de poing, de genou et de coude, ainsi que des coups au sol ou des étranglements, que permet la discipline.
Longtemps jugé trop violent, le sport était surtout mal compris d'après ses fans. "Je trouvais ça un peu aberrant", poursuit Florian, habitué à se coucher tard pour suivre les combats qui se tiennent généralement aux Etats-Unis.
"J'étais un peu atterré de voir que le truc n'était pas compris, qu'il était vu comme un truc trop violent et que l'aspect technique était un peu négligé".
La France et son marché restaient une des dernières terres à conquérir pour la toute puissante UFC, la plus prestigieuse ligue de MMA au monde. C'est désormais chose faite, à la faveur de la légalisation de la discipline il y a deux ans et demi.
Avant l'entrée en scène de Gane peu avant minuit, les autres combattants français avaient chauffé Bercy. Benoit Saint-Denis, Farès Ziam, William Gomis et Nassourdine Imavov se sont tous imposés avec la manière.
"Je préfère mourir qu'arrêter. On est à Paris ici!", a lancé Gomis, faisant rugir les spectateurs.
Pour cette grande première, environ 200.000 personnes avaient tenté de trouver des places, la plate-forme de vente ayant été prise d'assaut en juin dernier.
Ceux qui n'ont pas réussi devraient pouvoir se rattraper très vite puisque l'UFC a prévu de revenir en France, à Paris ou ailleurs, une fois par an désormais.
R.J.Fidalgo--PC