-
Déplacer le village de Miquelon: pas un modèle mais des leçons à tirer, selon une géographe
-
Pakistan: au moins 31 morts dans l'attaque d'un quartier général de police
-
Rush à Pékin pour revendre son drone avant l'interdiction totale
-
Paris appelle Moscou à "revenir" sur sa prise de contrôle d'entreprises françaises
-
Ed Sheeran remonte sur scène à Philadelphie après la polémique autour de Gaza
-
Cuba : nouvelle panne de courant massive, la septième de l'année
-
Trump annonce avoir obtenu un "contrôle permanent" sur la sécurité du Groenland
-
Ligue 1: Monaco et Brunner poursuivent leur été indien en battant Lens
-
Wall Street termine en ordre dispersé, entre Fed et taux élevés
-
Trump veut empêcher CNN et d'autres médias de venir à la Maison Blanche
-
Nouveau bilan d'une attaque jihadiste au Mali: au moins 100 militaires tués (sources concordantes)
-
Mbappé tourne le dos à Nike et choisit On pour en devenir le personnage central
-
Equipe de France: Zidane joue l'ouverture à tout-va pour sa première liste
-
Sécheresse : les stations de lavage auto sont "la seule profession à qui on interdit de travailler", s'insurgent-elles
-
En difficulté, le secteur audiovisuel cible "l'apathie" des pouvoirs publics
-
La Bourse de Paris dans le rouge, les taux d'emprunts français flambent
-
Chef de l'ONU: la Costaricaine Grynspan en tête lors d'un nouveau vote
-
Lidl France change soudainement de patron, une "surprise totale" pour les syndicats
-
Fin de la conférence Travail Emploi Retraites, des pistes sur la table pour candidats et partenaires sociaux
-
Othman Garrido, l'itinéraire presque trop parfait d'un ex-jihadiste "en reconstruction"
-
Netflix premier financeur privé de la production française selon les indicateurs légaux (Arcom)
-
Pakistan: sursis pour des étudiants en médecine afghans menacés d'expulsion
-
Wall Street ouvre en baisse, digère ses gains de la veille
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates chargée de former un gouvernement
-
"2,1 Top boules!" La FDJ ouvre pour la première fois au public les studios du Loto
-
La sécheresse fait bouillir l'éternelle bataille du prix du lait
-
Marchés: les Etats dans l'étau de la hausse des taux
-
Conflits et carburant: Macron dresse le tableau d'une crise durable, des candidats réclament des aides "massives"
-
Netflix premier financeur privé de la production française (Arcom)
-
Patrimoine: un rapport inédit imagine les monuments nationaux dans une France à +2,7°C
-
Zelensky inaugure en Ukraine le premier sommet des pays des Carpates
-
Macron a reçu les candidats à sa succession ou leur bras droit sur des crises qui risquent de "durer"
-
Violences conjugales: peine alourdie en appel pour Stéphane Plaza
-
Budget: les fonctionnaires, à nouveau mis à contribution, dénoncent leur "appauvrissement"
-
Quelque 1.700 migrants transférés des plages de Ceuta vers le port de l'enclave espagnole
-
Ed Sheeran, superstar de la pop percutée par l'onde de choc de Gaza
-
Berlin plaide pour une taxe européenne sur les superprofits pétroliers
-
"Complètement fou": un navire de guerre de Louis XIV en chantier dans le Nord
-
Russie : Moscou prend le contrôle des actifs de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin
-
Warren Buffett quitte la présidence de Berkshire, reste président émérite
-
Japon: des poubelles robotisées mobiles à la rescousse d'une gare de Tokyo
-
Un an après la Déclaration de New York, l'Etat de Palestine reste introuvable
-
Budget: 5% de déficit pour 2027, un objectif "ambitieux" mais "réalisable", dit Lescure à l'AFP
-
En Suède, la cheffe des sociaux-démocrates "prête" à tenter de former un gouvernement
-
La France appelle l'Europe à "des mesures concrètes et rapides" pour l'industrie chimique
-
L'Unesco peut être un "modérateur" dans le "débat global" sur l'IA, affirme son chef
-
L1: L'OM et Genesio entre résignation et mince espoir avant le PSG
-
Retour triomphal d'une célèbre chanteuse à Damas, après 15 ans d'exil
-
Optique-audition: un projet d'interdiction de la publicité divise le secteur
-
Carburants à un prix record: le gouvernement ouvre la porte à de nouvelles aides
Les fosses communes, dernier espoir pour des Syriens de retrouver leurs proches
Après avoir perdu l'espoir de retrouver ses deux frères parmi les prisonniers libérés des prisons syriennes, Ziad Aleiwi a entamé une épuisante tournée dans de potentielles fosses communes, signalées par les habitants.
