-
Un Netanyahu combatif s'adresse à l'ONU
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, affirme ses priorités stratégiques
-
Marina Vlady, deux, trois choses que l'on sait d'elle
-
Aéronautique: après le trou d’air du Covid, la culture sécurité revient au premier plan
-
Quand François Bayrou fait la leçon à la cour d'appel de Paris
-
Equipe de France: l'ère Zidane s'ouvre en Turquie
-
La Bourse de Paris en baisse face aux taux d'emprunt et au pétrole
-
Vente de SFR: environ un tiers des 8.000 salariés en grève, selon les syndicats
-
BJK Cup: l'Italie et l'Ukraine opposées en demi-finale
-
Les marchés mondiaux plombés par le pétrole et les taux
-
Xi, reçu avec tous les égards par Trump, plaide pour une coexistence pacifique
-
Face aux accusations, Thélyson Orélien pointe une volonté de le "faire taire"
-
Newsom: la présidence Trump "telle que nous la connaissons" s'arrêtera après les élections de novembre
-
Mexique: forte houle dans le sud-ouest au passage de l'ouragan Polo
-
Les Bourses européennes plombées par la hausse du pétrole et des taux
-
Des centaines de manifestants à Caracas pour demander le retour de la prix Nobel Machado au Venezuela
-
Les proches de Dolly Parton se déchirent en justice sur sa succession
-
Auchan veut vendre 17 supermarchés à Lidl, dernière étape d'une mue inédite
-
La paix entre la Chine et les Etats-Unis prônée par Xi et Trump à la Maison Blanche
-
"Fichez-moi la paix!": à son procès, journée de tensions entre Dati et les parties civiles
-
Gaza en proie à "la plus grave crise économique jamais observée" dans le monde, selon l'ONU
-
Hôpital: les représentants d'anesthésistes veulent "interdire le travail plus de 16H consécutives"
-
Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé
-
Les marchés mondiaux sous pression face à la hausse des taux et du pétrole
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron à 20H00
-
Xi reçu avec faste par Trump à la Maison Blanche
-
Des Playmobil géants s'exposent à Drouot, avant une vente aux enchères inédite
-
Concilier sécurité économique et investissements étrangers, l'exercice d'équilibriste de Bercy
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les taux obligataires et le pétrole
-
Natation: la pépite chinoise Yu Zidi, 13 ans, prête à faire sensation aux JO de Los Angeles 2028
-
Italie: l'Udinese relance Alaba, sans club depuis son départ du Real Madrid
-
La capitale pakistanaise se barricade avant une manifestation de l'opposition
-
Changement climatique : le pape appelle à passer de la "réponse d'urgence" à la "prévention"
-
Ukraine: au moins huit morts dans de nouvelles attaques russes
-
Vente de SFR: les salariés appelés à la grève jeudi après-midi
-
Maricarmen, expulsée à 87 ans de son appartement à Madrid, visage de la crise du logement
-
Cisjordanie: l'ambassadeur israélien s'en prend à la France, son fils toujours "en danger"
-
La bataille sur la définition du "Made in Europe" relancée
-
Route du Rhum: une nuit sur l'Ultim de Le Cléac'h en "répétition"
-
Agriculture : un insecte invasif repéré en Hongrie et pour la première fois dans l'UE
-
Face à la sécheresse, un village de Chartreuse en mode "survie"
-
Ethiopie: les autorités rebelles du Tigré se disent "en guerre totale" contre le gouvernement
-
A La Réunion, en "coma circulatoire", le retour d'un projet de train
-
Auchan en passe de céder 17 supermarchés à Lidl
-
Valeo choisit le site de Sainte-Florine en Haute-Loire pour produire ses moteurs de drones
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Stefan Haupt συμφωνούν σε συνεργασία για μια θρυλική συλλογή έργων τέχνης στη Ρουμανία
-
Natation: le Japonais Shin Ohashi établit un nouveau record du monde du 200 m brasse en 2min04.83
-
Le Pakistan frappe l'Afghanistan dont Kandahar, 4 civils tués selon le gouvernement taliban
-
Alex Bodi och prof. dr Stefan Haupt ingår samarbetsavtal om en legendarisk konstsamling i Rumänien
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. स्टीफन हॉप्ट रोमानिया में एक पौराणिक कला संग्रह पर सहयोग करने के लिए सहमत हुए
Epaves et lieux sacrés, un héritage culturel menacé par l'extraction minière sous-marine
Navires engloutis, esclaves morts lors de la traite transatlantique ou connexion "spirituelle" des îliens du Pacifique: les océans abritent un patrimoine culturel qui doit être protégé de l'extraction minière sous-marine au même titre que les écosystèmes, plaident ONG et peuples autochtones.
