-
Lunettes à éclipse: la Société astronomique de France appelle à la "vigilance"
-
En RDC, des chefs veulent hisser la cuisine congolaise au rang de gastronomie
-
A Hanoï, une rare et prudente contestation contre les démolitions de maisons
-
Ebola en RDC: visite prochaine du président Tshisekedi à l'épicentre de l'épidémie
-
Mondial-2026: La course aux buts de Messi et Mbappé réveille Ronaldo
-
Mondial-2026: Le Portugal balaye l'Ouzbékistan, Ronaldo en mode superstar
-
Après la grève, la SNCF sort le carnet de chèques
-
Potentielles fissures dans les ailes: 16 Airbus A380 nécessitent des inspections dont cinq immédiatement
-
Un supercalculateur chinois déclaré le plus puissant au monde, une première depuis près de dix ans
-
Le Hezbollah demande un retrait total d'Israël du Liban selon un calendrier préétabli
-
Fusillade mortelle dans un lycée aux Philippines, l'attaque était préméditée
-
La Bourse de Paris touchée par le coup de semonce sur l'IA
-
Canicule: dans les Ehpad, le plan bleu pour protéger les résidents
-
Les députés favorables à une autonomie de la Corse, prochaine étape incertaine au Sénat
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record en France et attendue en Angleterre
-
Face à l'IA, Cate Blanchett lance un site pour faire valoir les droits de chacun
-
Carburants: TotalEnergies veut maintenir le plafonnement dans les stations-service rurales
-
Liban: plusieurs tirs de l'armée israélienne dans le sud, deux morts
-
L1: l'entraîneur Gary O'Neil quitte déjà Strasbourg pour Ipswich Town
-
Les Bourses européennes clôturent en baisse, mais atténuent le coup de chaud sur la tech
-
La canicule s'intensifie en Europe, température record attendue en Angleterre
-
Lyhanna: Lecornu donne rendez-vous aux parlementaires à l'automne pour la "loi intégrale"
-
Catastrophes naturelles: la moitié des dégâts assurés causés par la sécheresse en 2025
-
La canicule enchaîne les records, Lecornu mobilise le système de santé
-
Foot: pendant le Mondial, les affaires continuent
-
La relance du logement neuf encore "loin du compte", selon la FFB
-
Wall Street: la tech vacille, le Nasdaq chute de plus de 2% à l'ouverture
-
Blés secs et volailles asphyxiées: l'effet caniculaire en agriculture
-
Une expédition va récupérer le corps de "Green Boots", fameux mort de l'Everest enfin identifié
-
Tensions avec Varsovie: Zelensky absent d'une conférence clé sur l'Ukraine en Pologne
-
Des responsables talibans à Bruxelles pour parler immigration
-
Les Bourses mondiales cèdent du terrain face à la débandade de la tech
-
Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre
-
Mondial-2026: Messi et Mbappé à la course aux buts, Ronaldo attendu au tournant
-
L'IA pourrait surpasser les connaissances de cybersécurité "en quelques mois" (Five Eyes)
-
Canicule : des températures records attendues jusqu'en Angleterre
-
Laurence Ferrari va piloter la couverture de la présidentielle sur CNews
-
La canicule enchaîne les records, infrastructures et organismes à rude épreuve
-
Le chef de l'ONU demande "toute la vérité" sur le coût climatique de l'IA
-
L'Iran sera "le seul pays" habilité à décider de l'utilisation de ses avoirs débloqués, selon son ambassadeur
-
Un entrepreneur indien, Kunal Shah, nommé nouveau patron de WhatsApp
-
#MeToo: la justice refuse de rouvrir l'enquête pour viol visant Luc Besson
-
Canicule: la chaleur gagne encore du terrain en Europe
-
Sri Lanka: une unité militaire spéciale pour endiguer une épidémie de dengue
-
La Bourse de Paris recule, la tech inquiète
-
Vague de chaleur en Europe : les derniers développements
-
Les Bourses mondiales plombées par le recul de la tech
-
Des responsables talibans attendus mardi à Bruxelles pour parler immigration
-
Mondial-2026: le Portugal en pleine telenovela Cristiano Ronaldo
-
Mondial-2026: "Hey Jude", l'Angleterre a retrouvé son Bellingham
En Iran, des entrepreneurs à bout de nerfs face à l'interminable coupure d'internet
"J'ai dû vendre des biens de valeur et de l'or, juste pour payer mes employés": Mahla, décoratrice d'intérieur à Téhéran, raconte ses difficultés face à la coupure d'internet imposée par les autorités, qui accable l'économie.
