-
Bolloré sur Morandini: "justice est passée et maintenant miséricorde doit passer"
-
Foot: de l'Atlético à Orlando, Griezmann s'offre une dernière danse aux Etats-Unis
-
Dictature argentine, 50 ans après: marche contre l'oubli, lutte pour la mémoire
-
"Plus de 400 drones" russes contre l'Ukraine, l'une des pires attaques en plein jour, selon l'armée à l'AFP
-
La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
-
Ski alpin: Shiffrin intraitable en slalom pour se rapprocher d'un 6e gros globe de cristal
-
Les mammifères ne peuvent pas être clonés indéfiniment
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud, selon le chef de la diplomatie à l'AFP
-
Une flottille d'aide humanitaire arrive à Cuba, plongée dans la crise
-
Wall Street minée par le rebond du pétrole
-
Voiture incendiée dans le quartier juif d'Anvers: enquête pour participation à un groupe terroriste
-
L'Afghanistan libère un prisonnier américain
-
Pédocriminels : en Autriche, des familles face au mur du silence
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud (chef de la diplomatie à l'AFP)
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sceptiques quant à une sortie de crise rapide
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris (sources proches du dossier à l'AFP)
-
Top 14: Heguy (Bayonne) hospitalisé depuis deux mois à cause d'un syndrome rare
-
Désinformation: tout le monde est (plus ou moins) vulnérable, selon une étude de l'Arcom
-
Mercedes VLE électrique : Prix et performances ?
-
Ski: victoire et globe du géant pour Pinheiro Braathen à Hafjell, Pinturault fait ses adieux
-
Obsèques publiques de Lionel Jospin jeudi à Paris, après l'hommage national aux Invalides
-
L'état de la baleine échouée sur la côte allemande se détériore
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux dans l'expectative face aux incertitudes
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, trois morts près de Beyrouth
-
Des Républicains aux socialistes chaude ambiance post-municipales, 2027 dans toutes les têtes
-
L'UE et l'Australie célèbrent un accord qui crispe les agriculteurs européens
-
Arc: environ 250 licenciements secs sur 700 suppressions de postes, selon le repreneur
-
A Tyr, dans le sud du Liban, des joyaux de l'antiquité sous les bombes israéliennes
-
Ukraine: des frappes massives russes font au moins cinq morts à travers le pays
-
L'Iran frappe Israël, le flou persiste sur de possibles pourparlers
-
La Bourse de Paris avance à tâtons dans le brouillard de la situation au Moyen-Orient
-
Un forage confirme la présence "importante" d'hydrogène naturel en Lorraine
-
"De graves atteintes aux droits" au pôle psychiatrie de l'hôpital de Melun
-
Ligue des champions féminine: derby londonien Arsenal-Chelsea et Classico Real-Barça au menu des quarts
-
Ligue des champions féminine: premier test pour l'OL Lyonnes face à Wolfsburg
-
En Côte d'Ivoire, le "casse-tête" des stocks de cacao qui s'accumulent
-
Les Français ont continué de vider leur Livret A en février
-
NBA: les Spurs suivent le rythme du Thunder, les Pistons freinent les Lakers
-
Aux Saintes en Guadeloupe, les chèvres nuisent à la biodiversité
-
Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie et vise de nouveau Israël
-
Laits infantiles: les députés prêts à décortiquer l'action de l'Etat et des industriels
-
Dictature argentine, 50 ans après: la mémoire reste un combat
-
Le Danemark vote pour des législatives serrées mais Mette Frederiksen donnée favorite
-
Colombie: au moins 66 morts dans le crash d'un avion militaire
-
L'Australie et l'UE signent un vaste accord commercial
-
Liban: Israël frappe le sud de Beyrouth et annonce la capture de deux combattants du Hezbollah
-
Trump évoque des "négociations" avec l'Iran, Téhéran nie
-
Bill Cosby condamné à verser 19 millions de dollars pour agression sexuelle
-
Prix des carburants: le gouvernement annonce des mesures mais pas d'aide directe
-
Colombie : le crash d'un avion militaire fait huit morts et 83 blessés
La Cour internationale de justice sur le point de rendre un avis majeur sur le climat
La plus haute juridiction de l'ONU va rendre mercredi un avis consultatif sans précédent sur les obligations légales des Etats pour freiner le changement climatique, avec une question clé: la responsabilité historique des grands pollueurs sera-t-elle engagée?
