-
Blake Lively et Justin Baldoni mettent fin à leur bataille juridique (avocats)
-
Dolly Parton annule encore des concerts à Las Vegas, pour raisons de santé
-
Angleterre: Manchester City fait une passe décisive à Arsenal
-
Elections locales en Inde: Modi salue une victoire "record" au Bengale occidental
-
Théâtre: palmarès de la 37e cérémonie des Molières
-
Bond du pétrole avec les tensions à Ormuz, la nervosité gagne les Bourses
-
Netflix accorde une large diffusion en salles au "Narnia" de Greta Gerwig
-
A New York, le Met Gala et ses stars veulent élever la mode au rang d'art
-
Wall Street en baisse, le conflit au Moyen-Orient pèse
-
La Russie décrète une trêve les 8-9 mai, l'Ukraine annonce sa propre trêve les 5-6 mai
-
Recherche des origines des enfants nés sous X: Rist et El Haïry souhaitent un "débat apaisé"
-
Argentine: une partie des recettes des privatisations ira à la modernisation de l'armée
-
Foyer d'hantavirus présumé sur un bateau de croisière: les passagers coincés à bord dans l'incertitude
-
Les Emirats visés à nouveau par l'Iran au lancement d'une opération américaine à Ormuz
-
Festival de Cannes: Demi Moore et Chloé Zhao pour un jury au grand complet
-
Allemagne: une voiture fauche des piétons faisant deux morts, le chauffeur arrêté
-
Habitat indigne à Marseille: quatre ans de prison requis contre un investisseur à la tête d'un "empire immobilier"
-
Amazon lance sa propre offre logistique, concurrente des géants du secteur
-
Foyer présumé d'hantavirus: identifier le virus pour déterminer s'il y a eu transmission interhumaine
-
Une ONG israélienne dénonce les "maltraitances" subies en prison par les activistes de la "flottille pour Gaza"
-
Braun-Pivet saisit l'Arcom après l'évocation d'une fausse une sur CNews
-
La Cour suprême américaine rétablit provisoirement l'envoi postal de la pilule abortive
-
Allemagne: une voiture fauche des piétons à Leipzig, faisant deux morts, le chauffeur arrêté
-
Procès pour corruption en Espagne: un ex-ministre dénonce une volonté de "politiser" le dossier
-
Bangladesh: 311 enfants morts de la rougeole depuis mars
-
Voiture folle dans un carnaval belge: un accusé "autophile" face à ses juges
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, préoccupée par la situation au Moyen-Orient
-
Les marchés mondiaux suspendus aux informations sur le détroit d'Ormuz, bond du pétrole et chute des Bourses européennes
-
La Cour suprême américaine rétablit temporairement l'envoi postal de la pilule abortive
-
Des attaques russes font neuf morts dans deux villes en Ukraine
-
Au-delà de Pluton, un monde mystérieux semble doté d'une atmosphère
-
La comédienne Claire Maurier est décédée à 97 ans
-
Épisode d'hantavirus à bord d'une croisière: les Canaries envisagées pour débarquer les 149 passagers
-
Le Teknival se vide petit à petit, encore plusieurs milliers de personnes sur place
-
Publicités pour des anti-obésité: Novo Nordisk et Eli Lilly mis à l'amende
-
Wall Street sur la retenue avant de nouveaux résultats
-
Pour Chappatte, le dessin de presse est un "baromètre" de la liberté
-
Emirats arabes unis: le retrait de l'Opep "n'est pas dirigé contre qui que ce soit"
-
La candidature Mélenchon met la pression sur le reste de la gauche
-
Tennis: "Je sens que c'est encore compliqué", admet Loïs Boisson avant Rome
-
Episode d'hantavirus à bord d'une croisière: aucune raison de céder à la panique pour l'OMS
-
Masters 1000 de Rome: Fils pourrait défier Sinner dès les 8e de finale
-
Teknival: les départs se poursuivent, encore plusieurs milliers de personnes sur place
-
Voiture folle dans un carnaval belge: le conducteur face à la justice pour meurtres
-
La France devrait éviter la récession jusqu'en 2028, estime le gouverneur de la Banque de France
-
A la CIJ, le Guyana affirme l'importance "existentielle" de l'affaire frontalière l'opposant au Venezuela
-
"Il n’a quasiment pas plu" en France en avril, relève Météo-France
-
Royaume-Uni: les travaillistes de Keir Starmer menacés de perdre leur bastion gallois
-
Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA
-
"Prêt" et "ambitieux", Paul Seixas annonce sa participation au Tour de France
La politique de la ville "ne peut se substituer aux autres politiques nationales", selon un expert
La politique de la ville, lancée à la fin des années 1970 pour répondre aux dysfonctionnements urbains des grands ensembles et à la paupérisation de leurs habitants, "ne peut se substituer aux autres politiques nationales", observe Michel Didier, président du Comité d'histoire de la politique de la ville.
