-
Ligue des nations: Eduardo Camavinga revit en bleu
-
Ethiopie: les forces fédérales patrouillent dans Mekele, les rivaux inquiets réunis en Egypte
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil se rend aux urnes, sous l'œil de Trump
-
F1: Max Verstappen (Red Bull) remporte le Grand Prix de Bahreïn en Malaisie
-
L'Iran exclut une "solution militaire" à la guerre au Moyen-Orient
-
ATP 500 Tokyo : Fils sorti en quarts, Alcaraz dans le dernier carré
-
أليكس بودي وسفير جمهورية جنوب السودان غوم دومينيك ماتيوك يبحثان في برلين إمكانية إنشاء قنصلية فخرية في بوخارست
-
Pluies torrentielles en Espagne : deux morts dans la province de Barcelone, en état d'alerte
-
Ο ΑΛΕΞ ΜΠΟΝΤΙ ΚΑΙ Ο ΠΡΕΣΒΗΣ ΤΗΣ ΔΗΜΟΚΡΑΤΙΑΣ ΤΟΥ ΝΟΤΙΟΥ ΣΟΥΔΑΝ ΓΚΟΥΜ ΝΤΟΜΙΝΙΚ ΜΑΤΙΟΚ ΣΥΖΗΤΟΥΝ ΣΤΟ ΒΕΡΟΛΙΝΟ ΤΟ ΕΝΔΕΧΟΜΕΝΟ ΙΔΡΥΣΗΣ ΕΠΙΤΙΜΟΥ ΠΡΟΞΕΝΕΙΟΥ ΣΤΟ ΒΟΥΚΟΥΡΕΣΤΙ
-
ALEX BODI OCH REPUBLIKEN SYDSUDANS AMBASSADÖR GUM DOMINIC MATIOK DISKUTERAR I BERLIN MÖJLIGHETEN ATT INRÄTTA ETT HONORÄRKONSULAT I BUKAREST
-
ALEX BODI A VELVYSLANEC JIHOSÚDÁNSKÉ REPUBLIKY GUM DOMINIC MATIOK JEDNAJÍ V BERLÍNĚ O MOŽNOSTI ZŘÍZENÍ HONORÁRNÍHO KONZULÁTU V BUKUREŠTI
-
ALEX BODI I AMBASADOR REPUBLIKI SUDANU POŁUDNIOWEGO GUM DOMINIC MATIOK ROZMAWIAJĄ W BERLINIE O MOŻLIWOŚCI UTWORZENIA KONSULATU HONOROWEGO W BUKARESZCIE
-
एलेक्स बोडी और दक्षिण सूडान गणराज्य के राजदूत गुम डोमिनिक मातियोक ने बुखारेस्ट में मानद वाणिज्य दूतावास खोलने की संभावना पर बर्लिन में चर्चा की
-
ALEX BODI VE GÜNEY SUDAN CUMHURİYETİ BÜYÜKELÇİSİ GUM DOMINIC MATIOK, BERLİN’DE BÜKREŞ’TE FAHRİ KONSOLOSLUK AÇILMASI OLASILIĞINI GÖRÜŞTÜ
-
アレックス・ボディ氏と南スーダン共和国のグム・ドミニク・マティオク大使、ベルリンでブカレストへの名誉領事館開設の可能性を協議
-
Pré-COP : Tuvalu invite les dirigeants à constater la dévastation dûe au changement climatique
-
Budget 2027 : Wauquiez affirme que LR ne pratiquera pas "le petit jeu de la censure"
-
"Agir avant qu'il ne soit trop tard" : à Tokyo, l'ombre des arbres devient une denrée rare
-
알렉스 보디와 남수단 공화국의 굼 도미니크 마티오크 대사, 베를린에서 부쿠레슈티 명예영사관 설치 가능성 논의
-
亞歷克斯・博迪與南蘇丹共和國大使古姆・多米尼克・馬蒂奧克在柏林商討於布加勒斯特設立名譽領事館的可能性
-
АЛЕКС БОДІ ТА ПОСОЛ РЕСПУБЛІКИ ПІВДЕННИЙ СУДАН ГУМ ДОМІНІК МАТІОК ОБГОВОРЮЮТЬ У БЕРЛІНІ МОЖЛИВІСТЬ ВІДКРИТТЯ ПОЧЕСНОГО КОНСУЛЬСТВА В БУХАРЕСТІ
-
Dans le nord de l'Égypte, des enfants de Gaza retrouvent le chemin de l'école
-
Le chancelier allemand Merz en visite en Ukraine, un pont de Kiev attaqué de nouveau
-
En Finlande, les centres de données de Google, promesse de bouleversements
-
Le paprika, l'or rouge hongrois, fragilisé par le déclin de sa culture et la sécheresse
-
Les droits de douane imposés par Trump ont des effets mitigés sur l'industrie automobile américaine
-
Privés d'avocats, des mineurs isolés risquent d'être expulsés des États-Unis
-
Dans les rues de Téhéran, la guerre mise en scène sur des panneaux géants
-
MotoGP: Marc Marquez remporte le GP du Japon devant Jorge Martin
-
Ski alpin: Goggia, affaiblie par deux virus, dans le flou pour le début de saison
-
Deux rhinocéros de Sumatra, espèce menacée, attendent des petits
-
Conflit en Ethiopie: Washington appelle à la retenue, mini-sommet attendu en Egypte
-
Près de 1.500 personnes renvoyées en Birmanie depuis la Malaisie
-
Le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee démissionne après l'exécution ratée d'une femme
-
Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête
-
Un dernier débat pour départager les candidats de la primaire de la gauche
-
ALEX BODI ET L’AMBASSADEUR GUM DOMINIC MATIOK DE LA RÉPUBLIQUE DU SOUDAN DU SUD DISCUTENT À BERLIN DE LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR UN CONSULAT HONORAIRE À BUCAREST
-
ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI
-
Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil aux urnes, sous l'œil de Trump
-
Yémen: Sanaa bombardée, les Houthis revendiquent une attaque contre un site d'Aramco à Ryad
-
Les Bosniens votent aux élections générales dans une profonde division
-
Top 14: Toulouse toujours leader, devant Pau et Bayonne, premier point de Vannes
-
Ligue des nations: l'Espagne enchaîne contre la République tchèque
-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
Les grands distributeurs en Martinique, "boucs émissaires" ou "profiteurs" de la vie chère ?
