-
Gims rattrapé par la justice: la star en garde à vue dans une affaire financière
-
Après la condamnation d'Instagram et YouTube, l'espoir des parents de victimes des réseaux sociaux
-
Détroit d'Ormuz: le passage "sûr" proposé par l'Iran est-il juridiquement valable ?
-
La traite des esclaves africains proclamée à l'ONU "plus grave crime contre l'humanité"
-
Protoxyde d'azote détourné: criminaliser l'usage, une "réponse inadaptée", disent des professionnels de santé
-
Protoxyde d'azote détourné: une euphorie éphémère aux conséquences parfois graves
-
Biathlon: "Je ne me fixe aucune limite", assure Eric Perrot à l'AFP
-
Les Bourses européennes clôturent en hausse, rassurées par la baisse du pétrole
-
Les chiens nous accompagnent depuis 16.000 ans
-
Est de la RDC: nouvelle naissance de jumeaux gorilles de montagne
-
AC Schnitzer : Quand les préparateurs cultes se taisent
-
Climat: les plus gros pollueurs laissent une note astronomique, selon une étude
-
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans adoptée en commission au Sénat, le texte modifié
-
Gaz: Meloni annonce une coopération accrue de l'Italie avec Alger
-
Un port russe touché par des drones ukrainiens lors d'une attaque massive de Kiev
-
Matt Brittin, un ancien dirigeant de Google, nommé à la tête de la BBC
-
Ski: avec un sixième gros globe, Mikaela Shiffrin continue d'écrire sa légende
-
Après les municipales, la présidentielle: les remous continuent à droite et à gauche
-
Le Hezbollah refuse toute négociation "sous le feu" avec Israël
-
Foot: France-Brésil, une affiche de prestige comme un avant-goût de Coupe du monde
-
Wall Street rassurée par la détente des prix du pétrole
-
Travail dissimulé: Foodora plaide coupable et échappe à un procès au pénal
-
Ski: Mikaela Shiffrin remporte le classement général de la Coupe du monde pour la 6e fois
-
Décharges sauvages: les microplastiques au coeur des débats du procès Nestlé
-
Le Sri Lanka mercredi au ralenti pour économiser sa précieuse énergie
-
Deux hommes arrêtés en lien avec l'attaque à Londres contre des ambulances de la communauté juive
-
L'Iran et Israël échangent des frappes, tractations en coulisses au Moyen-Orient
-
Dans un paysage politique très morcelé, le Danemark se cherche un gouvernement
-
Exposition au cadmium: l'alimentation cause principale, priorité à la décontamination des sols agricoles
-
Tourisme, agriculture, luxe, ...: les secteurs les plus touchés par la guerre au Moyen-Orient
-
Le Hezbollah revendique des attaques contre les troupes israéliennes, nouveaux raids israéliens contre le sud du Liban
-
Le président bélarusse en Corée du Nord pour sa première visite officielle
-
Maybach : Entre splendeur et tournant
-
En Ukraine, la guerre en Iran suscite une ruée vers l'or, version drones
-
Pourquoi l'or et l'argent ont chuté avec la guerre
-
Avec l'IA, les cyberattaques toujours plus efficaces et coûteuses, selon une étude
-
Avec l'IA, les cyberattaques toujours plus efficaces et coûteuses (étude)
-
La Bourse de Paris en nette hausse avec les espoirs de fin de guerre au Moyen-Orient
-
Le coût des pique-niques sous les cerisiers en fleurs au Japon a augmenté de 25% depuis 2020, selon un économiste
-
Le transporteur maritime chinois Cosco annonce une reprise partielle des réservations de fret vers le Golfe
-
Liban: "assiégés" par Israël, les derniers habitants de Tyr résistent
-
La BCE dispose d'un "éventail d'options" face au choc énergétique, dit Lagarde
-
Finies les vidéos divertissantes de Sora, OpenAI se recentre sur des outils professionnels
-
A Manille, les conducteurs de minibus en peine face à la flambée du diesel
-
La guerre au Moyen-Orient scelle le rapprochement entre la tech et l'armée américaine
-
Recycler les couches: le Japon veut en remettre une couche
-
À Mayotte, le conflit au Moyen-Orient inquiète les commerçants qui se fournissent à Dubaï
-
Nouvelles attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
Au Kosovo, la quête des disparus dans l'espoir ténu de pouvoir fleurir une tombe
-
Le calvaire "le plus inhumain" des esclaves africains en quête de justice à l'ONU
Sur la façade atlantique, les petites fourmis du surcyclage du plastique voudraient sauver l'océan
Des déchets dans votre salon ? De plus en plus d'associations ou d'artisans locaux se lancent dans la conception d'objets de décoration ou de pièces de mobilier design en "surcyclant" des déchets plastiques, dans l'espoir de retirer une goutte de plastique de l'océan.