Malgré le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, en vigueur depuis le 8 avril, des millions d'Iraniens restent numériquement coupés du monde.
Seul l'internet national fonctionne, insuffisant pour permettre une activité normale dans un pays dont l'économie était déjà plombée, avant les premières frappes israélo-américaines, par les lourdes sanctions internationales.
Pour l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks, qui a recensé 50 jours de coupure, du jamais vu à l'échelle d'un pays tout entier, "la connectivité internationale demeure faible, à environ 2% des niveaux habituels".
Mahla, 55 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, déplore d'être privée d'un "accès correct aux outils d'intelligence artificielle, à Google ou même à ses mails".
Les mois d'hiver précédant Norouz, le nouvel an iranien célébré en mars, permettent en principe d'engranger des revenus permettant de financer une grande partie de l'exercice annuel.
Mais depuis les manifestations de janvier, où l'internet avait déjà été coupé, "et surtout pendant la guerre, la situation est restée instable", explique la quinquagénaire, qui a fini par ne conserver qu'un seul employé.
- Des millions de dollars par jour -
Les restrictions, à la longue, pèsent sur le moral des entrepreneurs. "Beaucoup de gens ne peuvent plus travailler. Ils se sentent épuisés, dépassés, sans espoir", constate-t-elle, fulminant contre ceux qui "profitent de la situation pour vendre de faux VPN et arnaquer les gens".
"La situation de l'emploi était déjà mauvaise, maintenant elle est pire encore", s'agace de son côté Mahdi, 49 ans, comptable à Téhéran. "Pour trouver du travail, il faut avoir accès à internet mais ça ne fonctionne pas. Et les offres d'emploi sur les sites ne sont pas mises à jour".
La réalité des chiffres est complexe à établir dans un pays où toute communication est verrouillée.
Mais la coupure d'internet, clairement, "a infligé des dommages considérables à l'économie numérique", assurait cette semaine sur X l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA).
Le ministre des Télécommunications Sattar Hashemi évalue les pertes à près de 30 millions d'euros par jour.
Des chiffres corroborés par le site de fact-checking Fact Nameh qui a publié, comme d'autres sites, des extraits du discours le 13 avril d'Afshin Kolahi, patron de Rahnama, un groupe d'ingénierie, d'informatique et d'énergie.
Le patron évoquait un impact direct de 30 à 40 millions de dollars par jour. "Nous perdons l'équivalent de deux centrales électriques de taille moyenne par jour, et c'est de notre fait", notait-il.
- "J'ai perdu le contact" -
Les entrepreneurs basés à l'étranger le savent mieux que quiconque. Maryam, 38 ans, propriétaire d'une société en ligne installée à Paris, emploie trois salariés à Téhéran, auxquels s'ajoutent 40 personnes liées à des projets spécifiques.
"Ces deux derniers mois, nous n'avons reçu que 10 commandes, dont quatre seulement après le cessez-le-feu" décrété le 8 avril, au lieu de trois ou quatre par jour habituellement, détaille-t-elle.
"Nous avons un site web en domaine.com ainsi que Telegram, WhatsApp et Instagram, et aucun de ces services n'est facilement accessible" en Iran.
"Je ne peux même pas communiquer avec mes employés, car je ne veux pas utiliser les applications internes iraniennes pour des raisons de sécurité. J'ai pratiquement perdu le contact avec les personnes avec qui je travaille depuis la première semaine de la guerre".
De temps à autre, des rumeurs font état d'un retour imminent du réseau. Mais même après la vague de contestation de janvier, il n'a été que partiellement rétabli avant d'être de nouveau coupé totalement avec le conflit.
Alors l'espoir est ténu. Amir, 40 ans, n'y croit plus. Jour après jour, sa colère demeure contre la République islamique.
"Aujourd'hui encore, ils ont annoncé que les conditions n'étaient pas favorables au rétablissement de la connexion", déclarait-il vendredi à l'AFP.
Mais "ils ne disent jamais que c'est notre droit, seulement que (la coupure) est mauvaise pour l'économie!".
P.Serra--PC