-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, 1.700 habitants évacués
-
Un homme armé arrêté dimanche sur un golf de Trump en Californie, avant la visite du président
-
L'Amérique latine doit faire de ses ressources naturelles un levier de négociation (Cepal)
-
Incendies aux Etats-Unis: un suspect arrêté, sidération et colère chez les habitants
-
Face aux recours en justice, le patron de Paramount défend le rachat de Warner
-
Foot: au sein de la Fifa, des cadres prennent leurs distances avec Infantino
-
Procès Pormanove: jugement attendu pour les deux streamers accusés de violences
-
Pour ses premiers résultats en Bourse, SpaceX fait mieux que prévu mais ne rassure pas
-
L'étage supérieur d'une fusée de SpaceX va s'écraser sur la Lune
-
Les Bourses mondiales engrangent des records, optimisme géopolitique et résultats en moteurs
-
Wall Street profite du plongeon du pétrole, les résultats ajoutent de l'optimisme
-
Intempéries en Haute-Savoie: une personne recherchée et des évacuations par hélicoptère
-
Washington espère un accord d'ici mercredi sur Ormuz, le pétrole chute
-
Guatemala: alerte maximale face à l'éruption du volcan de Fuego, des centaines d'évacués
-
Novo Nordisk relève ses prévisions 2026 avec le succès de son traitement anti-obésité Wegovy
-
A Gaza, des funérailles collectives pour des victimes longtemps ensevelies sous les décombres
-
Tour Femmes: Reusser, le coup d'éclat, Ferrand-Prévot, le coup de bambou
-
Bourse de Paris : double record pour le CAC 40, en séance et en clôture
-
Rugby: figure du Stade toulousain, Thomas Ramos sera Racingman en 2027
-
Les Bourses de records en records en attendant un accord en Iran et SpaceX
-
Tour de France Femmes: Reusser gagne le chrono, Ferrand-Prévot perd gros
-
Incendie en Grèce: la situation "s'améliore" à l'ouest d'Athènes
-
Des milliers de personnes aux obsèques de la légende du football italien Baresi
-
Foot: onze ans plus tard, Hervé Renard retrouve la Côte d'Ivoire
-
Glucksmann visé par une opération russe de "déstabilisation" à huit mois de la présidentielle
-
Le Guatemala en alerte en raison de l'éruption du volcan de Fuego
-
Népal: les Népalais pleurent leurs alpinistes morts dans une avalanche au Pakistan
-
Plus de 170 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Bourses européennes: Paris, Francfort, Milan et Madrid battent des records à la fermeture
-
Dans une Grèce endeuillée par les incendies, la maison du "miracle"
-
Le parcours sans fin des exilés échangés entre la France et le Royaume-Uni
-
Près de 160 migrants secourus lors d'une tentative de traversée de la Manche
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec la baisse du pétrole et les résultats
-
Wall Street ouvre en hausse, entre détente du pétrole et résultats encourageants
-
"Qui a tué nos enfants?": six ans après l'explosion au port de Beyrouth, les familles toujours sans réponse
-
L'OMS appelle à un plus grand soutien pour lutter contre l'épidémie d'Ebola en RDC
-
Feu vert à un projet contesté de mégaferme terrestre à saumons
-
Grèce : les pompiers toujours mobilisés sur l'incendie malgré une situation "améliorée"
-
Washington espère un accord sur le détroit d'Ormuz d'ici mercredi
-
Les primaires dans le Michigan ont débuté, à un moment charnière pour les démocrates américains
-
Flou sur les vendanges 2026, bousculées par les canicules et la sécheresse
-
Nouveaux sommets pour les Bourses mondiales avec l'accalmie sur les prix du brut
-
Grèce: les pompiers toujours mobilisés contre les flammes au nord-ouest d'Athènes
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France, et l'un des plus secs
-
Ligue des champions: Lyon en quête de repères face au Sparta Prague, Openda attendu
-
Après le mégafeu de Gironde, la forêt entre mesures d'urgence et réflexion sur son avenir
-
Moyen-Orient: BP voit ses bénéfices s'envoler dans le sillage des autres majors
-
Juillet 2026, mois le plus chaud jamais enregistré en France (Météo-France)
-
Honduras: l'ex-président Hernandez, gracié par Trump, comparaîtra libre à son procès
-
En bord de Méditerranée, des patrouilles de drones dopés à l'IA pour éviter les noyades
En Slovénie, un village veut faire table rase face au changement climatique
Raser les maisons pour reconstruire ailleurs: sous le choc des inondations qui ont dévasté la Slovénie cet été, un maire a décidé d'opter pour une méthode radicale, convaincu de l'urgence de s'adapter au changement climatique.