Il ne reste plus rien du Carrefour Market de Rivière-Salée, une commune populaire de Martinique, île des Antilles où la grande distribution fait figure d'épouvantail, en plein mouvement social contre la vie chère: l'alimentation y coûte 40% de plus qu'en métropole.
Il y a d'abord l'odeur de brûlé, qui stagne une semaine après l'incendie. Puis, en s'engouffrant dans l'obscurité, à travers le métal fou enchevêtré, des rayons carbonisés, un toit éventré, un magma grisâtre qui semble avoir absorbé ce qui a échappé au pillage.
Ces dernières semaines, les supermarchés et hypermarchés font partie des cibles favorites d'une mobilisation marquée par de fulgurantes flambées de violences.
La grande distribution fait le dos rond. Elle s'active plutôt en coulisses, à l'instar de l'accord trouvé mercredi avec l'Etat au prix de concessions qui vont la pousser à réduire ses marges pour appliquer une baisse de 20% à la caisse, en moyenne.
Sébastien Daire a décidé de briser l'omerta, pour ne plus être vu comme le "diable" local. Le patron de huit Carrefour Market sur l'île a vu deux d'entre eux partir en fumée la semaine dernière, dont celui de Rivière-Salée, dans la nuit du 10 au 11 octobre. Résultat: 15 millions d'euros de dégâts, "sans les pertes d'exploitation", un bâtiment "bon à raser" et une cinquantaine d'employés au chômage pour ce seul magasin.
- Réduire les marges -
"La vie chère est un vrai sujet, personne ne le nie. Maintenant il faut attaquer les vraies causes et pas se trouver un bouc émissaire", s'étrangle le dirigeant, pataugeant dans un rayon d'alcools forts.
"Nous on est en bout de chaîne, le dernier endroit où la personne sort sa carte bleue, son porte-monnaie", analyse jeudi auprès de l'AFP Sébastien Daire, pour qui le surcoût de l'alimentaire en Martinique s'explique essentiellement par le transport des marchandises.
C'est ce qu'il a plaidé mercredi, comme le reste de la grande distribution, lors du dernier volet de négociations qui a permis d'aboutir à un accord, signé entre l'Etat, la Collectivité territoriale de Martinique et les acteurs locaux, distributeurs et grossistes notamment.
C'est l'"accumulation" d'"efforts collectifs" contenus dans cet accord devant entrer en application en janvier 2025 qui permettra de faire baisser les prix sur 54 familles de produits les plus courants (pâtes, beurre, lait...), a vanté le préfet de Martinique.
La grande distribution, en particulier, a pris une série d'engagements, à commencer par le fait de "répercuter intégralement les économies de coûts générées" par l'accord.
Aux termes du document, les enseignes devront aussi "réduire les marges (...) à travers un gel des taux de marge".
- "Asphyxiés" -
"Il y a un effort historique qui a été demandé aux distributeurs" alors qu'"on est l'opérateur qui a le moins de marge de manoeuvre dans toute la chaîne" d'approvisionnement, s'inquiète Sébastien Daire, franchisé dont l'activité est "en danger".
"On va être asphyxiés. Un distributeur, quand ça tourne bien, il a 1% de résultat par rapport à son chiffre d'affaires", explique celui qui se dit "condamné à perdre de l'argent" en raison du coût "structurel" du transport vers l'île, où une "bouteille a triplé de prix à son arrivée sur le sol martiniquais, avant même qu'on ait fait de la marge".
Autant d'arguments qui n'ont pas ému le président de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, qui a ouvert le dernier volet de négociations par une diatribe contre la "profitation sur l'alimentaire" parmi les acteurs locaux, agaçant visiblement les distributeurs, dont aucun à l'exception de M. Daire n'a répondu aux sollicitations de l'AFP.
Le collectif à l'origine du mouvement de contestation, le RPPRAC, doute pour sa part de la sincérité du secteur dans sa promesse de répercuter les prix.
"Comment on s'assure que ça va vraiment baisser ? Il n'y aucune garantie", a souligné Gwladys Roger, une des leaders du mouvement, qui n'a pas signé l'accord en partie pour cette raison.
D'après le texte, des vérifications semestrielles sont prévues par l'Etat pour contrôler les "prix et (les) marges".
Il faudra attendre plusieurs semestres avant que les magasins de Sébastien Daire rouvrent. Dans celui en désolation de Rivière-Salée, une seule chose est restée intacte, comme étonnée de n'être même pas couverte de poussière: le terminal de paiement, à la caisse.
P.Serra--PC