-
Face aux accusations, Thélyson Orélien pointe une volonté de le "faire taire"
-
Newsom: la présidence Trump "telle que nous la connaissons" s'arrêtera après les élections de novembre
-
Mexique: forte houle dans le sud-ouest au passage de l'ouragan Polo
-
Les Bourses européennes plombées par la hausse du pétrole et des taux
-
Des centaines de manifestants à Caracas pour demander le retour de la prix Nobel Machado au Venezuela
-
Les proches de Dolly Parton se déchirent en justice sur sa succession
-
Auchan veut vendre 17 supermarchés à Lidl, dernière étape d'une mue inédite
-
La paix entre la Chine et les Etats-Unis prônée par Xi et Trump à la Maison Blanche
-
"Fichez-moi la paix!": à son procès, journée de tensions entre Dati et les parties civiles
-
Gaza en proie à "la plus grave crise économique jamais observée" dans le monde, selon l'ONU
-
Hôpital: les représentants d'anesthésistes veulent "interdire le travail plus de 16H consécutives"
-
Euro de volley: Antoine Brizard, capitaine reposé
-
Les marchés mondiaux sous pression face à la hausse des taux et du pétrole
-
Crise des carburants et menace russe au menu de l'interview de Macron à 20H00
-
Xi reçu avec faste par Trump à la Maison Blanche
-
Des Playmobil géants s'exposent à Drouot, avant une vente aux enchères inédite
-
Concilier sécurité économique et investissements étrangers, l'exercice d'équilibriste de Bercy
-
Wall Street ouvre en baisse, plombée par les taux obligataires et le pétrole
-
Natation: la pépite chinoise Yu Zidi, 13 ans, prête à faire sensation aux JO de Los Angeles 2028
-
Italie: l'Udinese relance Alaba, sans club depuis son départ du Real Madrid
-
La capitale pakistanaise se barricade avant une manifestation de l'opposition
-
Changement climatique : le pape appelle à passer de la "réponse d'urgence" à la "prévention"
-
Ukraine: au moins huit morts dans de nouvelles attaques russes
-
Vente de SFR: les salariés appelés à la grève jeudi après-midi
-
Maricarmen, expulsée à 87 ans de son appartement à Madrid, visage de la crise du logement
-
Cisjordanie: l'ambassadeur israélien s'en prend à la France, son fils toujours "en danger"
-
La bataille sur la définition du "Made in Europe" relancée
-
Route du Rhum: une nuit sur l'Ultim de Le Cléac'h en "répétition"
-
Agriculture : un insecte invasif repéré en Hongrie et pour la première fois dans l'UE
-
Face à la sécheresse, un village de Chartreuse en mode "survie"
-
Ethiopie: les autorités rebelles du Tigré se disent "en guerre totale" contre le gouvernement
-
A La Réunion, en "coma circulatoire", le retour d'un projet de train
-
Auchan en passe de céder 17 supermarchés à Lidl
-
Valeo choisit le site de Sainte-Florine en Haute-Loire pour produire ses moteurs de drones
-
Ο Alex Bodi και ο καθηγητής Δρ. Stefan Haupt συμφωνούν σε συνεργασία για μια θρυλική συλλογή έργων τέχνης στη Ρουμανία
-
Natation: le Japonais Shin Ohashi établit un nouveau record du monde du 200 m brasse en 2min04.83
-
Le Pakistan frappe l'Afghanistan dont Kandahar, 4 civils tués selon le gouvernement taliban
-
Alex Bodi och prof. dr Stefan Haupt ingår samarbetsavtal om en legendarisk konstsamling i Rumänien
-
एलेक्स बोडी और प्रो. डॉ. स्टीफन हॉप्ट रोमानिया में एक पौराणिक कला संग्रह पर सहयोग करने के लिए सहमत हुए
-
อเล็กซ์ โบดี และศาสตราจารย์ ดร. สเตฟาน ฮาปท์ ตกลงร่วมมือกันในการจัดตั้งคอลเลกชันศิลปะอันเป็นตำนานในโรมาเนีย
-
Sècheresse et betterave sucrière: quand ce n'est même plus la peine de récolter
-
Alex Bodi ve Prof. Dr. Stefan Haupt, Romanya’daki efsanevi sanat koleksiyonu için işbirliği anlaşması imzaladı
-
Alex Bodi a prof. dr. Stefan Haupt se dohodli na spolupráci na legendární umělecké sbírce v Rumunsku
-
Alex Bodi i prof. dr Stefan Haupt uzgodnili współpracę w sprawie legendarnej kolekcji dzieł sztuki w Rumunii
-
알렉스 보디와 슈테판 하우프트 교수, 루마니아의 전설적인 미술품 컬렉션을 위한 협력 합의
-
Un mois après, ce que l'on sait de la crue meurtrière dans l'Himalaya
-
Au Népal, les rescapés de la crue comptent sur leur Premier ministre, et le monde entier
-
Michelle Bolsonaro trace sa route dans la droite brésilienne
-
Carburants : face à une crise "jamais vue", les stations-service ont le blues
-
Stériliser les chats, mesure clé pour lutter contre les abandons
A Hong Kong, un plan géant de développement urbain grignote villages et marais
Pendant près d'un demi-siècle, la maisonnette de Kwok Hoi-yin, située à la frontière hongkongaise avec la Chine continentale, était entourée d'une multitude d'étangs et de champs verdoyants, qui contrastaient avec les gratte-ciels de la mégapole de Shenzhen, au nord.
