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En Géorgie, les chiens errants entre adoration et danger sanitaire
A l'instar des chats d'Istanbul, les chiens errants de Tbilissi recueillent l'affection des locaux et touristes, mais le risque sanitaire lié à leur population de plusieurs dizaines de milliers domine les préoccupations.
Dans le centre-ville de la capitale géorgienne, deux chiens roupillent sur un banc d'abribus, sous les regards tantôt cajoleurs, tantôt énervés, des usagers.
Reconnaissables à leurs tags colorés à l'oreille, ces concitoyens canins sillonnent librement les rues de la ville et sont omniprésents aux entrées de stations de métro, de boulangeries, d'écoles...
Certains les voient comme la preuve vivante de l'hospitalité géorgienne et de la culture urbaine chaleureuse de Tbilissi, tant appréciée des touristes.
"Les chiens errants ont eu un impact positif plus grand que les gens et la culture seuls sur le tourisme et l'image de la Géorgie", affirme Elena Nikoleisvili, une journaliste de 51 ans qui aide à prendre soin des animaux. "Ces adorables créatures devraient plutôt être le symbole de la capitale, comme les chats d'Istanbul".
Chaque quartier et cul-de-sac peut se vanter de posséder sa mascotte, tandis que sous les tables des cafés, les habitués glissent des os aux corniauds couchés à leurs pieds.
Pour autant, le problème de la population croissante des chiens errants - ils sont des dizaines de milliers rien qu'à Tbilissi - est au sommet des préoccupations, cité en premier par 22% des personnes interrogées dans une enquête de l'Institut national démocratique.
- "Une goutte d'eau" -
"Il y a deux semaines, un chien a mordu ma fille et nous avons dû être vaccinés", témoigne Oleg Berlovi, un plombier de 43 ans. "Ils aboient et font peur au gens. Les animaux sont super, mais il faut s'en occuper".
Chaque année en Géorgie, plusieurs personnes meurent encore de la rage dont les chiens sont le principal vecteur. Le pays administre des dizaines de milliers de traitements, selon l'Alliance mondiale pour le contrôle de la rage.
Les autorités de Tbilissi défendent une solution "humaine" au problème.
"La politique officielle du pays est de contrôler ces animaux par des méthodes les plus humaines possibles et de réduire au minimum le nombre de chiens errants dans les rues", affirme à l'AFP Nicoloz Aragveli, directeur de l'agence de surveillance animalière de la ville.
D'après un recensement récent, la capitale abrite quelque 29.000 chiens errants dont 74% ont été stérilisés, d'après M. Aragveli qui promet d'atteindre l'objectif de "100%".
La ville organise des campagnes d'éducation dans les écoles et du porte-à-porte pour encourager l'enregistrement des animaux de compagnie afin d'empêcher les abandons.
Les autorités comptent aussi sur le durcissement des sanctions en cas d'abandon d'animaux de compagnie ou de violations des règles sur l'entretien et la propriété d'animaux.
Trop peu, trop tard pour Mme Nikoleisvili.
Les quelque 50.000 stérilisations réalisées à Tbilissi ces dix dernières années ne sont selon elle qu'"une goutte d'eau dans l'océan".
- "La faute de l'homme" -
Là où les politiques publiques manquent, les volontaires s'activent.
"Vous pouvez édicter des règles mais si vous ne pouvez pas les appliquer cela ne servira à rien", affirme Sara Anna Modzmanashvili Kemecsei, directrice d'un refuge où vivent une cinquantaine de chiens.
Selon elle, "dans certaines régions il n'y a absolument aucun système de stérilisation".
"Je n'ai pas vraiment l'impression que le gouvernement maîtrise le problème", poursuit-elle, ajoutant que les volontaires sont, eux, nombreux et "vraiment super pour prendre soin des animaux".
Zacharia Dolidze collecte des dons pour acheter les matériaux et faire des niches. "J'en ai construit à peu près 2.500 en sept ans", raconte à l'AFP le metteur en scène de théâtre, âgé de 40 ans.
Mais l'adoption l'an dernier d'une nouvelle loi controversée sur les "agents de l'étranger" a rendu plus compliqué l'accès des ONG aux financements par des donateurs étrangers, comme l'organisation britannique Mayhew qui dirige un programme pour attraper, vacciner, stériliser puis relâcher les chiens de Tbilissi.
Nino Adeishvili, une géologue de 50 ans, dépend des levées de fonds sur Facebook pour soigner et nourrir une dizaine d'animaux.
"Dans la rue, un chien reste sans protection. C'est la faute de l'homme", assène-t-elle.
A.Aguiar--PC