Créé en 2022, le comité ambitionne de raconter les cinquante ans d'une politique méconnue et régulièrement accusée d'être trop dispendieuse ou inefficace, et d'en parler autrement qu'à travers des programmes, des lignes de crédit et des émeutes.
"Il faut sortir des fausses représentations selon lesquelles on ne s'occupe pas des quartiers ou on y injecte des milliards en pure perte", explique Michel Didier dans un entretien à l'AFP.
En 1977, les opérations "Habitat et vie sociale" menées dans une centaine de quartiers de HLM dégradés sont considérées comme un des actes fondateurs de cette politique.
Une réponse à la détérioration des tours et barres d'immeubles érigées à la hâte après guerre dans un contexte de forte pénurie de logements et de bidonvilles.
"On expérimente les principes fondamentaux de cette politique, à savoir le fait d'agir en partenariat avec les maires, de faire travailler ensemble plusieurs ministères, tant sur l'amélioration de l'habitat que sur l'action sociale, et on consulte les habitants", poursuit l'ex-conseiller à l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
Au même moment, les premiers habitants des grands ensembles commencent à s'installer en pavillon et sont remplacés par des populations plus pauvres et immigrées, elles-mêmes frappées par la crise économique et la désindustrialisation.
"On se retrouve avec un problème social important et un problème urbain puisque ces quartiers périphériques n'étaient pas reliés à la ville", rappelle-t-il.
Très médiatisées, les émeutes des banlieues lyonnaises de 1981 entraînent selon lui "une élévation de la réponse publique", et le rapport du maire de Grenoble Hubert Dubedout introduit l'idée d'une discrimination positive envers les territoires qui cumulent les handicaps (chômage, logement, délinquance), en leur attribuant plus de moyens.
Parallèlement, les lois de décentralisation renforcent le pouvoir des maires qui n'avaient pas les moyens d'agir sur leur territoire en matière de logement ou d'aménagement.
- Désenclavement -
La politique de la ville se structure avec la nomination en 1990 du premier ministre de la ville, le socialiste Michel Delebarre, puis la création des zones urbaines sensibles (ZUS) en 1996.
Devenus QPV pour "quartiers prioritaires de la politique de la ville", ces territoires cibles ont plus que doublé en 2025, avec 1.609 quartiers et six millions d'habitants.
Selon l'ANCT, le taux de pauvreté y atteint aujourd'hui 44,3%, contre 14,9% à l'échelle nationale, et la part de familles monoparentales est de 32,8% contre 16,3%.
"Aujourd'hui, ces quartiers jouent encore un rôle de sas", observe Michel Didier. "Les statistiques peuvent laisser penser que la situation n'a pas changé alors qu'on ne parle pas des mêmes gens", poursuit-il, en rappelant que les moins pauvres laissent inexorablement place à des populations plus pauvres.
En 2004, la création de l'agence Anru, dédiée à la transformation des quartiers avec ses spectaculaires opérations de démolition-reconstruction, constitue selon lui "un basculement".
"On a mis des moyens considérables dans la rénovation urbaine", le désenclavement géographique ainsi que la création d'espaces et d'équipements publics.
Vingt ans après, ces opérations ont selon lui autant "changé l'image des quartiers aux yeux de leurs habitants" que "le regard sur ces quartiers".
Conçue comme une politique de rattrapage et de développement, la politique de la ville a néanmoins échoué à changer la situation sociale des quartiers, reconnaît l'expert, même si "on ne peut pas lui faire porter la responsabilité de ce qui relève des politiques publiques".
"Elle intervient avec des moyens limités qui ne peuvent pas se substituer aux autres politiques nationales d'emploi et de lutte contre les discriminations, d'intégration, d'éducation, de sécurité ou de santé", analyse-t-il.
"C'est une limite évidente puisque l'essentiel des moyens a été mis sur l'urbain et non sur le volet social", résume-t-il, rappelant aussi certaines orientations politiques comme le transfert en 2004 du pilotage de la prévention de la délinquance au ministère de l'Intérieur, ce qui n'a, selon lui, "guère permis de développer les relations entre la police et la population".
Michel Didier pointe également le "rôle des médias", qui, "en ne parlant de ces quartiers qu'au moment des émeutes donnent le sentiment que les politiques publiques ne servent à rien".
X.M.Francisco--PC