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Le Chilien Kast poursuit au Pérou sa tournée régionale sur le crime organisé et la migration
Le président d'extrême droite élu du Chili, José Antonio Kast, a poursuivi mercredi à Lima sa tournée régionale pour évoquer la lutte contre le crime organisé et la migration irrégulière, principalement d'origine vénézuélienne.
L'ultraconservateur, qui doit entrer en fonctions le 11 mars, défend la création d'un corridor humanitaire via le Pérou voisin afin de faciliter le retour des quelque 340.000 Vénézuéliens en situation irrégulière au Chili.
"Nous devons combattre ensemble le crime organisé, qui est une sorte d'industrie transnationale qui ne respecte ni frontières ni drapeaux, et aussi la migration irrégulière", a-t-il dit au début d'une réunion avec le président par intérim du Pérou, José Jéri, au palais présidentiel.
Reconnaissant que l'immigration vénézuélienne résultait "dans certains cas de persécutions politiques et de la situation économique" dans le pays, il a cependant estimé que cette migration "nous affecte tous".
José Jéri a de son côté souligné que les deux pays partagent "d'importantes convergences, comme la lutte contre la criminalité transnationale organisée et la coopération pour freiner la migration irrégulière".
Le ministre péruvien des Affaires étrangères, Hugo de Zela, a indiqué à l'AFP que l'un des principaux sujets que Lima souhaitait "aborder" avec Santiago était celui de la migration irrégulière. Le gouvernement péruvien a annoncé en décembre un durcissement des conditions d'entrée des migrants vénézuéliens.
José Antonio Kast avait déjà évoqué ces questions fin décembre en Equateur avec le président Daniel Noboa, proposant de coordonner avec d'autres dirigeants de la région la création d'un "corridor humanitaire de retour" des migrants vers leurs pays d'origine.
Ce thème avait également été évoqué lors de sa première sortie diplomatique, en Argentine, quelques jours après son élection le 14 décembre, à l'occasion d'une rencontre avec le président ultralibéral Javier Milei.
C.Cassis--PC