-
Les Bourses européennes ouvrent en léger repli
-
L'impunité des meurtres de journalistes augmente, alerte l'Unesco
-
Le drame des effondrements de la rue d'Aubagne à nouveau en procès à Marseille
-
Crise dans l'éducation: blocages et manifestations en vue en France pour la reprise des cours
-
Nouvelles restrictions à Delhi pour lutter contre la pollution
-
Inde: des dizaines de milliers de manifestants contre la révision des listes électorales
-
Charles III va parler au Commonwealth avec "franchise" du passé esclavagiste du Royaume-Uni
-
NBA : les Warriors portés par leur jeunesse, les Lakers par Doncic
-
Mobilisation du 5 novembre en France: au tour du monde du travail de descendre dans la rue
-
Incendie de Crans-Montana : le point sur l'enquête
-
Élections de mi-mandat: Trump veut faire mentir les mauvais sondages dans les urnes
-
La nuit de la Toussaint, une montagne aux Philippines s'illumine pour ses morts
-
Après la sécheresse et les canicules, le piment d'Espelette cherche de l'eau
-
En Inde, les familles royales d'antan en quête de nouveaux rôles sociaux
-
Agriculture: réclamer les aides, une démarche pas évidente après un été éprouvant
-
La Corée du Sud prévoit un budget record pour l'IA en 2027
-
L'Ukraine et la Russie touchées par des cyberattaques après la fin de la trêve
-
F1: Antonelli sacré avec panache au Mexique
-
F1: l'Italien Kimi Antonelli devient le plus jeune champion du monde de l'histoire
Un algorithme pour mieux anticiper les tsunamis
Les tsunamis seraient mieux anticipés si l'on arrivait à évaluer en temps réel la puissance des séismes qui les provoquent: un algorithme d'intelligence artificielle, décrit mercredi dans une étude, pourrait relever ce défi et aider à limiter les dégâts.
Le 11 mars 2011, l'un des plus violents tremblements de terre jamais enregistrés dans le monde secouait les profondeurs de l'océan Pacifique au large des côtes nord-est du Japon, entraînant un raz-de-marée qui a fait près de 18.500 morts et entraîné la catastrophe nucléaire de Fukushima.
La magnitude du séisme était de 9 sur l'échelle de Richter, mais à l'instant de la secousse, les systèmes d'alerte ne l'avaient évaluée qu'à 8,1. Une sous-estimation de taille, mais presque inévitable lorsqu'il s'agit de méga-séismes.
"Les instruments actuels de mesure des ondes sismiques sont limités", souligne Quentin Bletery, co-auteur de l'étude parue dans la revue Nature. Ils sont trop lents, et au-delà d'un certain seuil - une magnitude de 8 - ils ont tendance à "saturer et faire une prédiction à maximum 8, quoiqu'il arrive", explique à l'AFP ce géophysicien à l'Institut de recherche pour le développement (IRD).
En 2017 furent découverts des signaux plus rapides que les ondes sismiques: les PEGS ("Prompt Elastro-Gravity Signals"), qui sont des perturbations de champ de gravité terrestre provoquées par les tremblements de terre. Et se déplacent à la vitesse de la lumière.
- 350.000 séismes virtuels -
Mais ces signaux sont trop ténus pour être exploités directement. Une équipe de chercheurs de l'IRD basée à l'Université Côte d'Azur a donc décidé d'élaborer un modèle d'apprentissage profond basé sur la modélisation de ces "PEGS".
L'algorithme d'intelligence artificielle (IA) a été entraîné à partir 350.000 scénarios de séismes virtuels le long des principales failles du Japon, en calculant tous les signaux gravitationnels prévus. "Pour chaque séisme virtuel, nous avons entraîné l'IA, en lui donnant chaque fois la réponse, à trouver la magnitude et la localisation à partir des PEGS attendus", développe Quentin Bletery.
Le modèle a ensuite été testé sur des données réelles, celles du séisme de mars 2011. Résultat: il a prédit la bonne localisation et la bonne magnitude - à 0,3 point près - au bout de 50 secondes. Et donné la magnitude parfaitement exacte de 9 au bout de deux minutes seulement.
"En 2011, on a mis plusieurs heures pour l'évaluer exactement, bien après l'arrivée du tsunami. Or avec une estimation de 8,1, on s'attendait à des vagues de trois mètres maximum", se souvient le chercheur.
Une taille qui n'aurait pas posé de problème aux digues érigées sur les côtes japonaises. "Mais un séisme à 9 provoque des vagues de plus de 15 mètres... Si on l'avait su avant, on aurait évacué encore davantage les populations", souligne-t-il.
L'algorithme est actuellement en phase de test au Pérou, et a vocation à être intégré dans les systèmes d'alertes des régions du monde menacées par les tsunamis.
A.Motta--PC