-
La Banque de Norvège première en Europe à relever son taux depuis la guerre au Moyen-Orient
-
Trafic de médicaments: près de 270 arrestations dans 90 pays, annonce Interpol
-
Crédit Agricole descend dans l'arène de la banque gratuite
-
Le Premier ministre des Îles Salomon destitué par les parlementaires
-
79e Festival de Cannes: les 22 films en compétition
-
Cannes 2026: Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie toute en "sincérité"
-
MSF dénonce une "crise de malnutrition artificielle" entretenue par Israël à Gaza
-
79e festival de Cannes: ce qu'il ne faudra pas rater
-
La Corée du Sud en pleine traque à la désinformation par IA avant des élections
-
Salvador, le procès collectif entre "exhumation de la vérité" et opération "médiatique"
-
De pêcheurs à jardiniers des mers: la restauration des coraux en Colombie
-
Dans les coulisses de la course au dépistage de l'hantavirus sur le bateau de croisière
-
Le méga-projet du corridor de Lobito doit encore tenir ses promesses
-
Ligue Conférence: pour voir sa première finale, Strasbourg doit mater le Rayo
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama se rattrapent et corrigent Minnesota
-
Indonésie: le sapu-sapu, un poisson invasif qui prospère malgré la pollution
-
L'Australie va réserver 20% de sa production de gaz à la consommation intérieure
-
Elections locales au Royaume-Uni, le Labour de Keir Starmer menacé d'un vote sanction
-
Rubio en émissaire pour apaiser les tensions avec le pape
-
L'affaire Dany Leprince, condamné pour quadruple meurtre en 1994, revient devant la Cour de révision
-
Œuvres pillées durant la colonisation: après des années d'attente, ultime étape au Parlement français
-
Lula à Washington pour rencontrer Trump, entre dossiers sensibles et enjeu électoral
-
Foot: nouveau record de longévité pour l'inusable gardien brésilien Fabio
-
Ligue des champions: "On doit profiter de ce moment", estime Luis Enrique
-
Le tournage du film sur Johnny Hallyday débute le 1er juin avec Benjamin Voisin
-
Ligue des champions: Paris est magique et encore en finale
-
A Zagreb, une dizaine de taxis autonomes pour une première en Europe
-
"Je voudrais qu'on m'opère": le rêve sportif en suspens d'un enfant cubain
-
Anthropic loue le superordinateur de Musk pour tenir tête à OpenAI
-
CIJ: Le Venezuela affirme que ses droits sur l'Essequibo sont "inaliénables"
-
Le lait contaminé hors de cause dans la mort d'un bébé à Angers
-
Les prix de l'essence à un record, le gouvernement tente de rassurer le secteur aérien
-
Prison avec sursis en Belgique pour la chanteuse Rokia Traoré, dans un litige familial
-
"Flottille pour Gaza": les deux militants restent en prison en Israël
-
En Indiana, Trump démontre encore son ascendant sur le Parti républicain
-
La Bourse de Paris termine en hausse de près de 3%, porté par les espoirs de paix au Moyen-Orient
-
Le pape pourrait venir en France fin septembre, selon la Conférence des évêques de France
-
Mort du pionnier de l'info en continu Ted Turner, créateur de CNN
-
Mort de Amal Khalil: son journal porte plainte contre un expert de BFMTV
-
Hantavirus sur un bateau de croisière: un mode de transmission marginal favorisé par la promiscuité
-
Tour de France: "Ça va être exceptionnel à vivre", souligne Paul Seixas
-
La filière aérospatiale française recrute et mise sur la défense
-
Génocide au Rwanda: la justice française demande la poursuite de l'instruction pour l'ex-Première dame
-
Moyen-Orient: vent d'optimisme sur les marchés mondiaux avec l'espoir d'un accord, le pétrole plonge
-
Wall Street transportée par l'espoir d'un accord sur le Moyen-Orient
-
Inquiets face à la "coercition économique", les pays du G7 Commerce vont "muscler" leur réponse
-
A Venise, les Femen et Pussy Riot manifestent contre la présence russe à la Biennale d'art
-
Hantavirus: des cas suspects en route vers les Pays-Bas, le chef de l'OMS se veut rassurant
-
Génocide au Rwanda: la justice française demande la poursuite de l'instruction visant Agathe Habyarimana
-
Maladies transmises par les moustiques: appels à la vigilance, après une année 2025 record
Ecatepec, ville mexicaine entre peur et soif de justice face à l'extorsion
En juillet, des commerçants de la ville mexicaine d'Ecatepec, excédés, ont roué de coups un homme qui menaçait de brûler leurs magasins s'ils ne se laissaient pas racketter. Mais la peur reste omniprésente, car des gangs organisés sévissent en toute impunité.