"La Plastiquerie" à Bordeaux, "Resak" au Pays Basque, "Rehab" à Concarneau: sur la façade atlantique française, une myriade d'associations s'activent pour récupérer et transformer des déchets plastiques.
Une activité d'autant plus urgente que la France est en retard: elle ne recycle que 26% de ses plastiques, dont 24,5% des emballages plastiques. Or l'objectif fixé par le Pacte vert européen est de parvenir à 55% de recyclage des emballages plastiques en 2030.
A Concarneau, "on récupère de vieilles sacoches de pompiers", explique Nicolas Voisard, qui a fondé Rehab en 2019. Cet ancien étudiant en sciences des matériaux a travaillé deux ans dans le design à Paris, puis le jeune surfeur, amoureux de l'océan, a voulu "faire quelque chose de plus près de ses valeurs".
Pour les outils - broyeurs, extrudeurs -, il s'est inspiré des modèles et des plans publiés en accès libre par la communauté "", lancée en 2013 par un designer néerlandais.
A partir des déchets, Rehab produit des panneaux design "inspirés des céramiques tachées avec effet terrazzo". Les architectes d'intérieur les utilisent pour des crédences de cuisine.
"Nos produits sont 100% recyclables", précise le jeune homme, soutenu par la Fondation de la mer.
- "Convaincre" -
Toutes ces associations veulent "montrer qu'il est possible de transformer des déchets en objets beaux et design", souligne l'entrepreneur breton Didier Tabary, fondateur du groupe Kresk (laboratoires cosmétiques SVR, Lazartigue..), qui a pris en charge la commercialisation en ligne des objets ainsi produits.
En 2023, les 33 associations soutenues par la Fondation de la mer en France et en Afrique ont "valorisé au total 630 tonnes de plastique dont 600 tonnes venant d'Afrique", précise Muriel Barrou, responsable du pôle "protection de l'océan" à la Fondation.
Soit une minuscule goutte dans le gigantesque océan de plastique mondial: la production de plastiques sur la planète a été multipliée par 230 par rapport aux années 1950, alors que la population mondiale a triplé dans le même temps, admet-elle, convaincue néanmoins que son travail de fourmi doit se poursuivre.
"Nous nous concentrons sur les plastiques pour lesquels il n'existe pas de solution industrielle de recyclage", abonde Lila Costes, fondatrice de l'association Resak à Anglet au Pays Basque, les déchets qui n'arrivent jamais dans les poubelles jaunes, souvent voués à l'enfouissement, et les chutes de production d'industriels locaux.
Elle a des accords avec une filiale du groupe Vinci spécialisée dans la signalétique pour recycler des cales en polyéthylène blanc utilisées sur les rouleaux de câble.
Avec deux salariés et quatre bénévoles, l'association a recyclé 3 tonnes de déchets en 2023 et prévoit d'arriver à 10 tonnes "d'ici trois ou quatre ans".
Elle a surtout sensibilisé plus d'un millier de personnes. "Au final, notre but c'est de convaincre les gens d'arrêter d'utiliser le plastique", explique Lila Costes.
- "Refuser d'acheter" -
Les industriels en partenariat avec Resak doivent d'ailleurs s'engager à réduire leur propre consommation.
L'association a arrêté sa collaboration avec une filiale de Suez chargée de l'analyse de la qualité des eaux, qui utilise un flacon en plastique par plage et par jour, car cette dernière ne cherchait pas à réduire le nombre de flacons. Et l'eau de mer abimait leurs machines.
La jeune ingénieure sait de quoi elle parle après sept ans comme salariée à la conception des emballages d'un géant international de l'agroalimentaire dont elle a démissionné en 2022.
"Cela m'a rendue folle d'entendre le discours sur la diminution de l'épaisseur des pots de yaourt venant des fabricants alors qu'en réalité, on en vend toujours plus".
Pour son association, elle a opté pour une "approche locale ciblée" qui ne fait pas voyager les déchets: à Anglet, elle travaille avec un fabricant de planches de surf en polystyrène alvéolé.
Avec les chutes, elle fabrique des tables basses, tabourets ou pieds de lampe recyclables, aux noms marins comme "Ecume" ou "Lagon".
C.Amaral--PC