-
Maroc: le journaliste Ali Lmrabet en garde à vue pour "propos diffamatoires", selon le parquet
-
Le Slip français fait ses débuts à la Bourse de Paris
-
Mode : Olivier Rousteing nommé directeur artistique de Paco Rabanne
-
France: un défilé "massif" pour le 14-Juillet, l'Ukraine et les Européens à l'honneur
-
La Bourse de Paris en recul pour le 14 juillet
-
Espagne: dernier jour des fêtes de la San Fermin à Pampelune, 57 blessés cette année
-
Mondial-2026: France-Espagne, premier choc du dernier carré
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir le blocus des ports
-
Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir leur blocus des ports
-
Un défilé "massif" et européen pour le dernier 14-Juillet d'Emmanuel Macron
-
A Gibraltar, la fin des contrôles à la frontière marque une nouvelle ère
-
L'armée russe a exécuté des centaines de prisonniers de guerre ukrainiens, accuse Kiev
-
Quand les abricots arméniens deviennent un champ de bataille avec la Russie
-
Jay-Z célèbre 30 ans de carrière dans sa ville de New York
-
Etats-Unis: la police de l'immigration impliquée dans une nouvelle mort par balle
-
Les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes contre l'Iran
-
Incendie en Espagne : neuf étrangers parmi les 13 victimes
-
Douze Etats américains s'opposent au rachat de Warner par Paramount
-
Plus de 1.300 hectares parcourus par les flammes en forêt de Fontainebleau, deux personnes interpellées
-
Moyen-Orient: Wall Street clôture en baisse, minée par l'envolée des prix du pétrole
-
Inflation: la Fed "doit se tenir prête" à relever ses taux d'intérêt, prévient un responsable
-
Mondial-2026: France-Espagne, choc des titans pour une place en finale
-
Les Européens amplifient leur aide à l'Ukraine et mettent la pression sur Moscou
-
Royaume-Uni: la police antiterroriste enquête sur le meurtre d'une figure de la droite conservatrice
-
La Bourse de Paris termine en légère hausse en contexte incertain
-
Rachat de Warner: douze Etats américains s'opposent en justice à la fusion avec Paramount
-
Ormuz : le trafic se poursuit malgré la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran
-
IA: Intel investit 5 milliards d'euros en Irlande
-
Les Européens renforcent leur soutien à Kiev, Moscou dénonce leur "coalition va-t-en-guerre"
-
Basket: Alpha Diallo quitte Monaco pour les Nuggets en NBA
-
Les Bourses européennes finissent en petite hausse au seuil d'une semaine incertaine
-
Nouveau départ de feu en forêt de Fontainebleau, deux autres Canadair en renfort
-
Insecticides: une ONG dénonce des traces d'acétamipride dans le Nutella et le miel
-
Volkswagen confirme envisager jusqu'à 50.000 suppressions d'emplois supplémentaires, selon une note interne
-
Bourses mondiales: prudence en Europe face à l'incertitude géopolitique, la tech tangue
-
Wall Street sur la défensive, minée par la tech
-
La forêt de Fontainebleau, poumon vert de Paris et joyau de biodiversité
-
Tour de France: pour les Français, à quand le feu d'artifice?
-
Ebola: un nouveau patient américain soigné en Allemagne
-
Tour de France: Pogacar et la chaleur, le double assommoir
-
Après l'incendie meurtrier en Andalousie, Pedro Sánchez appelle à former la population
-
Canicule: 26 millions de personnes en alerte rouge, en attendant la lente décrue
-
Dans les îles Éoliennes, l'eau douce vaut "presque de l'or"
-
Feu meurtrier en Espagne: Sánchez appelle à une culture de la "prévention" de la population pour mieux "réagir" aux incendies
-
Le détroit d'Ormuz, là où la guerre se joue
-
Comment protéger les mineurs en ligne : les recommandations faites à l'UE
-
Le taux du Livret A repart à la hausse cette semaine
-
La chaleur, ennemi permanent des patients atteints d'ichtyose, qui ont du mal à suer
-
La dixième étape du Tour: dans les monts du Cantal
-
Sam Neill, star de "Jurassic Park", s'est éteint à 78 ans
Détroit d'Ormuz: le passage "sûr" proposé par l'Iran est-il juridiquement valable ?
