-
Un mois après, Ceuta déchiré entre le drame des migrants et la lassitude des habitants
-
Canicules et sécheresse coûteront 0,1 point de croissance cette année
-
L'accord pétrolier entre Etats-Unis et Venezuela discuté à Caracas, les contrats privés s'enchaînent
-
Wall Street en hausse, continue de guetter les évolutions au Moyen-Orient
-
Dans une rare visite en Egypte, Xi appelle à combattre "les ingérences" au Moyen-Orient
-
France Inter en ébullition après l'arrivée d'un responsable de Valeurs actuelles comme éditorialiste
-
Nocifs pour la santé et la vie familiale, les horaires atypiques doivent être mieux encadrés, estime l'Anses
-
A Saint-Gaudens, des commerces à l'abandon, reflet d'une ville en souffrance
-
Les personnels de Radio France demandent le retrait de la chronique de Charles Sapin et votent la grève
-
Mort de Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de "Cyrano de Bergerac" et orfèvre du cinéma
-
Plusieurs sites internet gouvernementaux liés au ministère de la Transition écologique inaccessibles
-
L'Iran jure de "briser" l'ennemi après de massives frappes américaines
-
Une semaine après la crue dans l'Himalaya, l'espoir de trouver des rescapés s'amenuise
-
Macron attendu à Londres, visite royale et diplomatie autour de la tapisserie de Bayeux
-
Le gouvernement taliban défend son interdiction des manifestations
-
Croissance française: canicules et sécheresse coûteront 0,1 point de PIB en 2026, estime Bercy
-
L'ONU appelle le monde à faire face à la "réalité" d'un dépassement du réchauffement au-delà de 1,5°C
-
Mort de Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de "Cyrano de Bergerac" et orfèvre du cinéma français
-
Crue au Népal: "le risque augmente" d'en voir d'autres, prévient l'auteur d'un rapport de l'ONU
-
US Open: Monfils fait durer le plaisir à New York le jour de ses 40 ans
-
La Mostra de Venise déroule le tapis rouge à George Clooney pour sa soirée d'ouverture
-
Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de "Cyrano de Bergerac", est mort à 94 ans
-
L'Iran mène une vaste riposte dans la région après de nouvelles frappes américaines
-
Flambeaux et épis de blé : près du front en Ukraine, le mariage païen de deux soldats
-
La Bourse de Paris poursuit sa baisse, plombée par l’énergie et les taux
-
Elections en Saxe-Anhalt: le patron de Deutsche Bank alerte contre le "poison" du repli nationaliste
-
Les Bourses européennes hésitent à l'ouverture
-
Forfaits, smartphones, montres: le nouveau marché qui promet de mieux protéger les enfants
-
La tapisserie de Bayeux au British Museum: une exposition-évènement au coût exceptionnel
-
Macron attendu à Londres, culture et diplomatie au menu autour de la tapisserie de Bayeux
-
Des funérailles sans corps, une semaine après la crue au Népal et en Chine
-
Le ministre américain de l'Energie au Venezuela pour discuter de l'accord pétrolier
-
L'Iran attaque des bases des Etats-Unis après de nouvelles frappes américaines
-
Le porte-avions américain Abraham Lincoln en Thaïlande après neuf mois en mer
-
Nicaragua: le Parlement approuve la réforme excluant les opposants des élections
-
Zelensky prévient que les drones ukrainiens vont rendre "dangereux" le ciel russe, du "terrorisme" selon Poutine
-
Au G20 Finance, les Etats-Unis assument jusqu'au bout la présence de la Russie
-
L'Iran riposte à de nouvelles frappes américaines
-
Zuckerberg et Musk plaident au G20 pour davantage de centres de données pour l'IA
-
Moyen-Orient : les marchés mondiaux mal à l'aise, les coûts d'emprunt et de l'énergie bondissent
-
Wall Street recule, crispée par la situation géopolitique
-
Troisième sortie dans l'espace pour Sophie Adenot, cette fois 100% féminine
-
"Malaise" au G20 Finance aux Etats-Unis en raison de l'invitation de la Russie
-
Nouvelles frappes américaines contre l'Iran, qui promet une riposte "décisive"
-
Farandou envisage de revoir la majoration de pension pour les parents de 3 enfants et plus
-
"Chérissez la Terre" : le pape dit une messe pour l'environnement
-
Pour le Canada, la présence de la Russie au G20 Finance a créé un "malaise"
-
Nouvelles frappes américaines contre l'Iran
-
En Guinée-Bissau, victoire du oui au référendum pour passer à un régime présidentiel fort
-
A Cuba, la rentrée des classes entre coupures électriques et manque de professeurs
Bol d'Or: Méliand-Philippe, du mariage glorieux au divorce amer
De leur rencontre en 2003 à leurs retraits du championnat du monde d’endurance de moto, les Français Dominique Méliand, le fondateur du mythique team SERT, et Vincent Philippe, recordman de victoires au Castellet (Var), sont devenus le tandem emblématique du Bol d’Or, qui fête son 100e anniversaire cette année.