C'est l'affaire la plus importante jamais entendue par la Cour internationale de justice, basée à La Haye, arguent les experts.
"Je pense que cela peut réellement changer la donne dans le débat climatique actuel", estime Ralph Regenvanu, ministre du Changement climatique du Vanuatu, l'archipel du Pacifique dont sont originaires les étudiants à l'origine de la procédure en 2019, depuis propulsée par un vote de l'Assemblée générale des Nations unies.
"Cela fait 30 ans que nous subissons cette situation. Cela va changer le narratif, et c'est ce dont on a besoin", a-t-il déclaré mardi à l'AFP.
L'avis que rendront les juges à 15H00 (13H00 GMT), même s'il ne sera que consultatif, pourrait influencer et remodeler la justice climatique en inspirant des lois et des tribunaux dans le monde entier.
"Le changement climatique n'est pas qu'un exercice académique... On le vit au quotidien", a déclaré à l'AFP l'étudiant fidjien Vishal Prasad, 29 ans, qui a lancé la campagne avec d'autres étudiants de l'université du Pacifique Sud, au Vanuatu.
L'avis de la CIJ est "potentiellement l'une des décisions juridiques les plus importantes de notre époque", affirme Joie Chowdhury, avocate principale à l'ONG CIEL, qui soutient la procédure.
Les Nations unies ont chargé les 15 juges de la CIJ de répondre à deux questions.
Premièrement: quelles obligations les Etats ont-ils en vertu du droit international de protéger la Terre contre les émissions de gaz à effet de serre, majoritairement générées par la combustion du pétrole, du charbon et du gaz, pour les générations présentes et futures?
Deuxièmement, quelles sont les conséquences juridiques de ces obligations pour les Etats dont les émissions ont causé des dommages environnementaux, en particulier envers les Etats insulaires vulnérables de faible altitude?
La Cour a dû organiser les plus grandes audiences de son histoire, avec plus de 100 nations et groupes prenant la parole, en décembre au Palais de la Paix.
Des pays et militants du climat, frustrés par la lenteur des processus de négociations habituels, se tournent de plus en plus vers les tribunaux - nationaux et internationaux - pour forcer entreprises et Etats à agir, avec déjà quelques décisions en leur faveur.
Les COP annuelles ont certes permis d'infléchir les prévisions de réchauffement, mais encore très insuffisamment pour tenir l'objectif limite de 2°C, par rapport à l'ère préindustrielle, fixé par l'accord de Paris de 2015. Le monde en est déjà à au moins 1,3°C de réchauffement.
- Disparaître sous les vagues -
Comme David contre Goliath, le débat a opposé petits pays en développement et économies avancées.
Les grands pollueurs, dont les Etats-Unis et l'Inde, ont mis en garde la Cour et défendu le processus politique existant des COP, par la Convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques - malgré ses insuffisances. Sans compter que les Etats-Unis se retirent justement de l'accord de Paris sous Donald Trump.
Les petits pays réclament aussi le paiement de réparations aux pollueurs historiques, une demande inacceptable pour la plupart des pays riches.
"Le principe cardinal est clair comme de l'eau de roche. Les Etats responsables sont tenus de réparer intégralement le préjudice qu'ils ont causé", a déclaré Margaretha Wewerinke-Singh, du Vanuatu.
Ces Etats exigent également un calendrier pour l'élimination des combustibles fossiles, des compensations monétaires le cas échéant ainsi que la reconnaissance des torts passés.
"Bien que responsable de moins de 0,01% des émissions de gaz à effet de serre, sur la trajectoire actuelle des émissions, Tuvalu disparaîtra complètement sous les vagues qui clapotent sur nos côtes depuis des millénaires", a déclaré Eselealofa Apinelu, représentant de l'archipel polynésien.
Les avis consultatifs de la CIJ ne sont pas contraignants et les détracteurs affirment que les principaux pollueurs l'ignoreront.
Mais le droit international se construit avec de tels avis, explique à l'AFP Andrew Raine, du département juridique de l'ONU Environnement. "Ils clarifient la manière dont le droit international s'applique à la crise climatique, ce qui a des répercussions sur les tribunaux nationaux, les processus législatifs et les débats publics."
C.Cassis--PC