-
Incendies en Indonésie: la Malaisie envoie des pompiers et des moyens aériens
-
MotoGP: Martin décroche la pole position en Autriche devant Marc Marquez
-
Le Danemark salue l'accord "contraignant" avec Trump sur le Groenland
-
Amazon renonce à la livraison gratuite de livres neufs dans ses casiers automatiques en France
-
L'IA de Google a perpétré des cyberattaques et deviné des identifiants
-
"Pas touche au Kennedy Center": à Washington, une chaîne humaine face aux assauts de Trump
-
Equateur: des hélicos bombardiers d'eau pour éteindre un feu de forêt à Quito
-
Au Texas, des éleveurs déçus par Trump sur la question du boeuf importé
-
Les concerts de Céline Dion, un jackpot qui ne ruisselle pas, déplore la filière musicale
-
Compagnon artificiel, robot stimulateur... L’IA, au chevet des malades d’Alzheimer
-
Coupe Davis: le Canada mène 2-0 d'entrée contre la France
-
La visite du pape dans un lieu d'accueil d'exilés: un "message" avant la présidentielle en France
-
Mondiaux de cyclisme: Remco Evenepoel pour l'histoire
-
Derrière "Lofi Girl", un entrepreneur français et un phénomène mondial sur YouTube
-
Déplacer le village de Miquelon: pas un modèle mais des leçons à tirer, selon une géographe
-
Pakistan: au moins 31 morts dans l'attaque d'un quartier général de police
-
Rush à Pékin pour revendre son drone avant l'interdiction totale
-
Paris appelle Moscou à "revenir" sur sa prise de contrôle d'entreprises françaises
-
Ed Sheeran remonte sur scène à Philadelphie après la polémique autour de Gaza
-
Cuba : nouvelle panne de courant massive, la septième de l'année
-
Trump annonce avoir obtenu un "contrôle permanent" sur la sécurité du Groenland
-
Ligue 1: Monaco et Brunner poursuivent leur été indien en battant Lens
-
Wall Street termine en ordre dispersé, entre Fed et taux élevés
-
Trump veut empêcher CNN et d'autres médias de venir à la Maison Blanche
-
Nouveau bilan d'une attaque jihadiste au Mali: au moins 100 militaires tués (sources concordantes)
-
Mbappé tourne le dos à Nike et choisit On pour en devenir le personnage central
-
Equipe de France: Zidane joue l'ouverture à tout-va pour sa première liste
-
Sécheresse : les stations de lavage auto sont "la seule profession à qui on interdit de travailler", s'insurgent-elles
-
En difficulté, le secteur audiovisuel cible "l'apathie" des pouvoirs publics
-
La Bourse de Paris dans le rouge, les taux d'emprunts français flambent
-
Chef de l'ONU: la Costaricaine Grynspan en tête lors d'un nouveau vote
-
Lidl France change soudainement de patron, une "surprise totale" pour les syndicats
-
Fin de la conférence Travail Emploi Retraites, des pistes sur la table pour candidats et partenaires sociaux
-
Othman Garrido, l'itinéraire presque trop parfait d'un ex-jihadiste "en reconstruction"
-
Netflix premier financeur privé de la production française selon les indicateurs légaux (Arcom)
-
Pakistan: sursis pour des étudiants en médecine afghans menacés d'expulsion
-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates chargée de former un gouvernement
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Netflix premier financeur privé de la production française (Arcom)
-
Patrimoine: un rapport inédit imagine les monuments nationaux dans une France à +2,7°C
-
Zelensky inaugure en Ukraine le premier sommet des pays des Carpates
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
Mort aux Etats-Unis du prédicateur turc Fethullah Gülen, ennemi juré d'Erdogan
La Turquie a confirmé lundi la mort du prédicateur musulman Fethullah Gülen, ennemi juré du président Recep Tayyip Erdogan, en exil aux Etats-unis depuis un quart de siècle et dont l'influence avait déjà fortement faibli.
La mort du prédicateur, âgé de 83 ans, avait été initialement annoncée par un média proche du mouvement guléniste.
"Le chef de cette sombre organisation est mort, mais la détermination de notre nation dans la lutte contre le terrorisme se poursuivra", a annoncé le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan.
"Il laisse derrière lui beaucoup de souffrances et de trahisons", a déclaré le président du principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate), Özgür Özel, qui a regretté que le défunt n'ait pas eu à rendre des comptes en Turquie.