L’un, manager, s’est enrichi de dix-huit titres sur le circuit Paul-Ricard, l’autre a soulevé neuf trophées entre 2004 et 2019 sous les ordres de Méliand, devenant le pilote le plus titré de l’histoire devant Gustave Lefèvre (de 1947 à 1957).
"Avec Dominique, ça a tout de suite collé. C’est quelqu’un de très exigeant. Ce n’est pas un marrant. Je suis également très gourmand quand il s'agit de gagner. On était là pour réussir. On partageait l’idée que pour y arriver, il fallait être hyper professionnels", explique Philippe, 44 ans, retraité depuis 2019.
Ingénieur de formation chez Gaz de France, son acolyte, Méliand, 75 ans, a épousé les chemins de la réussite grâce à une abnégation et un caractère endurci par les deuils, notamment celui de son meilleur ami et co-fondateur du SERT avec lui, Jean-Bernard Peyré, mort dans un accident de voiture en 1980, l'année de lancement de l'écurie.
- "Engueulades" -
"Il a toujours eu la volonté de réussir et d'être un pionnier dans son sport. Pour arriver à ses fins, il devait se montrer un peu autoritaire", résume Christian Batteux, rédacteur en chef adjoint de "Moto revue" et auteur du livre "100 ans du Bol d'Or".
"Je me suis pris des engueulades. Quand tu sortais du cadre, tu le savais de suite", assure Philippe.
"Lors de mes premiers 24 Heures de Spa, je revenais de blessure. Je fais un bon résultat et j’interpelle Dominique à la fin de la course en lui disant +T’as vu la course que j’ai faite+. Il me répond +Normal. Tu t’es engagé avec nous+," narre hilare Philippe.
La relation embryonnaire, encore frappée du sceau de la distance et de la verticalité, laisse rapidement place à une lien professionnel basé sur la compréhension et l’échange. Car en 2010, le statut de Philippe, cinq fois champion du monde d’endurance et six fois lauréat du "Bol", se renforce.
"A un moment donné, il venait discuter avec moi pour me demander mon avis. C’est très rare dans une équipe de moto. On échangeait. Mais c’est toujours lui qui prenait les décisions (...) J’étais un grand fidèle. Il a pu me confier certaines choses qu’il n’aurait pas confiées à d’autres."
Et les résultats dans les années 2010 valident cette décision. Suzuki remporte quatre victoires au Castellet, avec comme chef de file, Vincent Philippe, alors au firmament de sa carrière, comme en témoignent ses cinq titres de champion du monde d'endurance, tous acquis avec Suzuki qui a annoncé son retrait de la compétition moto et de l’endurance à la fin de cette saison.
- Une fin amère –
Mais le légendaire attelage franco-japonais va connaître un coup dur en 2017 lorsque Dominique Méliand doit s'éloigner des paddocks en raison de problèmes cardiarques.
"C'est comme si quelqu'un avait décidé à sa place. C'est horrible", déplore Philippe.
Malgré son retour un an après son opération, Méliand est contraint de rester à distance du poste de manager, désormais occupé par Damien Saulnier.
Le Bisontin garde un goût amer de cette mise en retrait "forcée", qui a, selon lui, contribué à "mettre des grains de sable" dans leur relation.
"L’ambiance a changé du tout au tout. La confession n’était plus présente. Quelque chose s’est cassé. Notamment la dernière année où j’avais toujours la confiance de Suzuki mais plus celle de Méliand", admet-t-il.
Comme un fil distendu, le dernier succès des deux hommes au Bol d'Or en 2019 ne résoud pas les problèmes. Le divorce est consommé. Leurs prestigieuses carrières, cimentées sur le circuit du Castellet, s'arrêtent, sans l'allégresse commune.
"On ne mérite pas de terminer comme ça, sur une victoire. C’est une fin bizarre", lance Philippe.
"Les deux dernières années, je les ai appréciées à demi-mesure, surtout dans notre relation. J’aurais voulu garder en tête les moments d’euphorie où on se tape dans la main. J’essaie de mettre de côté cette fin un peu amère pour garder le meilleur. On est restés 15 ans ensemble".
N.Esteves--PC