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l'Iran impose un quasi-blocus du détroit d'Ormuz, tout en affirmant laisser passer les "navires non hostiles". Une entrave au trafic maritime qui interroge sur la légalité de ses actions dans ces eaux stratégiques pour le transport d'hydrocrabures. Explications.
- Comment les navires franchissent Ormuz ? -
Les bateaux qui transitent encore via Ormuz semblent désormais emprunter une route approuvée par l'Iran, baptisée le "péage de Téhéran" par la revue spécialisée Lloyd's List, selon qui au moins un navire a versé deux millions de dollars aux autorités iraniennes.
Les données maritimes analysées par l'AFP montrent que ces navires commerciaux passent autour de l'île de Larak, tout près des côtes iraniennes, et semblent avoir besoin de l'autorisation des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique iranienne.
Mardi, un commandant de marine iranien a déclaré sur X qu'un porte-conteneurs à destination du Pakistan avait été refoulé en "l'absence d'autorisation", ajoutant que cette voie navigable "requiert une coordination complète avec la souveraineté maritime de l'Iran".
Selon des sources citées par Lloyd's List, des responsables indiens pakistanais et chinois ont discuté directement avec Téhéran pour mettre en place un système d'enregistrement de "navires approuvés".
- Quels navires ont utilisé le corridor ? -
Sur plus de 20 navires suivis à travers ce passage par Lloyd's List, la majorité appartenait à des armateurs grecs, et d'autres à des propriétaires indiens, pakistanais, syriens, liés à la Chine, ou iraniens, révélait la revue lundi.
"Les navires utilisent les messages des transpondeurs (AIS) pour signaler une neutralité politique ou une prise de distance par rapport aux affiliations occidentales, israéliennes ou autres jugées sensibles", précise à l'AFP Ana Subasic, analyste des risques commerciaux chez Kpler.
Une analyse des données de Kpler par l'AFP montre qu'environ la moitié des navires qui ont traversé ce couloir depuis dimanche ont indiqué, via leurs transpondeurs, la nationalité de leur propriétaire, de leur équipage ou de leur cargaison.
En comparaison, 10% des navires ayant navigué dans le détroit avaient laissé leur transpondeur allumé entre le 1er et le 21 mars.
- Que dit l'Iran publiquement ? -
Téhéran a réaffirmé que le détroit "reste ouvert", mais seulement à certains, dans une lettre publiée mardi soir par l'intermédiaire de l'Organisation maritime internationale (OMI).
Les "navires non hostiles" et ceux qui "n'appartiennent pas à ou ne sont pas associés à" Israël, aux États-Unis et à d'autres "agresseurs" peuvent franchir le détroit, "sous réserve du respect (…) des réalités découlant du conflit en cours".
Le communiqué du ministère des Affaires étrangères ajoute que les navires liés aux pays répondant aux critères pouvaient "bénéficier d'un passage sûr", mais "en coordination avec les autorités iraniennes".
- Une entorse au droit de "passage en transit" ? -
La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), adoptée en 1982, garantit un droit de "passage en transit" dans les détroits qui servent à la navigation internationale, comme celui d'Ormuz, incontournable pour relier le Golfe au reste du monde.
Selon ce texte "tous les navires et aéronefs" dont le but est le transit "continu et rapide" du détroit jouissent d'une liberté de navigation "sans entrave".
Même si l'Iran n'a jamais ratifié cette convention, "le régime de passage en transit est largement considéré comme faisant partie du droit international coutumier", affirme Marco Roscini à l'AFP, professeur de droit international à la Westminster Law School.
- Le blocage d'Ormuz est-il totalement illégal ? -
"Un péage général (...) serait presque certainement considéré comme une violation de l'obligation de ne pas gêner le passage en transit", selon M. Roscini.
Selon lui, les armateurs payant la taxe s'exposeraient aux sanctions occidentales sur l'Iran.
Le droit de passage par les détroits reste applicable en cas de conflit armé, "ce qui implique que la suspension de toute navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz ne peut être légale", explique le professeur.
Dans sa déclaration à l'OMI, l'Iran assure avoir agi en légitime défense, en prenant des "mesures nécessaires et proportionnées".
En droit international, "l'état de légitime défense" permettrait à un Etat d'imposer "des restrictions temporaires à la navigation si celles-ci sont nécessaires et proportionnées au but de repousser l'attaque armée", précise M. Roscini.
R.J.Fidalgo--PC