-
Bourses: Apple et Microsoft jettent un nouveau froid sur les valeurs de la tech
-
Canicule: Édouard Geffray "ne regrette pas" d'avoir maintenu le brevet vendredi
-
F1: Verstappen veut "rester" chez Red Bull, martèle son directeur Mekies
-
WTA 500 de Bad Homburg: première finale sur gazon pour Osaka juste avant Wimbledon
-
Médicaments non utilisés: un Français sur dix les jette encore à la poubelle
-
Championnats de France de cyclisme: Godon pour rempiler, Grégoire pour une revanche
-
Loukachenko sera toujours une menace pour l'Ukraine, selon l'opposante bélarusse Tikhanovskaïa
-
Séisme au Venezuela : une mère fouille dans les décombres, à la recherche de son fils disparu
-
Sous l'effet de la chaleur, les glaciers risquent une "très forte perte", alerte un glaciologue suisse
-
Golfe de Gascogne: la justice exige de l'Etat "un plan national d'actions" pour protéger les cétacés
-
Prison à vie pour l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Magdebourg
-
Epidémie d'Ebola en RDC: 304 morts et 1.115 cas, selon un dernier bilan
-
Une jeune lynx relâchée dans le massif des Vosges, une "première"
-
Wall Street ouvre en baisse, la tech de nouveau sous pression
-
Les Bourses mondiales lestées par les doutes sur la tech
-
Dans un bidonville italien, des travailleurs à bout de forces sous la chaleur
-
La Crimée placée en "situation d'urgence" après les attaques ukrainiennes
-
Japon: deux morts à Taïwan dans les inondations à l'approche de deux tempêtes tropicales
-
A Abidjan, pas question de se priver de la climatisation
-
"C'est de la survie": dans Paris écrasée par la canicule, une éprouvante quête de fraîcheur
-
Buckingham boudé par le roi: Charles ne s'installera pas dans le célèbre palais
-
Le procès en appel de Stéphane Plaza pour violences conjugales s'est ouvert à Paris
-
Mondial-2026: la France et l'Espagne pour compléter l'affiche des 16e
-
Wimbledon: Serena Williams défiera Maya Joint pour son grand retour en simple
-
Coup de chaleur, déshydratation, décompensation: les maux du chaud
-
Canicule en Europe: l'ONU juge "possible" qu'il s'agisse d'une vague de chaleur record
-
En RDC, des mines géantes et une course mondiale aux minerais critiques
-
La CFDT adopte sa feuille de route pour les quatre ans à venir
-
L'UE ouvre une enquête contre Sanofi, soupçonné d'entrave à la concurrence
-
Un parc japonais aux "singes des neiges" va limiter ses visiteurs après une surfréquentation et des incivilités
-
L'Europe étouffée par la canicule, l'Allemagne en alerte à la chaleur extrême
-
L'exécution du budget 2026 "va être compliquée", estime Roland Lescure
-
L'AIEA plaide pour une vérification nucléaire "très poussée" en Iran
-
Cybersécurité: l'Insee visée par une attaque informatique, 12.800 personnes affectées
-
Birmanie: plus de 500 millions de dollars de drogues incinérés
-
Le pape appelle à "résoudre les conflits en tant qu’êtres humains et non comme des bêtes"
-
La Nouvelle-Zélande prédit une présence militaire chinoise "persistante" dans le Pacifique
-
Corée du Sud: l'ex-Première dame Kim Keon Hee condamnée à 7 ans de prison pour corruption
-
La Bourse de Paris prudente face à la défiance sur la tech
-
Privées d'alpages français à cause de la dermatose, les vaches suisses étouffent en plaine
-
L'UE veut renouveler le statut des réfugiés ukrainiens, mais le refusera aux hommes en âge de combattre
-
Les Bourses mondiales reculent face au regain de doutes sur la tech
-
"Le feu ne s'est jamais éteint pour nous": la douleur des victimes d'incendies en Grèce
-
Athlétisme: "profiter" et "aller le plus vite possible", l'été sans pression de Noah Lyles
-
Dans les zoos, les animaux "équipés" pour supporter la canicule
-
Dans les serres de tomates, ouvriers et bourdons à l'épreuve de la canicule
-
Canicules extrêmes, sécheresses intenses: une pépinière expérimentale prépare la forêt de demain
-
努莎·奧貝爾與迪特馬爾·沃伊德克 波茨坦如何辜負一名重度殘障幼兒
-
Contre la Russie et pour leur droits, le double front des soldats LGBT+ ukrainiens
-
Нуша Аубель и Дитмар Войдке: как Потсдам бросает на произвол судьбы малыша с тяжелой формой инвалидности
Sur le littoral aquitain, mesurer l'érosion côtière pour mieux s'y adapter
Chaque printemps, ils arpentent plages, dunes et falaises avec leurs outils de mesure: les techniciens de l'Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine cartographient le recul du trait de côte, qui menace habitations et activités économiques, pour aider à définir des stratégies d'aménagement.
