-
La finale de l'Eurovision dans l'attente des résultats après un show flamboyant
-
Mondial-2026: à Dallas, une lumière violette pour faire pousser le gazon
-
Top 14: en tête, le rythme ne faiblit pas
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite ont défilé
-
Tennis: huit ans après, Svitolina retrouve les sommets à Rome
-
La finale de l'Eurovision s'ouvre pour un show suivi dans le monde entier
-
"Remigration", "croisades": à Londres, des dizaines de milliers de sympathisants de l'extrême droite mobilisés
-
Une opération de vente de montres Swatch-Audemars Piguet tourne au chaos
-
Wes Streeting, ambitieux quadragénaire à la droite du Labour qui veut détrôner Starmer
-
"On devrait manifester comme les Français", dit l'Américain Woody Harrelson à l'AFP
-
Signature d'un contrat entre ASML et Tata Electronics sur les semi-conducteurs, sous l'égide de Modi
-
"Mon but, c'est de danser toute la soirée", Harry Styles démarre sa tournée mondiale à Amsterdam
-
À l'intérieur du centre de détention de la Cour pénale internationale
-
Foot: la "Cup" pour Manchester City, la peur du vide pour Chelsea
-
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
-
MotoGP: Alex Marquez redore le blason de Ducati, journée noire pour Aprilia
-
L'ex-ministre britannique de la Santé Wes Streeting dit vouloir "se présenter" à la succession de Keir Starmer
-
Tour d'Italie: après un début cauchemardesque, Narvaez fait briller UAE
-
La baleine qui avait été secourue en Allemagne finalement retrouvée morte au Danemark
-
Epidémie d'Ebola: la RDC frappée par un variant hautement létal et sans vaccin
-
Masters 1000 de Rome: Sinner, en souffrance et en deux temps, en finale
-
Maldives: un plongeur secouriste meurt lors des recherches des corps des Italiens décédés
-
Japon: un groupe pharmaceutique alerte contre un médicament après plusieurs décès
-
Venezuela: Oublié Maduro! Vive Delcy!
-
Thaïlande: huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Poutine en visite en Chine les 19 et 20 mai, quelques jours après Trump
-
Epidémie d'Ebola: la RDC touchée de plein fouet, un mort en Ouganda
-
Marche d'extrême droite et contre-manifestation à Londres, la police sur le qui-vive
-
Athlétisme: le perchiste Armand Duplantis s'impose à Shanghai avec 6,12 m
-
Weinstein: un nouveau procès pour viol se conclut sans verdict
-
Hantavirus: la ministre Stéphanie Rist mise face à l'urgence sanitaire
-
Liban: Israël mène de nouvelles frappes, des Libanais ne croient pas en la trêve
-
Ligue 1: l'heure du dénouement pour l'Europe et le barrage
-
Thaïlande: au moins huit morts dans une collision entre un train et un bus à Bangkok
-
Equipe de France de basket: Wembanyama devrait être absent en juillet
-
Foot: Robert Lewandowski annonce qu'il quittera le FC Barcelone à la fin de la saison
-
Le chef de la branche armée du Hamas tué à Gaza
-
Les Etats-Unis et le Nigeria annoncent la mort d'un chef de l'EI dans une opération conjointe
-
Après trois ans de guerre, le football fait son retour à Khartoum
-
Taïwan affirme être une nation "indépendante", après la mise en garde de Trump
-
Un juge français va enquêter après une plainte contre Mohammed ben Salmane sur la mort de Khashoggi
-
Play-offs NBA: les Spurs de Wembanyama terrassent les Wolves pour défier le Thunder en finale à l'Ouest
-
Festival de Cannes: des stars en nombre, la compétition s'accélère
-
La police de Londres sur le qui-vive avant une marche d'extrême droite
-
Un duo de feu et de glace favori de la finale de l'Eurovision
-
Drake sort 43 titres d'un coup
-
Marchés: le coût de la dette s'envole avec les craintes inflationnistes, les Bourses chahutées
-
Tennis: Ruud tranquillement en finale à Rome, Sinner contrarié par Medvedev et la pluie
-
Cessez-le-feu prolongé entre Liban et Israël, malgré de nouvelles frappes
-
Wall Street crispée par la pression obligataire et le recul de la tech
Un verdict inédit retient la responsabilité d'Instagram et YouTube dans l'addiction aux réseaux sociaux
Dans un verdict susceptible de marquer un tournant pour les réseaux sociaux, un jury américain a estimé mercredi qu'Instagram et YouTube étaient responsables du caractère addictif de leurs plateformes et des troubles de santé mentale subis à l'adolescence par une jeune Californienne.
