-
Andy Burnham, le "roi du Nord" à la conquête de Downing Street
-
En Suède, les scandales glissent sur le Premier ministre avant les élections
-
Mondial-2026 : après les violences xénophobes en Afrique du Sud, les Africains boudent les Bafana Bafana
-
Les Bourses européennes portées par des mouvements contraires
-
Adaptation à la terre ferme: des fossiles chamboulent les théories
-
Meurtre de Lyhanna: la collégienne a été violée, révèle l'autopsie
-
Chez France Travail, l'IA s'installe, pour les agents et les demandeurs d'emploi
-
Un robot avec sourcils et mains, à la rencontre des patients dans un hôpital italien
-
Top 14: Toulouse, l'ombre d'un doute avant la demi-finale contre le Racing 92
-
Athlétisme: à Doha, Tinch veut répondre à Tharp sur 110 m haies
-
Les principales réformes économiques annoncées à Cuba
-
"Toilette de chat": les refuges en montagne inquiets pour leur ressource en eau
-
Accord USA-Iran: report des négociations prévues en Suisse
-
Un Sud-Coréen accablé par la douleur se bat pour le droit de mourir
-
Chili : après 100 jours au pouvoir, le président Kast ajuste ses ambitions
-
Cosmétiques: beauté et intelligence artificielle, l'heure des noces
-
Thaïlande: 18 mois de prison pour un commentaire Facebook sur la monarchie
-
A Chicago, Obama entouré de trois anciens présidents pour l'inauguration de son musée
-
Robotique: les start-up européennes se battent pour exister face aux mastodontes chinois
-
Ebola en RDC: une épidémie sans vaccin, des groupes armés et une défiance populaire
-
Royaume-Uni: le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Le travailliste Andy Burnham facilement élu député, en position de défier Starmer
-
Khamenei approuve l'accord avec Washington, incertitude sur le début des pourparlers
-
"Dernier voyage": les Etats-Unis disent au revoir à Air Force One, en attendant un modèle qatari
-
La justice se prononce sur le renvoi en procès pour viol du footballeur Achraf Hakimi
-
Colombie: accord de paix avec le gouvernement Petro, une centaine de guérilleros déposent les armes
-
Face à la déferlante chinoise, les Européens cherchent la parade
-
Mondial-2026: la Suisse cartonne et se relance, le deuxième round est lancé
-
Cuba annonce un virage économique historique
-
A la gare de l'Est à Paris, des centaines de voyageurs dans l'attente et la chaleur à cause d'une panne électrique
-
Mondial-2026: la Suisse se réveille sur la fin et écrase la Bosnie 4-1
-
Scandale financier au Brésil : un sénateur proche de Lula perquisitionné
-
La quarantaine levée pour presque tous les passagers du navire touché par l'hantavirus
-
Marchés mondiaux: les Bourses saluent l'accord Iran-USA, le pétrole hésite
-
Wall Street clôture en hausse, soulagée par la signature de l'accord Iran-USA
-
TF1 se déploie sur Netflix et met l'accent sur les fictions
-
Khamenei dit avoir approuvé l'accord avec Washington malgré des réserves, levée du blocus naval américain
-
La SNCF annonce une reprise progressive du trafic ferroviaire gare de l'Est après une panne d'électricité
-
Une "montagne de lumière", emblème choisi pour incarner les Alpes 2030
-
Mondial-2026: après une incertitude pour son visa, l'Ivoirien Wahi pourra jouer contre l'Allemagne
-
Les Etats-Unis lèvent leur blocus naval contre l'Iran
-
Paris: Panne d'électricité sur le réseau au départ de la gare de l'Est, le trafic interrompu jusqu'à 22H00, annonce SNCF Gares et Connexions
-
Tour de Suisse: Romain Grégoire redonne "des couleurs" à Groupama-FDJ
-
La Bourse de Paris termine en hausse, après une nouvelle baisse du pétrole
-
Les plus riches ont un poids "considérable" sur la destruction de la nature, montre une étude
-
Drones, robots, IA: l'Ukraine impose ses leçons de guerre à Eurosatory
-
A VivaTech, la "start-up nation" fait le bilan des années Macron
-
Nigeria: la star de l'afrobeats Davido au cœur d'une polémique en ligne après l'enlèvement d'élèves
-
Antibiorésistance: le CHU de Lyon, premier Français autorisé à produire des bactériophages
-
Protection des dauphins: nouvelle période sans pêche dans le golfe de Gascogne en 2027
Trump tente de "saper le consensus" mondial sur le climat, juge l'ex-émissaire américain
Le recul climatique du président américain Donald Trump a non seulement un impact aux Etats-Unis mais "entraîne le monde dans la mauvaise direction", estime dans un entretien à l'AFP John Podesta, l'ancien émissaire pour le climat de son prédécesseur démocrate Joe Biden.
