-
EDF combine batteries et barrages pour aider à équilibrer en temps réel le réseau électrique français
-
L'Arcom met en demeure Radio France pour "sous-représentation" du RN en journée
-
"Nette reprise" de l'installation de médecins généralistes en 2025, selon l'Assurance maladie
-
Athlétisme: Ja'Kobe Tharp pulvérise le vieux record du monde du 110 m haies
-
Nouvelle nuit de heurts à Belfast, Londres condamne des "violences racistes"
-
En Ukraine, les abus de la mobilisation, et leur instrumentalisation
-
Le propriétaire de British Steel, Jingye, réclame une compensation après la reprise du Royaume-Uni
-
Mort de Charlie Dalin, un héros du large au panthéon des marins
-
Comment miser sur SpaceX en Bourse revient à faire tapis sur Elon Musk
-
Musique par IA: Deezer lance un détecteur gratuit pour scanner des playlists
-
Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants? Londres ouvre une enquête contre Ryanair
-
Submergée, l'industrie musicale tente de refouler la déferlante de l'IA
-
Recherche en vue sur les interactions entre éoliennes et météo locale
-
En Corée du Sud, des poupées IA tiennent compagnie aux seniors
-
Le cessez-le-feu presque "dénué de sens" selon l'Iran, après de nouvelles frappes américaines
-
Dans les quartiers informels de Guyane, l'eau de Javel pour rendre l'eau potable
-
Le premier sac en cuir provenant de cellules de T-Rex mis aux enchères à Paris
-
Finale NBA: OG Anunoby, le héros très discret des Knicks
-
En Russie, les conscrits sous pression pour aller combattre en Ukraine
-
Consigne du verre: un an après, le compte n'y est pas, pour l'ONG Zero Waste
-
En Inde, ces petites mains qui se filment pour entraîner l'IA
-
Le Mans: Trulli, Fittipaldi, Barrichello, Magnussen, Alesi... des noms connus sur la grille
-
Mondial-2026: contre la Bosnie, le Canada veut sa première victoire pour s'autoriser à rêver
-
Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande
-
Athlétisme: l'Américain Ja'Kobe Tharp bat le record du monde du 110 m haies en 12 sec 75
-
La BCE devrait relever ses taux malgré une zone euro fragile
-
Les lobbyistes au coeur du tournant pro-business de l'UE
-
Baisse du nombre de déplacés de force dans le monde, à près de 118 millions, selon l'ONU
-
Endiguer l'épidémie d'Ebola, une tâche difficile freinée par la désinformation
-
Réchauffement record et menaces sur l'observation de la Terre: l'alerte de scientifiques du climat
-
Mondial-2026: les fans mexicains compatissent avec les déboires de l'Iran
-
Finale NBA: Wembanyama et les Spurs subissent une remontée historique des Knicks, à un succès du titre
-
Avion de combat européen: le Scaf est mort et après?
-
E-commerce: amende record pour Coupang en Corée du Sud après une fuite de données
-
L'Iran, à nouveau bombardé par les Etats-Unis, promet de refermer Ormuz
-
Ingérences: Lecornu présente les risques et réponses avant la présidentielle
-
SpaceX vers une introduction en Bourse de tous les records
-
Depuis les Canaries, le pape interpelle le monde sur le sort des migrants
-
Mort d'Elisa Pilarski: décision jeudi pour son compagnon Christophe Ellul, jugé pour homicide involontaire
-
Mondial-2026: l'Angleterre boucle sa préparation par un récital contre le Costa Rica
-
Trump balaie les chiffres de l'inflation, au plus haut depuis trois ans
-
Mondial-2026: les Bleus sont arrivés à Boston, l'aventure peut commencer
-
Le gouvernement canadien veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans
-
Patrick Bruel mis en examen pour viol, tentative de viol et agression sexuelle
-
Aide à mourir: les députés suppriment en commission les délits d'entrave et d'incitation
-
Tech en berne et inquiétudes géopolitiques pèsent sur Wall Street
-
Athlétisme: Lutkenhaus impressionne à Oslo, Gout Gout battu pour sa première Ligue de Diamant
-
Netanyahu repart en campagne, dans un paysage politique incertain
-
L'inflation continue de déraper aux Etats-Unis
-
Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud
Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté
Forte croissance, économie modernisée mais pauvreté persistante: le prochain président du Bénin, élu dimanche, héritera d'un pays en pleine transformation mais devra répondre aux classes populaires frappées de plein fouet par la cherté de la vie.