Inspirateur du mouvement Gülen, aussi appelé "Hizmet" ("Service", en turc), s'était installé de son plein gré en Pennsylvanie en 1999.
D'abord allié de Recep Tayyip Erdogan, le prédicateur était depuis plus d'une décennie accusé par le pouvoir turc de diriger un groupe "terroriste". M. Gülen affirmait n'être à la tête que d'un simple réseau d'organisations caritatives et d'entreprises.
Le prédicateur avait émis le souhait en 2012 d'être inhumé à Izmir (ouest), "près de sa mère bien-aimée", ce qui semble exclu.
- "traître" -
La Turquie, qui le considère comme un "traître" et qualifie son mouvement de "Fetö" (acronyme pour Organisation terroriste de Fethullah Gülen), l'avait déchu de sa nationalité en 2017.
Selon la chaîne de télévision privée NTV, qui cite des sources sécuritaires turques, "le lieu de sa tombe sera gardé secret" à l'issue de funérailles en comité restreint, possiblement dans une forêt appartenant à un responsable du mouvement aux Etats-Unis.
En dépit des déclarations officielles, estime Bayram Balci, chercheur au Ceri-Sciences Po à Paris, sa disparition "restera un non-événement en Turquie" où la mouvance güleniste est très affaiblie.
"Depuis la rupture avec Erdogan en 2010 et surtout après la tentative de coup d'Etat en 2016, l'image de Gülen est très mauvaise. Très peu de gens lui ont gardé leur estime", assure ce spécialiste du mouvement.
Mais "le travail se poursuivra", a assuré lundi à l'AFP Ercan Karakoyun, le porte-parole du mouvement güléniste en Allemagne, où réside la principale diaspora turque, environ trois millions de personnes.
Se sachant malade, le prédicateur avait organisé des comités pour lui survivre, a-t-il assuré en dénonçant "une chasse aux sorcières": "On nous a accusés de quelque chose que nous n'avons pas fait".
Ankara l'accusait de terrorisme depuis qu'un scandale de corruption, orchestré par des magistrats acquis à la nébuleuse guléniste, avait éclaboussé fin 2013 des proches de l'alors Premier ministre Erdogan.
Après le coup d'Etat raté du 15 juillet 2016, les autorités ont lancé de vastes purges visant les gulénistes, qui se poursuivent encore à moindre échelle. En outre, il a exigé de ses alliés l'extradition de tout membre du réseau ou proche de l'imam.
Des poursuites ont été engagées contre près de 700.000 personnes, et 3.000 d'entre elles, accusées d'avoir joué un rôle dans le putsch manqué, ont été condamnées à la prison à vie, selon les autorités turques.
- "c'est fini" -
Des purges de grande ampleur ont visé les rangs de l'administration et de l'armée: plus de 125.000 personnes ont été limogées des institutions publiques, dont quelque 24.000 soldats et des milliers de magistrats.
"La lutte contre cette organisation, qui continue de constituer un problème fondamental de sécurité nationale (...) se poursuivra", a promis lundi le ministre turc de la Justice, Yilmaz Tunç.
Mais pour Bayram Balci "il reste en réalité peu de choses de cette mouvance qui fut au centre de la vie politique turque et a contribué au rayonnement de la Turquie dans le monde", notamment au travers d'un puissant réseau d'écoles jusqu'en Afrique ou en Asie.
Aujourd'hui, poursuit le chercheur, nombre d'entre elles ont fermé notamment en Afrique et en Asie centrale, victimes des bonnes relations du président Erdogan avec de nombreux pays où la Turquie multiplie les investissements.
Ses derniers adeptes se trouvent principalement au sein des diasporas en Allemagne et aux Etats-Unis, estime-t-il.
"Pendant les belles années où ils étaient alliés, les gülénistes ont été eux aussi au service de la répression d'Erdogan", rappelle-t-il.
Selon lui "les ennemis d'Erdogan les détestent encore plus (que le président): les kémalistes (partisans de Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la république, ndlr), les nationalistes, les islamistes les détestent", insiste-t-il.
La mouvance güléniste "ne représente plus aucune menace. La communauté n'est plus aussi forte: elle se concentre surtout sur l'aide aux victimes de la répression" orchestrée par Ankara, ajoute-t-il. "C'est fini, ils le savent".
P.Sousa--PC