-
Marylise Léon, le réformisme radical conforté à la tête de la CFDT
-
Chantre du made in France, Le Slip français prépare son entrée en Bourse
-
Marylise Léon reconduite à la tête de la CFDT pour un mandat de quatre ans
-
Moissons nocturnes, risque de feu: coup de chaud dans les champs
-
La France a-t-elle tiré toutes les leçons de la canicule historique de 2003?
-
Mondial-2026: la Norvège d'Haaland, un gros test pour la défense des Bleus
-
La vigilance rouge canicule à son pic jeudi, l'impact sanitaire redouté
-
La canicule, un ennemi sournois pour les chiens et les chats
-
Le président sud-africain promet une réponse ferme face aux violences xénophobes
-
La Cour suprême américaine lève une protection juridique contre l'expulsion de 350.000 Haïtiens
-
Accablés de chaleur, des Italiens trouvent refuge dans les anciens "trulli" en pierre
-
Pologne et Ukraine jouent l'apaisement à une conférence clé sur la reconstruction
-
TotalEnergies sommé par la justice de prendre en compte ses émissions indirectes
-
Macron accueille Meloni sur la Côte d'Azur pour un sommet de la bonne entente
-
A Athènes, 81 ans après, des familles de déportés retrouvent leurs effets personnels
-
La volatilité gagne Wall Street après les résultats de Micron
-
Canicule: le système de soins en gestion de crise, de premiers décès constatés en France
-
Gérard Brémond, fondateur du groupe touristique Pierre & Vacances, est mort à 88 ans
-
Wall Street ouvre en hausse, soulagée par les performances de Micron
-
"Tout s'est effondré": la zone la plus touchée du séisme au Venezuela appelle à l'aide
-
Des salariés de Renault rassemblés contre la fermeture d'un site d'ingénierie dans les Yvelines
-
Les Entrepreneurs (ex-CPME) inaugurent leur nouvelle ère au Parc des Princes
-
Mondial-2026: après le Brésil, au tour des Pays-Bas ?
-
A la conférence sur la reconstruction en Ukraine, Kiev et Varsovie jouent l'apaisement
-
Falaise effondrée à Biarritz: des drones au relais pour retrouver le dernier disparu
-
Canicule: plus de 100 millions d'Européens à plus de 35°C jeudi
-
IBM dévoile une nouvelle technologie qui augmente de 50% la puissance des puces
-
La France arraisonne un cinquième pétrolier de la flotte fantôme russe
-
A Gaza, la "Smile Kitchen Academy" renaît de ses cendres malgré les pénuries
-
Les Etats-Unis ne veulent pas d'un accord avec l'Iran "à n'importe quel prix"
-
Au Cambodge, caméras, micros et IA dévoilent la faune cachée des montagnes
-
Tempête dans le cloud: l'UE veut serrer la vis à Amazon et Microsoft
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts, d'importantes destructions
-
Canicule en France: les acteurs du tourisme s'adaptent, sans craindre de coup de froid sur la fréquentation
-
Présidentielle: Benjamin Duhamel va animer une émission politique le dimanche sur France Inter et France 2
-
Top 14: Montpellier et les rescapés de 2022 en reconquête
-
Falaise effondrée à Biarritz: reprise des recherches du second plongeur enseveli
-
La dette française dépasse les 3.500 milliards d'euros, en pleine préparation du budget 2027
-
Au Kenya, craintes de violences lors de commémorations d'une répression sanglante
-
Au pays du yaourt, les producteurs de lait bulgares perdent pied
-
Canicule: les feux de forêt gagnent de nouveaux territoires
-
Le tube des Spice Girls "Wannabe" fête ses 30 ans, sur fond de rumeurs de retrouvailles
-
Quand un projet d'hôtel de luxe éclaire la guerre des terres en Albanie
-
Auroville ou la fin d'une utopie dans l'Inde de Modi
-
"Antonio!", "Tania!": après les séismes, les Vénézuéliens cherchent leurs proches
-
Australie: l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans a peu d'impact, selon une étude
-
Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés
-
Mondial-2026: entre le Japon, la Suède et les Pays-Bas, une photo finish pour la qualification
-
Rubio poursuit à Bahreïn sa tournée pour rassurer les alliés de Washington dans le Golfe
-
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
Une semaine après le cyclone Chido, les habitants de Mayotte attendent encore de l'aide
"On a soif. On a faim": face à une aide qui arrive au compte-gouttes, les habitants de Mayotte s'impatientent malgré le retour de l'alimentation en eau courante dans le chef-lieu de l'archipel, une semaine après la dévastation semée par le cyclone Chido.
En ce premier jour de week-end, de nombreux habitants font la queue devant les distributeurs de billets ou aux caisses des supermarchés qui commencent à rouvrir. Plusieurs stations-services ont également repris leur activité à travers le territoire.