"Nos ancêtres ont parcouru l'océan pendant des millénaires, transmettant les informations de génération en génération", raconte à l'AFP Hinano Murphy, de l'association polynésienne Tetiaroa Society.
"Nous sommes les enfants du peuple de l'Océan" et "nous devons protéger cet héritage", en faisant "adopter le principe selon lequel les fonds marins sont un lieu sacré, la matrice de la vie" insiste-t-elle.
Lors de la session en cours de l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM) en Jamaïque, les représentants de peuples autochtones ont plaidé pour que leur héritage culturel et leur lien spirituel avec les océans soient reconnus dans le code minier, qui doit établir les règles d'exploitation des fonds marins dans les eaux internationales.
Scientifiques et défenseurs des océans insistent depuis longtemps sur les menaces que cette future exploitation industrielle fait peser sur les écosystèmes marins.
Mais "le patrimoine culturel sous-marin est la mémoire vivante des générations qui nous ont précédé, sa protection doit être une priorité égale à la protection de la biodiversité marine", a plaidé lors des débats Salim Lahsini, représentant du Maroc, s'exprimant au nom des pays africains.
Le projet de texte actuel, encore très disputé, prévoit bien une protection du "patrimoine culturel subaquatique".
Les entreprises exploitantes devraient ainsi notifier l'AIFM en cas de découverte de restes humains, d'objets ou de sites archéologiques. Une découverte qui, selon l'issue des négociations, pourrait mener à une suspension des activités.
Mais les modalités et les définitions ne font pas consensus.
"Définir le patrimoine culturel seulement par les épaves me semble très triste", dit à l'AFP April Nishimura, une représentante d'un clan des Gitxsan au Canada, qui souligne le lien de son peuple avec la mer par l'intermédiaire des saumons qui remontent les rivières.
- "Immatériel" -
Dans cet esprit, un groupe d'Etats mené par la Micronésie a proposé de spécifier que cet héritage inclut à la fois le patrimoine matériel (restes humains, artéfacts, épaves de bateaux et leur cargaison...) et le patrimoine "immatériel", comme les connaissances liées à la navigation traditionnelle ou les pratiques spirituelles liées à l'eau.
A ce stade, seules les technologies d'extraction des nodules polymétalliques présents dans le Pacifique semblent suffisamment développées pour envisager un passage à l'échelle industrielle.
Mais l'Atlantique, avec la présence d'un autre type de gisements, pourrait aussi être concerné.
Cet océan abrite dans ses entrailles bateaux coulés et avions abattus pendant les deux Guerres mondiales, ou encore les traces de siècles de traite des esclaves entre l'Afrique et l'Amérique.
"De nombreux navires transportant des esclaves ont coulé pendant la traversée. Et de nombreux esclaves décédés pendant le voyage ont été jetés à la mer", souligne auprès de l'AFP Lucas Lixinski, professeur à l'université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney.
C'est "une histoire importante du patrimoine sous-marin et de nos liens actuels avec lui".
Si arrêter l'extraction en cas de découverte d'une épave semble sur le principe assez simple, protéger les volets "immatériels" de ce patrimoine est plus complexe.
Le code minier pourrait "créer une liste d'évaluation" en amont, avance le professeur. En particulier en demandant aux communautés concernées et à des anthropologues si l'activité dans telle zone pourrait "perturber les connexions culturelles de façon trop invasive, destructrice".
Le groupe de travail mené par la Micronésie recommande lui la création d'un comité spécialisé -- composé notamment de représentants de peuples autochtones -- chargé d'assister le Conseil de l'AIFM dans sa décision sur un plan d'exploitation.
Quant à la protection du patrimoine matériel, des solutions existent, assure à l'AFP Charlotte Jarvis, archéologue maritime et représentante de l'ONG The Ocean Foundation.
"Nous sommes entrainés à repérer une épave dans des données sur les fonds marins (...) et à agir à partir de ces données", par exemple pour mettre en place une "zone tampon", explique-t-elle.
Avant de détromper ceux qui pourraient croire qu'il n'y a pas de vestiges à explorer aussi loin sous la mer.
"Pensez simplement à la plus célèbre épave dans le monde, le Titanic," échoué à 3.800 mètres de fond.
S.Caetano--PC