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L'incendiaire de la cathédrale de Nantes devant les assises pour l'assassinat du père Olivier Maire
Le procès d'Emmanuel Abayisenga, incendiaire en 2020 de la cathédrale de Nantes, accusé d'avoir assassiné un an plus tard le père Olivier Maire, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Vendée.
Vêtu d'un survêtement gris et d'une parka rouge, l'accusé, ressortissant rwandais de 45 ans, a refusé à l'ouverture de l'audience de décliner oralement son identité, réclamant à la place un stylo et une feuille de papier. "Merci de respecter mon droit au silence. Je n'ai pas besoin d'une interprète ni d'un avocat", a-t-il écrit à la présidente, Anne Haye.
Prenant acte de sa déclaration, cette dernière lui a toutefois rappelé que l'assistance d'un avocat était obligatoire devant la cour d'assises.
En août 2021, sous contrôle judiciaire après avoir été incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la cathédrale, Emmanuel Abayisenga est hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée). Il vient d'effectuer un séjour de quelques semaines en hôpital psychiatrique.
Le 9 août, en début de matinée, il se rend à la gendarmerie et demande, confus, à être envoyé en prison.
Le corps d'Olivier Maire, 61 ans, est retrouvé ensanglanté dans le bâtiment où lui et M. Abayisenga logeaient. D'après l'autopsie, la victime est décédée dans la nuit du 8 au 9 août des suites de coups violents portés à la tête.
Entre ses déclarations aux gendarmes et sa garde à vue - reprise en juin 2022 après un nouveau séjour en psychiatrie -, les explications du mis en cause ont varié sur les raisons de son passage à l'acte.
Si lui a nié l'avoir anticipé, le magistrat instructeur a bien retenu la préméditation et renvoyé Emmanuel Abayisenga, aujourd'hui âgé de 45 ans, devant la cour d'assises pour assassinat.
Les experts psychiatres qui l'ont examiné lors de l'instruction ont de leur côté retenu l'altération de son discernement au moment des faits.
- "Pourquoi ?" -
Parties civiles au procès prévu sur quatre jours, les deux frères d'Olivier Maire attendent "que la justice passe, qu'il y ait une déclaration de culpabilité et une sanction", a déclaré à l'AFP leur avocate, Me Céline Party, avant l'ouverture du procès.
"Ils se posent encore des questions, et surtout :+Pourquoi ?+ Ils espèrent des réponses", a-t-elle ajouté.
Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, l'accusé a été bénévole pendant plusieurs années pour le diocèse de Nantes. Il est décrit par des témoins comme "serviable" et "discret".
Débouté à plusieurs reprises de ses demandes d'asile, il a écopé de quatre obligations de quitter le territoire français (OQTF) entre 2015 et 2019, selon l'enquête.
Condamné à quatre ans de prison pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, il avait déclaré lors du procès avoir été profondément marqué par une agression subie au sein de l'édifice fin 2018.
Dans un mail adressé à de nombreux contacts le jour de l'incendie, il livrait son amertume face à sa situation administrative et cette agression.
Avant le meurtre du père Olivier Maire, il avait confié à plusieurs personnes sa volonté de quitter la congrégation pour retourner en prison.
Un prêtre de la communauté a toutefois déclaré aux enquêteurs que le mis en cause et M. Maire étaient "proches" et que ce dernier souhaitait "l'aider", "l'accompagner".
Originaire du Doubs, Olivier Maire a été ordonné prêtre en 1990 et a séjourné par la suite en Ouganda, en Haïti et en Italie. Les témoins le décrivent comme un homme "calme", "ouvert" et "cultivé".
Sa mort avait à l'époque provoqué un vif émoi, y compris au plus haut niveau de l'Eglise catholique: le pape François avait fait part de sa "douleur" lors de son audience publique hebdomadaire.
L.Torres--PC