Si l'aide d'urgence se fait toujours attendre dans plusieurs points de l'archipel, de l'eau a été distribuée à Mamoudzou et de nombreux habitants rentraient chez eux, un pack de bouteilles tenu à bout de bras ou sur la tête, a constaté samedi matin un journaliste de l'AFP.
L'eau est aussi de retour, même si les tours d'eau continuent, la ressource étant rare. Jusqu'au 27 décembre, les foyers de Mamoudzou n'auront accès à l'eau que durant huit heures, deux jours sur trois alors que les températures extérieures dépassent les 30 degrés.
Le président Emmanuel Macron avait promis vendredi soir le raccordement au moins de façon partielle des foyers à l'eau dès samedi, après avoir été confronté pendant deux jours à la détresse des Mahorais.
S'il a assuré auprès de plusieurs médias locaux parer à "l'urgence", le chef de l'Etat a également averti que "pendant des mois, Mayotte ne vivra pas en situation normale".
Sur le plan de l'hébergement d'urgence, l'ONG Acted a indiqué samedi dans un communiqué avoir "affrété un avion-cargo spécial pour acheminer" vers l'archipel "un premier lot de 700 tentes qui devraient être opérationnelles sur le terrain pour le jour de Noël", pour héberger "près de 5.000 personnes (...) dans les territoires les plus détruits".
- "Un sandwich par jour"-
A Mayotte, le bilan provisoire du cyclone s'élève à 35 morts et 2.500 blessés, dont 78 grièvement, selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur.
Mais "il est vraisemblable qu'il y ait beaucoup plus de victimes", a reconnu Emmanuel Macron, rappelant qu'une mission avait été diligentée pour établir un bilan exact.
Au Mozambique, le cyclone a causé la mort de 76 personnes et détruit 62.000 habitations.
Dans le quartier de La Geôle, à Mamoudzou, Shalima a profité samedi de cette première journée d'eau aux pompes publiques pour venir avec d'autres femmes laver son linge sur un parking.
"On a pris tout ce qui a été inondé et on est venus le laver", dit cette commerçante de 30 ans, une grande bassine d'eau propre et une petite pour le lavage à côté d'elle : "Ça fait du bien au moral. Parce que les habits qu'on a là, c'est les mêmes depuis vendredi dernier. La prochaine étape, c'est de pouvoir manger. On nous rapporte un sandwich par jour, mais c'est pas suffisant", dit cette femme qui n'a vu aucun représentant de l'État depuis le cyclone.
Dans ce quartier mixte d'habitat précaire et de maisons en béton, Adjilani Asadi n'a lui non plus vu aucun fonctionnaire en une semaine: "On boit l'eau des citernes mais elle est salée. Il n'y a pas le choix, sinon on va mourir".
Ceux qui habitaient des barraques de tôle ont déjà remonté la leur. À la différence de bidonvilles comme Kawéni, il y a plus d'espace ici et certaines ressemblent à de véritables maisonnées.
"C'est chacun pour soi. Chacun achète son matériel et va reconstruire sa maison", dit un charpentier de 35 ans à l'ouvrage, Ali Zahara.
- Polémique -
"En ordre public, pour le moment les choses sont tout à fait contenues. Les Mahorais ne sont pas engagés dans des actions de violence, de pillage", a souligné samedi auprès de l'AFP le procureur de la République de Mamoudzou Yann Le Bris.
Vendredi, Emmanuel Macron s'était rendu à Tsingoni, commune enclavée de l'ouest de Grande-Terre, l'île principale de l'archipel. Loin de Mamoudzou, les secours, l'eau, l'électricité et la nourriture tardaient toujours à arriver.
"Déjà 80 tonnes d'alimentation et 50 tonnes d'eau ont été distribuées dans neuf communes hier", avait indiqué vendredi le ministre démissionnaire de l'Intérieur Bruno Retailleau, assurant que "tout est mis en place pour permettre de distribuer 600.000 litres d'eau par jour", soit un peu moins de deux litres par personne.
"Si c'était pas la France, vous seriez 10.000 fois plus dans la merde !", avait lancé le président jeudi à la foule en colère, des propos qui lui ont valu de vives critiques de l'opposition à Paris.
Environ un tiers de la population de Mayotte, soit plus de 100.000 habitants, notamment les personnes en situation irrégulière venant des Comores voisines, vivent dans des logements précaires.
"Mettre fin" aux bidonvilles et "supprimer" ces habitats "indignes" et "dangereux", c'est l'un des objectifs de la loi spéciale promise par le président pour "rebâtir" Mayotte. Le Premier ministre François Bayrou a fixé un délai potentiel de deux ans pour cette reconstruction.
F.Carias--PC