-
Ethiopie: le CPJ demande la libération d'une journaliste détenue sans inculpation
-
Trump attise la dispute diplomatique avec Rome
-
Espagne: un tribunal interdit à l'épouse du Premier ministre de quitter le pays
-
L'Iran dit "fermer" à nouveau Ormuz en représailles aux attaques israéliennes au Liban
-
Un des cofondateurs d'Ubisoft tué dans un accident d'avion à La Baule
-
A Cuba, l'aide américaine distribuée en charrette
-
Collision ferroviaire en Angleterre: un conducteur de train décédé, 28 personnes toujours hospitalisées
-
Mondial-2026: l'Espagne sûre de ses forces, malgré le flop inaugural
-
Le boom du yoga en Occident, souvent réduit à une pratique physique
-
Mondial-2026: choc Allemagne-Côte d'Ivoire pour les 16es, les Pays-Bas sous pression
-
Tensions entre Varsovie et Kiev: des responsables ukrainiens rendent leurs médailles à la Pologne
-
Frappes israéliennes meurtrières au Liban, malgré l'annonce de cessez-le-feu
-
Bétharram: entre 700 et 1.500 élèves potentiellement victimes, selon les projections d'une ONG
-
Au Portugal, un exorciste dit chasser les démons et défie l'Église
-
Brexit: dix ans après le vote, les petits patrons britanniques en première ligne
-
Le Conseil constitutionnel retoque la suppression des frais bancaires de succession
-
Au Mexique, découverte de vestiges préhispaniques "uniques"
-
Venezuela: une figure de l'opposition se rend aux Etats-Unis pour parler "transition démocratique"
-
"Comme en Chine": les Cubains saluent les réformes, les exilés attendent plus
-
L'UE serait-elle prête à accepter un retour du Royaume-Uni?
-
Philippines: après un fort séisme, les coraux et les craintes font surface
-
Les canicules ont un "effet négatif sur la croissance", rappelle le gouverneur de la Banque de France
-
Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation
-
La CFDT en congrès pour affirmer ses revendications avant la présidentielle
-
Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale
-
Mondial-2026: Team USA en 16es, le Brésil le Maroc s'en rapprochent
-
Mondial-2026: avec Felix Nmecha, l'Allemagne a stabilisé son milieu de terrain
-
Présidentielle: Retailleau tient meeting, en quête de dynamique avant l'été
-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Bolivie: accord entre le gouvernement et la principale centrale syndicale après six semaines de crise
-
Mondial-2026: Team USA se qualifie, la Seleçao élimine Haïti
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
La France écrasée par la canicule, interrogations sur la Fête de la musique
-
Mondial-2026: après le Mexique, les Etats-Unis se qualifient pour les 16es de finale
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Top 14: sur un nuage et encore en finale, Toulouse écrase le Racing
-
Albanie: manifestation contre un projet immobilier lié à Trump pour le 20e jour consécutif
-
Mondial-2026: Team USA triomphe face à l'Australie et file en seizièmes
-
Top 14: l'éclatante réponse d'Antoine Dupont
-
"Maison Blanche volante": Trump dévoile le nouvel Air Force One donné par le Qatar
-
Le président polonais annonce retirer la plus haute distinction du pays à Zelensky
-
Albanie: 27 manifestants inculpés d'atteintes à l'ordre public
-
Brésil: le cacique Raoni transféré vers un hôpital de Sao Paulo
-
Un musée basé sur l'IA propose une plongée sensorielle dans la forêt amazonienne
-
Détroit d'Ormuz: de nouvelles exigences de l'Iran laissent la reprise en suspens
-
Carmen Cid, une enfant de la guerre d'Espagne au destin britannique
-
Nouveau cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences menaçant l'accord irano-américain
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
-
Tourisme: l'IA va faciliter les voyages personnalisés, promet le patron de Booking
-
Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera jugé pour viol
Après la frappe israélienne sur un hôtel chic de Beyrouth, les Libanais "en sécurité nulle part"
"Un sublime décor romantique", annonce un panneau face à la majestueuse arche naturelle baignée dans les eaux turquoise de la Méditerrannée. Rien ne laissait présager qu'Israël frapperait le coeur touristique et économique de Beyrouth, jusqu'à dimanche au petit matin.