"La Chokiza", une bande pourtant accusée par les autorités de meurtres et d'extorsions, propose ouvertement des services "de protection" dans un local à côté d'un marché.
"Rejoignez cette grande famille", est-il écrit sur une affiche mentionnant également une offre de "conseil juridique".
"Ils sont censés vous protéger en échange d'une certaine somme", explique à l'AFP une commerçante de 53 ans derrière son étal, dans cette ville du centre du Mexique.
Quand ce type de paiement sert non pas à se prémunir d'une menace extérieure mais à éviter un possible préjudice de la part du gang lui-même, ou qu'il permettrait, il s'agit d'une forme d'extorsion.
"La Chokiza" fait également sa pub au travers d'un compte Facebook avec pour logo une caricature d'un Jésus-Christ à moto.
Certains stands du marché arborent eux sur leur devanture un autocollant "Résistance civile pacifique", nom derrière lequel se cache, selon les autorités, un autre groupe criminel qui pratique l'extorsion.
Dans de nombreux pays d'Amérique latine, les entreprises et petits commerçants en sont victimes.
Au Pérou, les habitants ont maintes fois exprimé leur exaspération face à ce racket permanent, réclamant aux autorités d'agir avec plus de fermeté.
Au Mexique, la présidente Claudia Sheinbaum se félicite d'une réduction du taux d'homicide, mais reconnaît ne pas avoir réussi à faire de même avec l'extorsion.
Elle promet de durcir les peines et de promouvoir une ligne téléphonique pour des dénonciations anonymes auprès de la police.
- De l'exaspération à la peur -
À Ecatepec, faubourg de Mexico de 1,6 million d'habitants où 90% de la population affirment ne pas se sentir en sécurité, boulangers, mécaniciens et vendeurs en tous genres racontent à l'AFP être contraints de cracher au bassinet.
Favorisée par l'impunité et l'inaction des autorités face à ces mafias qui agissent sans retenue, l'extorsion a gangréné une partie de l'activité.
A bout de nerfs, un groupe de commerçants a roué de coups en juillet un homme qui menaçait d'incendier leurs boutiques, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
Secouru in extremis par des policiers, il est maintenant poursuivi pour extorsion.
Mais cette poussée de colère a laissé place à la peur.
"On n'a rien à dire, on veut plus rien savoir", a répondu un commerçant excédé par les questions de l'AFP, qui a appelé la police pour faire partir les journalistes.
Au cours de la dernière décennie, plus de 2.000 cas de justice par soi-même ont été recensés au Mexique, selon une étude de l'Institut technologique de Monterrey. Là aussi, l'impunité est presque totale.
En 2023, une embuscade tendue à un groupe de maîtres-chanteurs par des habitants de Texcaltitlan, également dans l'Etat de Mexico, a fait 14 morts.
- "Terreur" -
Néanmoins, les choses bougent à Ecatepec. Alejandro Mendoza, chef de "La Chokiza", a été arrêté le 12 septembre lors d'une grande opération policière. Quelques jours auparavant, il se pavanait dans une vidéo, se vantant d'avoir "plus de 10.000" membres.
L'extorsion revêt des intérêts divers. Comme en Colombie, elle est pratiquée au Mexique par des groupes de narcotrafiquants car elle leur permet de générer de l'argent liquide, d'après des chercheurs.
Mais il existe une kyrielle de profils, avec des petits malfaiteurs qui menacent et extorquent à distance, parfois depuis l'intérieur des prisons.
"Leur arme, c'est un téléphone portable", dit à l'AFP Alfredo Almora, responsable de l'aide aux victimes auprès du Secrétariat fédéral à la Sécurité.
"Ils instaurent une telle terreur" que "ça te traumatise", témoigne auprès de l'AFP la commerçante de 53 ans rencontrée sur le marché, victime de cette pratique il y a huit mois.
La peur de dénoncer n'est pas le seul frein. Parfois, la police elle-même est soupçonnée d'être au service des groupes criminels. "On ne leur fait plus confiance", déplore la vendeuse.
R.Veloso--PC