Un an après un incendie d'une ampleur inédite, ce pays de deux millions d'habitants a vécu en août des intempéries historiques qui ont ravagé les deux tiers du territoire, même si les pertes humaines ont été limitées (six morts) grâce à un système d'alerte performant.
Au total, 180 des 212 communes ont subi des dégâts, plus de 100 ponts et des kilomètres de routes ont été détruits. Selon le gouvernement, il faudra pas moins de 10 milliards d'euros sur cinq ans pour mener à bien la reconstruction.
Plus la planète se réchauffe, plus l'atmosphère contient de la vapeur d'eau (environ 7% pour chaque degré supplémentaire), augmentant en particulier les risques d'épisodes de fortes précipitations dans certaines régions du monde.
Associées à d'autres facteurs cruciaux comme l'urbanisation et l'aménagement du territoire, ces pluies plus intenses favorisent les inondations.
La Slovénie est particulièrement exposée du fait de sa localisation au carrefour de la Méditerranée, des Alpes et de la plaine de Pannonie d'Europe centrale.
- Réticences -
A 60 kilomètres au nord de la capitale, Ljubljana, le premier édile de Braslovce a vu la rivière Savinja sortir de son lit et submerger une centaine de maisons, sur les deux berges.
Un cauchemar qu'il ne veut pas revivre. "Mon rôle est d'aider les gens et de garantir leur sécurité, ce qui n'est pas le cas dans les conditions actuelles", explique Tomaz Zohar, tout en montrant à l'AFP ses plans pour la zone.
Le projet consiste à bâtir d'ici 2025 de nouvelles maisons sur un terrain non exposé, tandis que les terres actuelles deviendraient la propriété de l'Etat et serviraient de zone tampon pour protéger les habitations en cas d'inondations.
Le maire attend désormais l'aval du gouvernement, espérant qu'il fera preuve de "sagesse et de courage". D'autant que le Premier ministre libéral Robert Golob a lui-même appelé à saisir l'occasion "pour rebâtir en transformant et mieux se préparer aux désastres à venir".
Sans se prononcer, l'exécutif dit chercher "des solutions appropriées" au cas par cas pour un "processus de reconstruction de longue haleine".
Dans le village, les habitants sont divisés.
"C'est la quatrième fois que nous sommes inondés, on veut être relogés", lance Darja Primozic, citée par le quotidien Delo, racontant être saisie de "panique" dès qu'il pleut. "La peur nous transperce jusqu'à l'os", confie-t-elle.
Mais tous ne sont pas prêts à quitter leur foyer, préférant blâmer le mauvais entretien des berges.
"Si cela avait été fait correctement, nous ne serions pas en danger et il n'y aurait aucune raison de partir", estime Bojan Arcan, assis sous le porche de sa maison, qu'il habite depuis 40 ans dans un cadre verdoyant idyllique.
- "Plus jamais comme avant" -
Dans la cour, des meubles en bois sèchent encore, vestiges des pluies diluviennes. Mais pour cet entrepreneur de 43 ans qui dit avoir recueilli plus de 100 signatures, pourquoi s'affoler "alors que les prochaines inondations ne surviendront peut-être pas avant une centaine d'années".
La climatologue Lucka Kajfez Bogataj salue pour sa part l'initiative du maire, "le seul à avoir compris ce qui se joue", tout en regrettant qu'une partie importante de la population relativise le bouleversement climatique causé par l'humanité.
"Ils s'imaginent que ce qu'ils ont vécu est un événement ponctuel", relève cette ancienne experte du Giec. "Mais il faut leur dire la vérité dure et cruelle: les changements s'accélèrent et ce ne sera plus jamais comme avant".
Dans ce contexte, "remettre les maisons exactement au même endroit n'a strictement aucun sens", dit-elle à l'AFP, prédisant de nombreux déplacés climatiques en Europe.
Les récentes inondations ont envoyé "un message très clair", renchérit Janez Potocnik, ex-commissaire européen à l'Environnement.
"Le danger est désormais présent partout, même dans des zones habituées par le passé à des conditions météo stables", souligne-t-il, en référence aussi à l'Espagne, la Grèce ou l'Italie, touchées cet été par des phénomènes extrêmes.
A.F.Rosado--PC