A quelques mètres seulement de la "Grotte aux pigeons", comme les habitants surnomment ce site iconique de la capitale libanaise, le Ramada, un hôtel quatre étoiles, a été visé par une attaque qui a fait quatre morts.
"Regardez comme les tirs ont été précis, probablement une attaque de drone", commente un badaud venu se mêler aux journalistes.
L'armée israélienne a affirmé avoir ciblé "des commandants-clés" liés aux Gardiens de la révolution islamique, l'armée idéologique iranienne. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l'identité des victimes.
D'ordinaire fréquentés par les touristes et les hommes d'affaires, les hôtels du quartier sont pris d'assaut ces derniers jours par les familles déplacées de la banlieue sud de Beyrouth, depuis la reprise des combats lundi entre Israël et le Hezbollah.
"N'importe qui aurait pû mourir s'il avait eu la malchance de se trouver près du bâtiment", dénonce Mohammad Zaher, un ingénieur venu marcher sur la corniche ensoleillée, jugeant qu'Israël "se moque éperdument des civils".
"Les gens viennent de tout Beyrouth pour se détendre et changer d'air, profiter de la mer, de la beauté des lieux, mais surtout de la sécurité", dit-il d'un air las.
- Familles en errance -
Zainab, 41 ans, a été réveillée en pleine nuit par le bruit de l'explosion. Elle dort avec son mari et ses trois enfants dans sa voiture garée sur le front de mer, après avoir fui son village dans le sud du pays, lui aussi bombardé.
"Nous nous sommes précipités pour voir ce qu'il se passait", alors que des dizaines de clients paniqués fuyaient l'établissement avec leurs bagages, raconte cette femme au visage cerné par des nuits sans sommeil.
"Même pendant la dernière guerre (en 2024, ndlr), nous venions nous promener ici avec les enfants avant de retourner au village", dit-elle en tirant de longues bouffées de chicha assise sur un banc. "Désormais, nous ne sommes plus en sécurité nulle part au Liban".
Une crainte largement partagée par les promeneurs croisés sur le front de mer dimanche. "Il n'y a plus aucun endroit sûr", commente Salem Zaayter, expatrié en Suède depuis plus de 30 ans, entre deux selfies avec sa femme devant le célèbre rocher.
"On est arrivés ici pour des vacances deux jours avant que la guerre commence", dit ce commerçant. "Le climat est doux, la nourriture est délicieuse, et puis j'ai beaucoup de souvenirs ici, je venais y jouer quand j'étais enfant (...) mais tout ça, c'est fini maintenant".
Un curieux mélange de sportifs bronzés et de familles en errance fourmille sur la corniche, alors que les autorités peinent à gérer l'afflux de centaines de milliers de déplacés dans le pays.
Des tentes ont été dressées à l'ombre des palmiers pour accueillir ceux qui n'ont pas les moyens de se payer un hôtel et n'ont pas trouvé de place dans les écoles réquisitionnées pour servir de centres d'accueil. Des mères assises sur des matelas nourrissent leurs bébés, des adolescents désoeuvrés enchaînent les cigarettes.
"Bien sûr, j'ai peur que les frappes recommencent, cela pourrait affecter mon commerce et la sécurité du quartier, je devrais déménager", dit Moussa, qui gère un petit café au pied de l'hôtel Ramada.
De l'autre côté de la route, Hassan, voiturier d'un restaurant chic en bord de mer, attend d'un air blasé des clients introuvables. "Avant, on avait des touristes, les affaires marchaient. Maintenant il n'y a plus rien. Juste des gens qui zonent", résume-t-il.
O.Gaspar--PC