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Ouganda: les élections perturbées par des problèmes techniques, une action "délibérée" des autorités pour l'opposition
Des problèmes techniques perturbent les opérations de vote pour les élections présidentielle et législatives jeudi en Ouganda, affectant jusqu'au chef de l'Etat, l'opposition dénonçant une action "délibérée" de l'exécutif afin que Yoweri Museveni se maintienne au pouvoir, après 40 ans de règne.
Son principal adversaire est l'ancien chanteur de raggamuffin devenu homme politique Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le "président du ghetto", en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.
En milieu de matinée, des journalistes de l'AFP ont constaté que certains électeurs votaient après une longue attente, mais que les machines biométriques censées vérifier leur identité connaissaient des difficultés, potentiellement liées au blocage d'internet imposé depuis mardi par les autorités.
"J'ai mis l'empreinte de mon pouce droit. La machine ne l'a pas acceptée. Alors j'ai mis le gauche. Elle ne l'a pas acceptée", mais "mon visage a été accepté par la machine", a raconté M. Museveni lors d'une conférence de presse en fin de matinée.
"Les machines fonctionnaient dans certains endroits, mais pas dans d'autres", a-t-il reconnu.
Ces accrocs sont "délibérés", s'est de son côté indigné David Lewis Rubongoya, le secrétaire général de la Plateforme d'unité nationale (NUP) de Bobi Wine, interrogé par l'AFP.
- "Pas de vote" -
A Kampala, "le seul endroit où le vote a démarré à 07H00 est là où les militaires (soutiens du pouvoir, NDLR) votent", a-t-il affirmé, "ailleurs, il n'y a pas de vote".
Le matériel de vote "n'est pas arrivé dans 99%" des bureaux, a-t-il poursuivi, et des "voyous" aux ordres de l'Etat ont selon lui été "déployés (...) partout" dans la capitale pour dissuader les électeurs de choisir l'opposant.
Dans un bureau situé à la périphérie de Kampala, le vote a commencé avec quatre heures de retard, les responsables ayant dû recourir à une vérification manuelle de l'identité des électeurs, ont constaté les journalistes l'AFP.
"Ils essaient de truquer l'élection", s'est indigné Respy, une jeune femme d'une vingtaine d'années. "Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous."
Les problèmes sont survenus à la fois dans des bureaux de vote du centre de Kampala, où la population ne vote pas nécessairement pour l'opposition, et dans les bidonvilles de Kampala pro-Bobi Wine.
Nombre d'observateurs voient dans le scrutin de jeudi une formalité pour le président sortant, ex-guérillo âgé de 81 ans qui contrôle totalement l'appareil électoral et sécuritaire après six mandats. Le vote se déroule dans un climat "marqué par une répression et une intimidation généralisées", a pointé l'ONU.
Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon Amnesty internatinal. L'opposant a pris l'habitude de porter un gilet pare-balles.
L'autre grand chef de l'opposition, Kizza Besigye, qui s'est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et est réapparu devant une cour martiale en Ouganda. Il reste détenu pour des accusations de trahison.
Une importante présence policière et militaire est observée dans les rues de Kampala depuis la veille du scrutin.
- "Sécurité" -
Malgré des promesses répétées qu'il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l'accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen d'empêcher la propagation de la "désinformation" et de l'"incitation à la violence".
Une dizaine d'ONG se sont également vu intimer l'ordre de cesser immédiatement leurs activités.
En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d'élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l'opposition, dans l'opacité la plus totale.
Bobi Wine, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 - sa première candidature - a promis des manifestations en cas de fraude électorale.
Yoweri Museveni reste pour beaucoup le "père de la Nation", qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l'issue d'une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n'a connu que lui au pouvoir.
A.F.Rosado--PC