-
Moustiques anti-dengue: une avancée mais pas la panacée au Brésil
-
NBA: les Lakers éliminés par le Thunder, l'avenir de LeBron James reste flou
-
Procès Musk-Altman: le PDG de Microsoft "très fier" de son rôle dans la genèse d'OpenAI
-
Les manchots empereurs au coeur d'une réunion sur la protection de l'Antarctique
-
Indonésie: une flambée de rougeole...et de désinformation
-
Au procès libyen en appel, l'accusation se positionne sur les autres poursuites visant Sarkozy
-
Le cinéma se donne rendez-vous à Cannes pour le plus grand festival au monde
-
Première demi-finale de l'Eurovision, avec Israël
-
Hantavirus: le MV Hondius fait route vers les Pays-Bas après la fin des évacuations
-
Foot: Dembélé reste meilleur joueur, Sage et Lens récompensés
-
Les Bourses mondiales mitigées face au flou géopolitique
-
Trump écarte les inquiétudes autour de Taïwan avant son voyage en Chine
-
Un Tunisien écroué en France, soupçonné de fomenter un projet d'attaque jihadiste
-
Wall Street termine en hausse, passe outre le flou géopolitique
-
Différend Venezuela-Guyana : la présidente vénézuélienne par intérim réclame des négociations
-
SNC Scandic Coin: Quand les actifs réels rencontrent la fonctionnalité numérique
-
Sous pression, Starmer promet de prouver à ses détracteurs du Labour "qu'ils ont tort"
-
Tennis: Pellegrino-Sinner, pétillant et inattendu derby italien à Rome
-
Bourse de Paris en recul: le luxe dévisse
-
SNC Scandic Coin: реальные активы и цифровые возможности
-
Play-offs NBA: pas de sanction supplémentaire pour Wembanyama, disponible mardi
-
L'assaillant du gala de la presse plaide non coupable de tentative d'assassinat de Trump
-
En Ukraine, entre repos et détonations pendant la trêve avec la Russie
-
Prix alimentaires: le gouvernement souhaite des discussions "au cas par cas" pour répercuter les hausses
-
Au procès libyen, la condamnation de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs requise
-
Les Bourses européennes prudentes à la clôture
-
Même loin des côtes, le climat enchérit les assurances habitation aux Etats-Unis
-
Opacité des algorithmes: Uber Eats et Deliveroo mis en demeure par des syndicats
-
Dua Lipa attaque Samsung aux Etats-Unis pour utilisation indue de son image
-
Pourquoi l'hantavirus n'est "pas un nouveau Covid", selon les experts
-
SNC Scandic Coin: поєднання реальних активів та цифрової функціональності
-
Les parlementaires philippins votent en faveur de la destitution de la vice-présidente Sara Duterte
-
Masters 1000 de Rome: Sinner sans pitié pour Popyrin
-
Meta annonce un partenariat sur plusieurs années avec le festival de Cannes
-
La Grèce prévoit de rembourser plus tôt que prévu une partie de sa dette
-
L'Otan "n’a jamais été aussi importante qu’aujourd’hui", selon la cheffe de la diplomatie canadienne à l'AFP
-
Harcèlement conjugal: 10 mois de prison avec sursis pour l'ex-animateur Laurent Boyer
-
L'humoriste Michaël Youn et sa famille victimes d'un homejacking
-
Hong Kong démantèle sa seule éolienne commerciale
-
TikTok accusé de promouvoir le suicide: 16 familles demandent l'élargissement de l'enquête parisienne
-
Des séismes "contrôlés": une expérience inédite sous les Alpes suisses
-
WTA 1000 de Rome: Gauff encore chahutée mais qualifiée pour les quarts de finale
-
Wall Street en recul, jauge la situation au Moyen-Orient
-
Au procès libyen en appel, l'accusation fustige une affaire qui a "dégradé le pacte social"
-
L'Irlande, l'Espagne et la Slovénie ne diffuseront pas l'Eurovision
-
Catherine Deneuve rend hommage à Marilyn Monroe dans un livre
-
Le jeu "Wordle" du New York Times va devenir une émission
-
Norvège: jugé pour viols, le fils de la princesse connaîtra son verdict le 15 juin
-
Les médias Bolloré cherchent une "privatisation rampante" de France Télé, accuse un de ses dirigeants
-
Royaume-Uni: menacé, Starmer promet de prouver à ses détracteurs "qu'ils ont tort"
Macron annonce l'entrée au Panthéon de l'historien Marc Bloch
L'historien et résistant Marc Bloch entrera au Panthéon, a annoncé samedi Emmanuel Macron louant son "courage" et sa "lucidité" lors d'un discours à Strasbourg à l'occasion des 80 ans de la libération de la capitale alsacienne.