Meta, la maison mère d'Instagram, et Google, qui possède YouTube, ont immédiatement annoncé leur intention de faire appel du verdict. Celui-ci a octroyé 6 millions de dollars de dommages et intérêts à la plaignante, dans un dossier apparaissant comme une première référence pour des milliers d'autres plaignants.
"La santé mentale des adolescents est profondément complexe et ne peut être imputée à une seule application", a réagi un porte-parole de Meta. Pour son homologue de Google, "cette affaire témoigne d'une méconnaissance de YouTube, qui est une plateforme de streaming conçue de manière responsable, et non un réseau social".
Dans une seconde phase, ils ont ajouté 3 millions supplémentaires à titre punitif - selon la même répartition - après avoir conclu que les deux entreprises avaient agi de manière frauduleuse et délibérée.
Les deux géants de la Silicon Valley affrontaient dans cette affaire Kaley G.M., une Californienne de 20 ans qui les a accusés d'avoir alimenté sa dépression et ses idées suicidaires à l'adolescence. Elle avait commencé à visionner intensément YouTube à 6 ans avant de devenir accro à Instagram, sur lequel elle s'était inscrite en cachette à 9 ans.
- "Rendre des comptes" -
Ce verdict est le premier rendu aux Etats-Unis dans une série de procédures intentées par des milliers de familles et de districts scolaires qui accusent les réseaux sociaux d'être responsables d'une épidémie de troubles mentaux dans la jeunesse.
TikTok et Snapchat, également visés par ces litiges, avaient choisi de signer une transaction au montant confidentiel avec Kaley G.M. pour éviter ce premier procès.
Meta et YouTube ont, eux, choisi d'en découdre en public.
Au terme de six semaines d'audience, où ont été décortiquées des milliers de pages de documentation interne des deux géants, le jury a conclu que les deux groupes avaient fait preuve de "négligence" dans la conception de leur réseau social et n'avaient pas suffisamment averti les utilisateurs de la dangerosité de leur plateforme pour les mineurs.
"L'heure de rendre des comptes est arrivée", se sont félicités les avocats de la plaignante.
Dans le public, Lori Schott, dont la fille s'est suicidée à l'adolescence, a fondu en larmes à l'annonce du verdict. Ce jugement "va rendre le monde plus sûr", a déclaré à l'AFP cette agricultrice du Colorado, l'une des dizaines de mères de famille qui se sont relayées pour suivre le procès chaque jour.
"Nous sommes respectueusement en désaccord avec le verdict et examinons les options juridiques qui s'offrent à nous", a réagi un porte-parole de Meta, dont la défense a tenté de démontrer que les problèmes de Kaley G.M. étaient essentiellement dus à des violences intrafamiliales.
- Notifications nocturnes -
Le géant de la tech a déjà été condamné mardi dans un autre verdict inédit, au Nouveau-Mexique, où il a été jugé responsable d'avoir délibérément mis en danger les enfants en les exposant à des contenus dangereux, voire à des prédateurs sexuels.
Le procès de Los Angeles sera suivi de deux dossiers similaires, le prochain à partir de juillet, destinés à devenir la référence pour la résolution de plus de 1.500 plaintes. A l'échelle nationale, un autre dossier rassemblant des milliers de plaintes similaires est en cours d'examen devant un juge fédéral californien.
Toutes ces procédures ne portent pas sur les contenus publiés sur les plateformes, immunisées sur ce point par la loi américaine, mais sur la conception même des réseaux sociaux, accusés d'avoir multiplié les fonctionnalités - boutons "like", défilement infini, notifications nocturnes, filtres esthétiques, etc - pour retenir les utilisateurs sur la plateforme, en premier lieu les mineurs.
Le procès, qui s'est étalé sur six semaines de débats, a été marqué par l'audition en personne mi-février de Mark Zuckerberg. Le patron de Meta et fondateur de Facebook avait reconnu que son groupe "aurait pu" agir plus tôt pour identifier et exclure les utilisateurs de moins de 13 ans sur Instagram.
YouTube, de son côté, avait fait profil bas, se présentant comme la nouvelle forme de la télévision familiale, jamais condamnée pour nourrir l'addiction, plutôt que comme un réseau social.
A.Silveira--PC