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Après les raids meurtriers de Rio, la tentation de la manière forte face au narcotrafic
Avec un lourd bilan et des images effroyables, l'intervention policière la plus meurtrière jamais menée au Brésil a provoqué la sidération. Mais au sein d'une population lassée de l'insécurité, le recours à une répression de plus en plus radicale, défendu par la droite, bénéficie d'un soutien croissant.
L'opération menée mardi dans deux complexes de favelas de Rio de Janeiro a fait au moins 121 morts, selon les autorités -117 criminels présumés et quatre policiers- et a été qualifiée de "succès" contre le "narcoterrorisme" par le gouverneur de l'État, le conservateur Cláudio Castro.
Alors que les images de dizaines de corps alignés dans la rue d'une des favelas sont encore vives dans les esprits du pays, un groupe de députés partisans de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022) a apporté jeudi son soutien à l'opération qui visait à frapper le Comando Vermelho (CV, Commando Rouge).
Ces élus ont annoncé qu'ils accéléreraient l'adoption d'une proposition visant à classer le CV et le Primeiro Comando da Capital (PCC), les deux principaux groupes de narcotrafiquants au Brésil, comme "organisations terroristes".
La proposition "est en passe d'être votée" en séance plénière de la Chambre des députés, a déclaré lors d'une conférence de presse la députée Chris Tonietto, du Parti libéral de M. Bolsonaro.
À ses côtés, un responsable de la police civile de Rio, Felipe Curi, a également défendu cette classification, qui permettrait aux forces de sécurité d'utiliser des armes plus meurtrières pour "neutraliser" les délinquants: "La législation brésilienne est extrêmement laxiste", a-t-il plaidé.
L'intervention policière a suscité l'indignation des organisations de défense des droits humains, et l'ONU a exigé une enquête. Les proches de certaines des personnes tuées ont dénoncé des exécutions sommaires. Un journaliste de l'AFP a constaté la présence d'un corps décapité.
- "Efficace et nécessaire" -
Le président Luiz Inácio Lula da Silva - dont le gouvernement n'avait pas été prévenu de ces raids - a appelé à ne pas mettre en danger la population et les policiers. Mais le dirigeant de gauche a aussi cherché à se montrer ferme, affirmant que le Brésil ne pouvait "accepter" le crime organisé.
Et jeudi, il a promulgué une nouvelle loi qui réprime les entraves à la lutte contre les gangs.
Accusé jusqu'au sein de son électorat de laxisme face à l'insécurité, Lula est sous pression car l'opération de mardi attise le discours en faveur d'une ligne dure parmi une population lassée de l'insécurité chronique.
L'opération dans les favelas "était opportune, efficace et nécessaire. Elle aurait même dû être menée plus tôt, car aujourd'hui, les citoyens ne se sentent pas en sécurité dans la rue: on quitte son domicile sans savoir si on pourra y revenir", a dit à l'AFP Anselmo Pereira, un retraité de 67 ans habitant à Meier, un quartier de classe moyenne dans le nord de Rio.
S'appuyant sur le comportement en ligne de près de deux millions de personnes au Brésil après l'opération policière, une étude de la Fondation Getulio Vargas a révélé jeudi une forte polarisation politique et une forte pression du public pour que les autorités prennent des mesures pour lutter contre la criminalité, a rapporté le site Portal G1.
Ailleurs en Amérique latine, les dirigeants d'Equateur ou du Salvador ont adopté une approche radicale face au fléau du narcotrafic, ce qui leur valu des critiques des organisations de défense des droits humains mais aussi une grande popularité et le soutien de Donald Trump.
Le sénateur Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président, a annoncé qu'il se rendrait avec son frère Eduardo, député, au Salvador pour étudier les stratégies employées par le président Nayib Bukele. Ce dernier a décrété l'état d'urgence en mars 2022, mesure toujours en vigueur qui a donné lieu à des dizaines de milliers d'arrestations, y compris sans mandat.
Flávio Bolsonaro avait suggéré la semaine dernière que les États-Unis bombardent des bateaux à Rio de Janeiro, à l'instar de la campagne menée par l'administration Trump contre ce qu'elle qualifie de "narcoterrorisme" dans les Caraïbes.
N.Esteves--PC