"Pour son œuvre, son enseignement et son courage, nous décidons que Marc Bloch entrera au Panthéon", a déclaré le chef de l'Etat à l'université de Strasbourg où Marc Bloch a enseigné.
Le président a loué sa "lucidité cinglante qui nous frappe aujourd'hui encore", son "audace des mots et des idées qui se doubla du courage physique" et sa "volonté française jusqu'à son dernier souffle, jusqu'à l'assassinat par la Gestapo".
Emmanuel Macron a aussi remis la Légion d'honneur à son fils Daniel Bloch.
Rappelant que Marc Bloch était professeur, père de six enfants et "très attaché à la jeunesse", elle a souhaité que cette dernière soit "très impliquée" dans cet hommage.
Dans une lettre au président de la République, dont l'AFP a obtenu copie, la famille demande aussi que "l'extrême droite, dans toutes ses formes, soit exclue de toute participation à la cérémonie" d'entrée au Panthéon.
Issu d'une famille juive alsacienne, professeur d'histoire du Moyen-Age à l'université de Strasbourg de 1919 à 1936, Marc Bloch a renouvelé en profondeur le champ de la recherche historique en l'étendant à la sociologie, la géographie, la psychologie et l'économie.
Capitaine et Croix de guerre en 1914-1918, de nouveau mobilisé en 1939, Marc Bloch s'engage dans la résistance au tournant des années 1942/43.
L'auteur de "L'étrange défaite", écrit en 1940 et publié après la guerre, est arrêté à Lyon le 8 mars 1944, emprisonné et torturé à la prison de Montluc, puis fusillé le 16 juin avec 29 de ses camarades.
- "Malgré-nous" -
Lors de son discours au Palais universitaire de Strasbourg, Emmanuel Macron a aussi évoqué les , ces 130.000 Alsaciens et Mosellans considérés comme Allemands après l'annexion de ces territoires, et qui ont dû intégrer l'armée allemande.
"Ces enfants d’Alsace et de Moselle furent capturés, habillés d'un uniforme qu’ils détestaient, au service d’une cause qui les faisait esclaves, instruments d’un crime qui les tuait aussi, menacés de représailles s’ils tentaient de fuir. Ceux-là comprirent parfois aussi dans leur rang des enfants perdus qui endossèrent la cause néfaste du Reich", a déclaré le président.
"Il faut reconnaître les souffrances que les premiers subirent, celles que les seconds dans leur petit nombre causèrent, cette souffrance dont la responsabilité première incombe au régime nazi".
Très longtemps, les "Malgré-nous", associés pour certains à l'un des pires massacres de civils commis par les Nazis en Europe occidentale à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) en 1944, sont demeurés un sujet relativement tabou.
L'incorporation de force, c'est "une chose qui a toujours été mal comprise", a déclaré à l'AFP Jean-Marie Hostert, 99 ans, l'un de ces "Malgré-nous". "Nous, on ne voulait pas y aller", explique le nonagénaire, présent samedi pour les commémorations.
Emmanuel Macron, qui poursuit un long cycle mémoriel autour des 80 ans de la Libération de la France et de la fin de la Seconde guerre mondiale, se rend ensuite à une soixantaine de kilomètres de Strasbourg, dans l'ancien camp de concentration nazi de Natzweiler-Struthof, le seul érigé sur le territoire français alors que l'Alsace était annexée de fait par le IIIe Reich.
"Quand on a su que le drapeau était sur la cathédrale, on avait atteint notre but, la liberté, libérer l'Alsace, une province chère au cœur de la 2e DB", a témoigné auprès de journalistes Roger Le Neures, 101 ans, combattant volontaire de la résistance dans les Forces Françaises Libres (FFL) et la 2e DB, présent sur place.
En guise de clin d’œil, les couleurs de la France ont été de nouveau hissées sur la flèche de la cathédrale de Strasbourg.
A.Aguiar--PC