-
Un ex-journaliste de Canal+ condamné en appel à verser 142.500 euros à son ancien employeur
-
Les Etats-Unis inculpent Raul Castro, augmentant leur pression sur Cuba
-
L'Iran examine une offre américaine, "dernière phase" des négociations pour Trump
-
Un couple arrêté en Allemagne pour espionnage pour le compte de la Chine
-
La Cour suprême israélienne confirme l'interdiction pour 37 ONG d'opérer dans les Territoires palestiniens
-
La Coupe du monde d'esport, plus gros événement du genre, pour la première fois à Paris cet été
-
Tuer des loups dans les réserves naturelles ? Les ONG vent debout
-
Climat: le pire des scénarios écarté, mais le meilleur aussi
-
Crédit immobilier: la menace du taux d'usure refait surface
-
Poutine à Pékin: l'essentiel de son sommet avec Xi
-
Des pays européens fustigent le traitement par Israël d'une flottille pour Gaza
-
Israël: Netanyahu sous pression après un vote ouvrant la voie à des législatives anticipées
-
Un "homme-poisson" descend l'Amazone contre la pollution
-
L'acteur Kevin Spacey, boycotté par Hollywood, monte les marches du festival de Cannes
-
Les Etats-Unis augmentent leur pression sur Cuba en inculpant Raul Castro
-
Le ballet des fraises à neige pour rouvrir le col du Galibier
-
La justice américaine inculpe l'ex-président cubain Raul Castro
-
Un ex-agent autrichien du renseignement condamné pour espionnage au profit de la Russie
-
Claire Thoury prend la tête d'un Conseil économique, social et environnemental contesté
-
Pour l'Iran, les Etats-Unis veulent "déclencher une nouvelle guerre"
-
La Bourse de Paris termine en nette hausse, gagnée par l'optimisme
-
Vaccination en collège contre le papillomavirus: 13 recommandations pour lever plusieurs "freins"
-
Des immigrés qui tombent dans l'irrégularité et peinent à se loger
-
Barney Frank, pionnier des droits LGBT+ au Congrès américain, est mort
-
Ubisoft paye la facture de sa réorganisation avec une perte record sur son exercice 2025-2026
-
Tour d'Italie: et de trois pour Narvaez
-
Selfies, caramels "Melody" et commerce : Narendra Modi en visite en Italie
-
"Flottille pour Gaza": un ministre d'extrême droite choque avec une vidéo de militants à genoux et mains liées
-
Corée du Sud: la grève à Samsung suspendue in extremis après d'ultimes négociations
-
Claire Thoury, une militante associative à la tête du Cese
-
Les Etats-Unis appellent les Cubains à choisir "une nouvelle voie"
-
A Varsovie, Peter Magyar vante la voie européenne de la Pologne
-
NBA: les Spurs de Wembanyama de retour à Paris en 2027
-
Wall Street ouvre en hausse, surveille le marché obligataire et Nvidia
-
Avion de combat: le Scaf doit être repensé à l'aune de la guerre en Ukraine, estime Airbus
-
Ingérence numérique étrangère visant LFI: "Une action judiciaire est engagée", annonce Nuñez
-
Faute de 610 millions de dollars, l'aide aux réfugiés Rohingyas menacée
-
L'acteur américano-cubain Andy Garcia rêve d'un Cuba "libre de toute répression"
-
Commerzbank : front du refus contre l'offre hostile d'UniCredit
-
Concerts annulés, nouvelles plaintes: la pression s'accentue sur Patrick Bruel
-
A Vilnius, dirigeants et population à l’abri pour la première fois après une alerte au drone
-
Ebola: l'OMS évoque un risque "élevé" en Afrique centrale, mais "faible" au niveau mondial
-
A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"
-
Pêcheurs de plastique: le fleuve Congo victime de la pollution en RDC
-
L'Iran promet une guerre au-delà du Moyen-Orient si Trump décide d'attaquer
-
Soupçon de faux témoignage sur les crèches: non-lieu requis en faveur d'Aurore Bergé
-
En RDC, les habitants désarmés face à Ebola, attendent l'aide médicale
-
L'Allemand Commerzbank met en garde ses actionnaires contre l'offre de l'Italien UniCredit
-
2027: si LFI arrive au pouvoir, elle fera voter rapidement une "loi anticoncentration" des médias
-
Des objets ayant appartenu à l'acteur Matthew Perry mis aux enchères
Japon: Takaichi promet un "important changement de politique" après son succès électoral
La Première ministre ultra-conservatrice nippone Sanae Takaichi a estimé lundi que les Japonais voulaient un "important changement de politique", au lendemain d'élections législatives qui ont vu son parti conquérir une majorité des deux-tiers à la chambre basse du Parlement.