Mais ces dernières années, le village centenaire de Ha Wan Tsuen a rétréci, grignoté par des routes et des ponts car préempté pour un futur projet gouvernemental ambitieux d'urbanisation de la zone frontalière, la "Métropole du Nord", qui sera mis en œuvre malgré les inquiétudes des habitants et de militants écologistes.
L'idylle bucolique de M. Kwok, près des plus grands marais de Hong Kong, a disparu depuis longtemps. De sa fenêtre, on ne voit plus qu'un mur de pierres grises, tandis qu'une armée de moustiques émerge de l'eau stagnante sous sa maison sur pilotis.
En septembre, le gouvernement a donné son feu vert pour créer une technopole qui finira par engloutir Ha Wan Tsuen.
"On espère qu'ils ne détruiront pas notre village - c'est notre vœu le plus cher, mais aussi le plus impossible à réaliser", confie M. Kwok, édile de Ha Wan Tsuen depuis dix ans.
"Il nous est impossible de résister au gouvernement - ce serait comme une mante religieuse qui essaierait d'arrêter un char".
- 90% de réticence -
Le projet de "Métropole du Nord", qui vise à renforcer l'intégration économique avec la Chine, devrait permettre de loger près de 2,5 millions de personnes et d'urbaniser 30.000 hectares de terres, selon le gouvernement, ce qui équivaut à un tiers du territoire hongkongais.
Au cœur de ce projet, verra le jour la technopole de San Tin, un centre pour l'innovation et les technologies, qui doit créer un tiers des 500.000 nouveaux emplois promis par l'ensemble du projet, selon le gouvernement.
Mais les habitants comme M. Kwok on eu peu d'occasions de transmettre leurs préoccupations directement au gouvernement.
Au cours de la dernière audition publique organisée par le Town Planning Board (conseil d'urbanisme) cet été, 90% des 1.600 habitants participant se sont opposés au projet, ce qui n'a pas empêché le même comité de lui donner son feu vert.
Aucun plan de départ des lieux ni de compensation n'a été mis en place pour le moment à Ha Wan Tsuen et les inquiétudes quant à l'impact environnemental du projet ont été balayé par le gouvernement.
La technopole se développera sur une zone de marais protégée, reconnue par l'UNESCO depuis 1995.
Même le gouvernement de Hong Kong a désigné la zone autour de ces marais, qui correspond à 2.600 hectares d'étangs, de rivières et de marécages, comme une zone tampon et de conservation, afin de limiter le développement et préserver l'écosystème.
- Un parc en guise de "compensation" -
Pourtant, la technopole se développera sur 240 hectares de ce territoire, a admis le gouvernement.
"Sur les 30 dernières années il n'y a pas eu de projet de développement à Hong Kong susceptible d'endommager les marais à ce point", affirme Wong Suet-mei, une responsable de la conservation à la Société Hongkongaise de conservation des oiseaux.
Le gouvernement juge lui que la plupart des marais qui seront affectés ont déjà changé au point de ne plus être reconnaissables.
Un parc de protection des marais va être mis en place en guise de "compensation", ainsi que d'autres mesures comme maintenir un chemin de vol de 300 mètres pour les oiseaux.
"Sur la base de l'expérience acquise en matière de compensation écologique dans le cadre d'autres projets de développement, nous sommes convaincus que le nombre d'oiseaux se maintiendra au niveau actuel, voire augmentera", a déclaré le Bureau du développement à l'AFP.
Mais Chan Kwok-sun, un pisciculteur dont les étangs sont destinés à être avalés par la technopole doute de ces affirmations: "Personne ne peut élever des poissons quand il n'y a plus d'étangs, aucun oiseau ne viendra s'il n'y a plus de poissons", a déclaré M. Chan à l'AFP.
Pourtant, ce fermier de 74 ans se réjouit de ce plan de développement. Il a pu observer le développement rapide de Shenzhen, passée de "l'obscurité pure, comme à l'époque préhistorique", à une "montagne de gratte-ciels".
Malgré tout, il restera auprès de ses étangs le plus longtemps possible.
"Je vis une vie sans entraves (...) il est difficile de trouver cela ailleurs", dit-il.
R.Veloso--PC