Voilà vingt ans que les données sont collectées d'avril à juin, à partir de "transects", des lignes virtuelles perpendiculaires au littoral, qui permettent d'évaluer l'évolution du stock de sable, mais aussi celle des dunes et des falaises, au moyen d'un GPS à la précision centimétrique.
De l'embouchure de la Gironde, au nord, jusqu'à la frontière espagnole au Pays basque, au sud, 185 profils sont ainsi dressés après avoir été malmenés par les tempêtes hivernales.
"L'aléa naturel, c'est l'érosion ou la submersion marine, et l'enjeu, c'est la maison qui va se trouver au-dessus de la plage: les deux associés constituent le risque", explique Lisa Martins, ingénieure en risques côtiers pour le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), associé à l'Office national des forêts au sein de l'Observatoire.
Ce travail vise notamment à éclairer les décideurs publics sur leurs stratégies d'aménagement d'un territoire sur lequel 6.000 logements pourraient être menacés par l'érosion côtière, à l'horizon 2050.
Ainsi, le BRGM est associé à différents travaux en cours, à l'instar de celui mené à Bidart, au Pays basque, autour d'un golf à flanc de falaise dont une partie du parcours doit être relocalisé. Ou encore, d'un projet d'aménagement à Saint-Jean-de-Luz, qui doit, dans les prochaines années, renaturer une partie de son bord de mer, y reculer des activités économiques et déplacer une station d'épuration.
- Oléron particulièrement menacée -
Avec ses 840 kilomètres de littoral, la Nouvelle-Aquitaine est confrontée à différentes problématiques. Sa côte sableuse, en Gironde et dans les Landes, recule de 1,7 à 2,5 mètres par an. En Charente-Maritime, durant la dernière décennie, la façade ouest de l'île d'Oléron a reculé de 20 mètres par an en moyenne, ce qui en fait le plus fort taux de recul du trait de côte en Europe, selon des chiffres de l'Observatoire.
Pour sa partie rocheuse, au Pays basque, l'évolution se mesure en glissements de terrain et en éboulements. "Le littoral sableux a une résilience que n'a pas la côte rocheuse parce qu'à l'été, la plage peut se recharger en sable, soit de manière naturelle soit par action anthropique des collectivités", souligne Lisa Martins.
D'ici 2100, les experts du GIEC prévoient une hausse du niveau de la mer comprise entre 60cm et 1m. Ce phénomène provoquera une élévation de la limite haute des marées sur les rivages, notamment dans les estuaires. Lors des grandes marées ou de houles fortes, l'impact des vagues sera plus fort sur la côte et renforcera les processus d'érosion et de submersion.
"Il y a aussi un rôle important des précipitations, ajoute l'ingénieure, avec le ruissellement de l'eau qui va s'infiltrer du sommet de la falaise" et la fragiliser.
"On sait aujourd'hui qu'il y aura un impact sur toutes les variables météo comme la houle ou les précipitations, qui vont jouer sur l'intensité et la fréquence des évènements", rappelle Lisa Martins. "Ce qui n'est pas encore connu, c'est l'impact sur l'érosion. Quel effet si les épisodes pluvieux sont plus ou moins intenses, ou plus ou moins nombreux? On n'a pas les réponses."
P.L.Madureira--PC