Devenue en octobre la première femme à diriger le Japon et surfant depuis sur un état de grâce, Mme Takaichi a dissout fin janvier la chambre basse du Parlement où sa coalition gouvernementale avait tout juste la majorité.
Pari largement gagné: son Parti libéral-démocrate (PLD) aurait remporté environ 316 des 465 sièges, selon les médias locaux, citant des résultats partiels. Avec son partenaire de coalition minoritaire, ils obtiendraient 352 sièges.
Si les résultats officiels le confirment, Mme Takaichi, 64 ans, chaudement félicitée par le président américain Donald Trump, obtient donc un mandat solide pour mettre en œuvre son programme conservateur dans l'archipel de 123 millions d'habitants au cours des quatre prochaines années.
"La population a fait preuve de compréhension et de sympathie à l'égard de nos appels concernant l'urgence d'un important changement de politique", a déclaré la dirigeante lundi lors d'une conférence de presse à Tokyo, se disant consciente de la "très lourde responsabilité de rendre le Japon plus fort et plus prospère".
Cette victoire l'inscrit dans le sillage de son mentor Shinzo Abe (Premier ministre en 2006-2007 puis 2012-2020) qui avait profondément marqué le pays par ses positions nationalistes et son programme économique comprenant notamment des relances budgétaires.
La région Asie-Pacifique est toutefois attentive, alors que les tensions sino-japonaises ont pris une nouvelle ampleur depuis que Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d'attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.
La Chine a promis lundi une "réponse résolue" si "les forces d'extrême droite japonaises évalu(aient) mal la situation et agiss(aient) de manière inconsidérée et irresponsable", alors que le Japon s'oriente vers une politique de défense plus affirmée.
Mme Takaichi s'est dite de son côté ouverte au dialogue avec la Chine: "Nous avons déjà des échanges de vues. Nous poursuivrons ces échanges de vues. Mais nous les mènerons de manière posée et appropriée", a-t-elle prévenu.
"Nous protégerons résolument la paix et l’indépendance de notre nation, notre territoire, nos eaux territoriales, notre espace aérien, ainsi que la vie et la sécurité de nos citoyens", a-t-elle ajouté.
La dirigeante a notamment fait adopter fin 2025 un plan de relance équivalent à 110 milliards d'euros, et promis d'exempter les produits alimentaires de la taxe à la consommation de 8% afin d'atténuer l'impact sur les ménages d'une inflation tenace.
Renforcée par la perspective de dépenses budgétaires accrues, la Bourse de Tokyo a bondi de plus de 5% à l'ouverture, se hissant à un niveau record, avant de cloturer à +3,9%.
Le yen a grimpé également, mais le marché de la dette se trouve à nouveau sous pression, signe d'inquiétudes persistantes.
- Première femme à gouverner -
Mme Takaichi a jugé "sans limites" le potentiel de l'alliance nippo-américaine, et dit qu’elle confirmerait avec Donald Trump "l’unité inébranlable" avec les États-Unis. Le président américain lui a souhaité sur son réseau Truth Social "un grand succès dans la mise en œuvre de (son) programme conservateur, axé sur la paix par la force".
Le président français Emmanuel Macron l'a félicitée pour sa victoire, rappelant le "partenariat exceptionnel" et les "valeurs communes" des deux pays, dans un message publié sur X en japonais.
De nombreux électeurs ont soutenu Mme Takaichi "dans l'espoir que le PLD mette fin à la stagnation économique", indique à l'AFP Tetsuo Kotani, chercheur à l'Institut japonais des Affaires internationales, tout en soulignant la difficulté à juguler l'inflation et le risque de hausses d'impôts "inévitables" pour financer un budget en forte expansion.
Dans le bras de fer entre Pékin et Tokyo, le fait que Mme Takaichi ait refusé de retirer ses déclarations sur Taïwan "a contribué à accroître sa popularité", confie à l'AFP Margarita Estévez-Abe, maîtresse de conférences en sciences politiques à l'université de Syracuse.
Mais dès lors que la dirigeante ne doit plus affronter d'élections avant 2028, "le meilleur scénario pour le Japon serait (qu'elle) se concentre sur l'amélioration de la relation avec la Chine", avertit-elle.
Bien qu'elle soit la première femme à gouverner son pays, Sanae Takaichi a montré peu d'appétence pour les revendications féministes, dans un monde politique japonais dominé par les hommes.
Elle affiche aussi son conservatisme sur l'immigration, ayant promis de durcir considérablement les contrôles.
kh-stu-mac-jug/ep/pt
H.Portela--PC