A Abomey-Calavi, dans la proche banlieue de Cotonou, Mathias Tottin ouvre de grands incubateurs dans lesquels des milliers d'oeufs vont bientôt devenir des poussins destinés à être vendus.
Ces dernières années, son entreprise agro-alimentaire n'a cessé de grandir et compte aujourd'hui une quarantaine de salariés, en partie selon lui grâce aux réformes économiques menées par le président Patrice Talon, qui cède sa place après une décennie.
"Le climat des affaires est bien assaini au Bénin. Il y a des conditions à respecter. Avant, à la douane, il y avait des tarifs à la tête du client pour le même produit. Aujourd'hui, c'est fini", se félicite t-il.
Au coeur de la capitale économique, Caludia Togbe fait le même constat.
"On peut créer son entreprise en une heure en ligne! Plusieurs formalités sont digitalisées, il y a beaucoup de facilités pour les entrepreneurs et ça nous permet de rester focalisés sur notre métier au lieu de courir dans les administrations", pointe cette créatrice d'une marque de cosmétiques 100% local.
La superficie de sa boutique a quadruplé en quelques années et le développement économique du pays a aussi permis, selon elle, l'émergence d'une "certaine classe moyenne" qui fait partie de sa nouvelle clientèle.
Car au niveau macroéconomique, les résultats du Bénin font des envieux: croissance annuelle au-delà de 6%, déficit ramené à 3% du PIB, 3.000 km de routes construites, levées de fonds sur les marchés internationaux.
- "Tout est cher!" -
Mais ces bons chiffres et ce développement ultra-rapide n'ont pas sorti tout le monde de la pauvreté, dont le taux reste au-dessus de 30% dans le pays, classé 173e sur 193 à l'indice de développement humain.
"Notre croissance n'a de sens que si elle est inclusive", reconnaît Aristide Medenou, directeur général de l'Economie au ministère dédié, qui assure que "le but ultime" reste "l'éradication de l'extrême pauvreté".
Dans le quartier Zongo de Cotonou, Moucharaf Fassassi, couturier, s'active dans son atelier de quatre salariés.
Pour un mois de travail, ces derniers peuvent empocher autour de 60.000 francs CFA (91,50 euros), à peine plus que le salaire minimum fixé à 52.000 francs (79 euros).
La part du secteur informel reste encore très importante dans l'économie béninoise, comme dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest.
"Mon souhait, c'est que le prochain président diminue le coût de la vie, notamment les taxes et l'électricité. C'est difficile de mettre de côté aujourd'hui", explique le couturier à l'AFP.
Et le développement a aussi un coût: les marchés informels de Cotonou ont par exemple été remplacés par des halles modernes, plus propres et mieux organisées, mais avec des charges plus importantes pour les commerçants, entraînant une augmentation du prix de certains produits.
A la faculté des sciences de la santé de Cotonou, Aliou Falilatou prépare du dégué, un populaire dessert lacté à la semoule.
"Tout est cher! Au marché, le gingembre, la tomate... Plus rien n'est abordable", déplore-t-elle devant ses marmites.
- "Agir sur l'offre" -
"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de développement, beaucoup de choses ont changé, mais à la fin du mois, si je vous disais qu'il me reste de l'argent, je mentirais", ajoute-t-elle, appelant à des "prêts" plus accessibles.
"Toute cette croissance dont on se vante ne se ressent pas dans l'assiette du pauvre à l'heure du repas", abonde Aristide Fadegnon, un commerçant de produits céréaliers.
A la présidentielle de dimanche, le grand favori n'est autre que Romuald Wadagni, ministre des Finances depuis 2016 et architecte du boom économique du pays.
Pour encourager la sortie de l'informel, il propose notamment la "mise en place d'un mécanisme de crédit allant de 50.000 à 50 millions de francs CFA (76.200 euros)", explique M. Medenou.
Face à la cherté de la vie, son rival, Paul Hounkpè, a promis des baisses de prix sur les produits de première nécessité.
"Dans une économie de marché, notre doctrine n'est pas d'administrer les prix de façon arbitraire, mais d'agir sur les fondamentaux de l'offre et d'assumer notre rôle de bouclier en cas de crise", répond M. Medenou, qui détaille les trois leviers du programme du candidat Wadagni: plus de production agricole, mécanisme de stabilisation des prix du carburant et pragmatisme fiscal en cas de crise.
A.Motta--PC