Près de la localité de Najha, au sud-est de Damas, le quinquagénaire montre une profonde tranchée, entourée de postes d'observation militaire.
Alors que des enfants jouent autour, des habitants ont dit que des gens fouillaient régulièrement ce secteur.
Depuis la chute le 8 décembre du président Bachar al-Assad, "j'ai cherché mes frères dans toutes les prisons", soupire ce chauffeur de la banlieue de Damas.
"J'ai étudié tous les documents pouvant me donner des pistes. En vain", ajoute-t-il.
Selon des habitants du secteur, des corps de détenus morts sous la torture reposeraient dans au moins trois autres tranchées, interdites d'accès du temps d'Assad. Des actes assimilables à des "crimes contre l'humanité" pour des organisations internationales.
Le sort de dizaines de milliers de prisonniers et disparus constitue l'un des aspects les plus douloureux du drame syrien, dans un pays exsangue après 13 ans d'une guerre dévastatrice, déclenchée en 2011 par la répression brutale de manifestations prodémocratie, et qui a fait plus de 500.000 morts.
- "Ont-ils été tués?" -
"Nous voulons savoir où sont (...) nos frères (...) Ont-ils été tués, sont-il enterrés ici?", lance Ziad Aleiwi, dont les frères ont été arrêtés entre 2012 et 2014, tout comme quatre cousins, dont le sort reste inconnu.
"Si des médecins légistes faisaient des recherches sur place, cela permettrait à beaucoup de personnes d'avoir l'esprit tranquille et d'arrêter d'espérer le retour d'un fils qui ne reviendra jamais", poursuit l'homme de 55 ans.
"Car ce n'est pas une, ou deux, ou trois personnes qui sont recherchées, ce sont des milliers."
M. Aleiwi appelle les médecins légistes des organisations internationales, faute d'expertise locale, à "ouvrir ces fosses communes pour qu'on puisse enfin savoir où sont nos enfants".
De nombreux Syriens rencontrés ces derniers jours par des journalistes de l'AFP ont fait état de leur profonde déception de n'avoir pas pu retrouver un proche dans les prisons ouvertes depuis la prise du pouvoir des rebelles.
A quelques kilomètres de Najha, une dizaine de personnes, la plupart vêtues d'une combinaison blanche, transfèrent des petits sacs blancs dans d'autres plus grands, numérotés.
"Depuis la chute du régime, nous avons reçu plus d'une centaine d'appels nous indiquant la présence de fosses communes. Les gens pensent qu'à chaque site militaire, il en existe une", souligne Omar Al-Salmo, un responsable de la Défense civile.
- 22 corps -
Une hypothèse crédible, selon lui, au vu "du peu de personnes qui sont sorties des prisons et du nombre exponentiel de disparus".
Il n'existe pas de chiffres officiels sur le nombre de détenus libérés des prisons depuis une dizaine de jours, mais il n'est certainement pas équivalent à celui des disparus depuis 2011.
En 2022, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) estimait à plus de 100.000 les personnes ayant péri dans les prisons depuis 2011, notamment sous la torture.
"Nous essayons de travailler (...) avec notre modeste expertise", affirme M. Salmo. Des membres de son équipe s'affairent à prélever des échantillons sur des os, afin d'effectuer des tests ADN.
Mardi, Human Rights Watch (HRW) a appelé les nouvelles autorités à "protéger les preuves et les conserver, notamment celles présentes dans les fosses communes".
L'ONG a également invité à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), "capable de fournir une aide (...) essentielle pour protéger" ces preuves.
Quelques jours après la chute du Bachar al-Assad, les équipes de HRW avaient découvert "un nombre important de corps" dans le quartier de Tadamon, près de Damas, où un massacre avait été commis en 2013.
A quelque 70 kilomètres au sud de Damas, Mohammad Khaled a récemment récupéré sa ferme à Izreh, réquisitionnée des années par les services de renseignements.
"J'ai remarqué que le sol était irrégulier", dit-il. "Nous avons été surpris de découvrir un corps, puis un autre (...)", 22 au total, raconte cet homme.
L.Henrique--PC