John Podesta a témoigné mardi dans le Montana lors d'un procès fédéral intenté par des jeunes plaignants contre l'administration Trump, accusée de bafouer leurs droits en promouvant le pétrole et le gaz par une série de décrets.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, l'administration Trump s'efforce aussi de promouvoir gaz et pétrole en dehors des Etats-Unis, qu'il s'agisse d'intégrer l'achat de gaz naturel liquéfié (GNL) dans les accords commerciaux ou de faire pression sur des organismes internationaux tels que l'Agence internationale de l'énergie.
John Podesta a parlé à l'AFP dans le Montana, en marge des audiences fédérales, de l'abandon par les Etats-Unis de leur rôle de leader mondial et des conséquences pour la planète, à moins de deux mois de la conférence annuelle de l'ONU sur le climat, la COP30, au Brésil.
Q: Comment analysez-vous la politique internationale climatique de l'administration Trump?
R: Lors du premier mandat, ils avaient décidé d'abandonner leur rôle de locomotive. Maintenant, ils essayent d'entraîner le monde dans la mauvaise direction. Dans les forums internationaux, ils s'efforcent d'empêcher toute action en faveur du climat. Dans les relations bilatérales, ils encouragent l'utilisation des combustibles fossiles. Et dans les forums multilatéraux, ils affichent leur mépris pour toute action commune.
Q: Il a été rapporté qu'ils pourraient essayer d'affaiblir le consensus de l'ONU sur le changement climatique. Quels effets cela aurait-il?
R: Ils feront tout pour faire pencher la balance vers les énergies fossiles. Le raisonnement consistant à s'en prendre à la recherche scientifique aux Etats-Unis finira par saper le consensus scientifique à l'étranger. Parviendront-ils réellement à changer la dynamique au sein du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), surtout qu'ils privent le Giec de ressources et interdisent aux scientifiques fédéraux américains de participer à des études? Je ne pense pas qu'ils auront beaucoup d'impact sur la production globale de travaux scientifiques évalués par les pairs, mais ils sèmeront un peu le désordre en cours de route.
Q: Comment cela affecte-t-il la place des Etats-Unis dans le monde, en particulier face à la Chine qui veut dominer les énergies propres?
R: Il est clair que cela réduit le sentiment de solidarité que nous avons avec les pays autres que la Chine. Si nous sommes en concurrence avec la Chine pour le leadership mondial, nous nous alignons sur la Russie et l'Arabie saoudite plutôt que sur nos alliés naturels en Europe, en Amérique latine et en Asie. Du point de vue de la sécurité, c'est une terrible erreur.
Q: Quelles seront les conséquences de tout cela pour les négociations de la COP30?
R: On verra ce qui se passe (au Brésil) et après. Il existe toujours un fort consensus mondial pour aller de l'avant, mais avec les Etats-Unis non seulement absents du leadership mais jouant un rôle révisionniste, des pays comme l'Arabie saoudite et la Russie qui veulent réduire les ambitions ont désormais un allié de poids.
Q: Selon vous, qu'est-ce qui motive l'administration Trump?
R: C'est une tentative de transformer l'énergie propre en enjeu des guerres culturelles tout en ignorant les réalités économiques de la transition, et sa loyauté envers les intérêts de l'industrie fossile qui ont financé son ascension. Mais c'est surtout une question de politique culturelle: tant qu'il (Donald Trump, ndlr) pensera que cela lui est profitable, il continuera dans cette voie.
A.Motta--PC